Samedi dernier, toute la presse catalane faisait ses choux gras du dernier derby catalan disputé à Montjuich. Dans quelques mois, l'Espanyol emménagera dans son nouveau stade de Cornellà, situé dans la banlieue sud-ouest de Barcelone. Il y aspirait depuis longtemps. Depuis la destruction du vieux stade de Sarria, vendu à des promoteurs immobiliers à la fin des années 90, le deuxième club de la ville n'évoluait plus dans ses murs. Il avait trouvé refuge au Stade olympique qui a accueilli les Jeux en 1992, beaucoup trop vaste pour lui (55.000 places) et surtout entouré par une piste d'athlétisme qui gâche l'ambiance. De grandes bâches publicitaires ont d'ailleurs été tirées sur les gradins derrière les deux buts, pour masquer les vid...

Samedi dernier, toute la presse catalane faisait ses choux gras du dernier derby catalan disputé à Montjuich. Dans quelques mois, l'Espanyol emménagera dans son nouveau stade de Cornellà, situé dans la banlieue sud-ouest de Barcelone. Il y aspirait depuis longtemps. Depuis la destruction du vieux stade de Sarria, vendu à des promoteurs immobiliers à la fin des années 90, le deuxième club de la ville n'évoluait plus dans ses murs. Il avait trouvé refuge au Stade olympique qui a accueilli les Jeux en 1992, beaucoup trop vaste pour lui (55.000 places) et surtout entouré par une piste d'athlétisme qui gâche l'ambiance. De grandes bâches publicitaires ont d'ailleurs été tirées sur les gradins derrière les deux buts, pour masquer les vides dans les tribunes. Le stade de Cornellà sera plus petit (40.000 places) mais aussi plus convivial et plus moderne. En attendant, l'Espanyol a bien débuté le championnat. Il comptait six points sur six après deux rencontres, avant de partager 1-1 contre Getafe puis de s'incliner 2-0 au FC Séville. Samedi, dans un derby qui a dû être interrompu cinq bonnes minutes en raison d'incidents dans les tribunes, il s'est de nouveau incliné 1-2 à la... 97e minute sur un penalty converti par LionelMessi. L'ancien Anderlechtois NicolasPareja, tout auréolé de son titre de champion olympique, y a trouvé sa place. " C'est vraiment un bon transfert ", nous a confié un journaliste local tout étonné lorsque nous lui apprenons qu'au Sporting, c'était plutôt ses compatriotes NicolasFrutos et LucasBiglia qui s'attiraient les faveurs médiatiques. " S'il n'était pas une vedette en Belgique, ici il est en train de le devenir. " Pour preuve : samedi, El MundoDeportivo (l'un des deux quotidiens sportifs catalans) annonçait en première page que Nico (légèrement blessé durant la semaine) serait rétabli pour affronter le puissant voisin, au contraire de SteveFinnan (trois semaines d'absence) et Valdo (six semaines d'absence). " Pour moi, jouer dans la Liga est un rêve qui s'est réalisé ", a confié Pareja. " En outre, le jeu pratiqué en Espagne se rapproche plus de celui pratiqué en Argentine : on joue plus au sol qu'en Belgique, en essayant de soigner la construction. " THIERRY HENRY (31 ans), qui n'est plus titulaire au FC Barcelone (il l'était samedi passé lors du derby parce que PepGuardiola avait voulu ménager SamuelEto'o dans l'optique du match de Ligue des Champions au Shakhtar Donetsk), n'exclut pas la possibilité de changer de club en janvier. SAMUEL ETO'O (27 ans) a atteint le cap des 100 buts pour le compte du FC Barcelone, toutes compétitions confondues. Ses principales victimes ont été le Betis Séville (9 buts), Osasuna et Majorque (7). Mais le but dont il se souviendra toute sa vie est celui inscrit en finale de la Ligue des Champions, en 2006 à Paris contre Arsenal. GIJON, club historique de retour en D1 après dix ans d'absence, fait le dur apprentissage de la Liga : après avoir été étrillé 1-6 par le FC Barcelone, il s'est incliné 7-1 au Real Madrid mercredi passé. Samedi, il accueillait le vice-champion Villarreal et a limité la casse à 0-1. Les Asturiens restent avec zéro point au compteur et un goal-average de 5-20, mais leurs supporters continuent à chanter. CALENDRIER : le hasard du calendrier propose à chaque équipe de rencontrer successivement le FC Barcelone, le Real Madrid et Villarreal. Gijon s'y est frotté la semaine dernière, c'est maintenant au tour de l'Espanyol : après le derby de samedi passé, les Catalans se rendent le week-end prochain au stade Santiago Bernabeu avant de recevoir le sous-marin jaune. MéMÉ TCHITé a été un des meilleurs de son équipe mais cela n'a pas suffi. Tom DeMul (Séville) n'était pas retenu. DANIEL DEVOS