Loués pour un an par Anderlecht, Junior et MartinKolar se sont présentés, un peu gauches, le mercredi vers 11 heures, au stade de Stoke City. Pour Junior, âgé de 22 ans, le chapitre anderlechtois n'est pas clos : il est ici pour retrouver son niveau d'il y a deux ans, après une grave blessure. Il était alors très proche de l'équipe nationale belge mais l'année dernière, le niveau de Mons a parfois semblé trop élevé pour...

Loués pour un an par Anderlecht, Junior et MartinKolar se sont présentés, un peu gauches, le mercredi vers 11 heures, au stade de Stoke City. Pour Junior, âgé de 22 ans, le chapitre anderlechtois n'est pas clos : il est ici pour retrouver son niveau d'il y a deux ans, après une grave blessure. Il était alors très proche de l'équipe nationale belge mais l'année dernière, le niveau de Mons a parfois semblé trop élevé pour ses moyens. Le cas de Kolar est différent : il était sur une voie de garage au Sporting. Agé de 21 ans, il a disputé 40 matches en trois ans mais pas un seul la saison passée, à cause d'une blessure au genou. Ensuite, il est tombé en disgrâce. En l'espace d'un an, Anderlecht a acquis trois remplaçants : FabriceEhret, ChristopheGrégoire et BartGoor. Kolar n'a donc cessé de dégringoler l'échelle. " A l'entraînement, FrankieVercauteren critiquait tout ce que je faisais alors que la moindre passe de Goor lui valait des louanges ", regrette le Tchèque. " Je n'étais pas sélectionné pour les grands matches. Quand j'ai discuté de mon éventuel passage à Stoke City avec JohanBoskamp, on m'a appris que les deux clubs avaient déjà trouvé un terrain d'entente. Je n'avais donc d'autre choix que d'accepter car sinon, je sentais qu'une année difficile m'attendait. J'ai connu les deux côtés de la médaille à Bruxelles. On est gentil avec vous quand vous jouez et prestez, on vous ignore quand vous êtes blessé. Quand vous avez gagné, on vous serre la main dans le vestiaire. Dans le cas contraire, on vient aussi bavarder puis on se réunit dans un coin, en conclave, avant de s'en aller sans avoir serré une seule main. Un jour, j'étais tellement fâché que j'ai lancé mes chaussures sur la porte juste après leur départ ". Il ne manque pas de caractère. Pour lui, Stoke n'est pas un pas en arrière mais un pas de côté. " J'ai entendu parler de l'importance du physique et du rythme dans le football anglais ", poursuit Kolar. " A moi de m'adapter. J'espère y parvenir. Ce sera plus marrant que jouer un an en Réserve ou avec les jeunes. Une fois, à l'entraînement, je me suis fâché sur un jeune parce qu'il ne parvenait pas à bloquer le ballon. û Aies un peu de compassion, Martin, m'a-t-on demandé. J'ai répondu : - Je suis ici pour progresser, pas pour former les talents ".