Vieira, Vieira, oui pour Ribéry qui va arriver devant Casillas... Vas-y mon petit ! Oui ! Le premier but de Ribéry avec l'équipe de France ! ", s'extasiait feu ThierryGilardi au micro de TF1. C'était le 26 juin 2006, à la sortie d'un une-deux avec Patrick Vieira, le bleu des Bleus, dont la première cap tricolore datait exactement d'un mois, égalisait face à l'Espagne en huitièmes de finale de Coupe du Monde. Ribéry avait remis la France sur la voie d'un succès qui allait être matérialisé par deux autres buts inscrits par Patrick Vieira et Zinédine Zidane dans les derniers instants (1-3).
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Vieira, Vieira, oui pour Ribéry qui va arriver devant Casillas... Vas-y mon petit ! Oui ! Le premier but de Ribéry avec l'équipe de France ! ", s'extasiait feu ThierryGilardi au micro de TF1. C'était le 26 juin 2006, à la sortie d'un une-deux avec Patrick Vieira, le bleu des Bleus, dont la première cap tricolore datait exactement d'un mois, égalisait face à l'Espagne en huitièmes de finale de Coupe du Monde. Ribéry avait remis la France sur la voie d'un succès qui allait être matérialisé par deux autres buts inscrits par Patrick Vieira et Zinédine Zidane dans les derniers instants (1-3). Quatre ans plus tard, on prend les mêmes et... on change tout. IkerCasillas est devenu San Iker après le sacre de l'Euro 2008 et est définitivement béatifié après sa grandiose performance en Afrique du Sud. Quant à la Roja, elle est l'incontestable numéro un du foot mondial - elle avait notamment déroulé la passe à 10 au Stade de France (victoire 0-2 en avril dernier) ce qui avait fait dire à Nicolas Anelka, jamais à court de bons mots : " On s'est fait tuer. C'était une D1 contre D4. " Aujourd'hui, Ribéry n'est plus " mon petit " mais rime avec Zahia, proxénétisme, caïd, lascar, racaille, etc. Googlez son nom et ce sont " prostituée " et le prénom de la désormais célèbre " entraîneuse blonde peroxydée " qui apparaissent en premiers lieux. Fini les dribbles, doubles contacts, " fils de Zidane ", dé-sormais Ch'ti Franck s'est arrêté à la case scandale ou judiciaire. Quant aux données sportives, le nouveau sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc, dans un entretien accordé à L'Equipe a tenu à mettre les choses au point : " Concernant Ribéry, les choses ont bien changé. Est-il encore incontournable aujourd'hui ?" Par ces propos, le successeur de Raymond Domenech ne prend aucun risque de se mettre l'opinion publique à dos. Dès l'annonce de l'affaire Zahia, divers sondage ont mis en lumière la lourde chute de popularité de l'enfant de Boulogne-sur-Mer. En 2006, Francky était pourtant l'indiscutable chouchou des Français quand Zidane était hissé au rang d'icône. Aujourd'hui, son surnom, Scarface, évoque plus que sa balafre dans le visage. Son comportement de hors-la-loi commence à évoquer le célèbre film de Brian De Palma. " L'affaire Zahia fut hyper choquante pour toute la France du foot ", explique CherifGhemmour, journaliste à So Foot et chroniqueur fidèle des aléas des Bleus. " Avant cela, il avait gardé l'image du bon père de famille, bon musulman, marié à Wahiba dont toute la France connaissait le prénom. Depuis cet épisode, son côté racaille a resurgi dans les médias. On a rappelé qu'il avait été viré du centre de formation de Lille, que son départ de Metz était intervenu après une bagarre en discothèque ou l'histoire de l'échauffourée avec un supporter marseillais, filmée par les caméras de France 3. Pourtant, sur de nombreux forums, il a plutôt été défendu avec des arguments du type -T out le monde le fait. Cette même solidarité incompréhensible qui a existé après le coup de boule de Zidane à MarcoMaterazzi. Le contexte orgiaque qui fut évoqué après a évidemment rendu la chose de plus en plus indéfendable. " " Aujourd'hui, on fait profil bas. Le mieux, c'est qu'on en parle le moins possible évidemment ", nous avoue Alexandre Wacker, qui s'est occupé du contrat de Ribéry lors de son arrivée au Bayern et qui l'aide dans la gestion de ses affaires courantes. " C'est clair qu'au niveau sponsoring, il va le ressentir mais de toute façon, Franck n'a pas un grand portefeuille de sponsors... " Le hic, c'est que sur le pré ça coince aussi. La dernière Coupe du Monde fut un désastre en termes d'image mais également sportivement. Ribéry a sans cesse sur-joué, le nez collé sur le ballon. " Le fond du problème, c'est l'énorme décalage entre ce que le joueur pense être et ce qu'il est réellement. Pourtant depuis 2008, impossible de sortir un grand match de sa part en équipe de France ", estime Vincent Duluc, chef du service football de L'Equipe. " Il a cette conscience qu'il est un énorme joueur ", poursuit Ghemmour. " Et c'est vrai que lors de ses deux premières années au Bayern, on a assisté à une Ribérymania en Allemagne. On l'appelait Kaiser Franck, il était même applaudi dans quasiment tous les stades de Bundesliga, ce qui est plutôt rare pour un joueur du Bayern. En plus, il faisait sourire les gens avec ses blagues de potache. Sa mégalomanie a atteint son apogée l'été dernier, quand il a été au clash avec son nouveau coach, Louis van Gaal, avec comme objectif le transfert au Real Madrid. Motif selon lui : sa femme avait besoin de soleil.... Et puis tout s'est accéléré, clash avec le club, l'avènement d' Arjen Robben qui lui a volé la vedette, affaire Zahia, suivie très vite de son exclusion face à Lyon en demi-finale de Ligue des Champions qui l'a privé de finale à Madrid. " Pour terminer par un gros fiasco en Bleus. Duluc : " En février 2009, il a publiquement déclaré vouloir être capitaine des Bleus ( NDLR : " Oui, j'ai envie d'être capitaine de l'équipe de France, ce maillot me transcende. "), passant devant des figures plus expérimentés comme Thierry Henry ou William Gallas. Pour s'être exprimé de la sorte, il a agacé logiquement pas mal de coéquipiers. Et puis, il a clairement voulu faire obstacle à l'épanouissement de YoannGourcuff. " Jusqu'à des brimades envers le meneur de jeu bordelais ? " Oui, il a dû le chambrer. Mais le pire c'est que sur le terrain, il a clairement affiché son refus de jouer avec lui. YouriDjorkaeff aussi en son temps ne voulait pas de Zidane. Mais il a dû s'incliner devant le jeu et le caractère de Zizou. Ribéry, le nouveau Zidane ? C'est une vaste blague, il n'a ni les qualités, ni la carrure. " " L'élément catalyseur de sa chute ", poursuit Ghemmour, " c'est d'avoir été adoubé par Zidane pendant le Coupe du Monde en Allemagne et d'avoir voulu s'approprier la passation de pouvoir. Après 2006, progressivement, Ribéry a voulu revendiquer énormément. On pense au capitanat, puis à sa demande de jouer à gauche. Ces revendications en devenaient brutales. Il a profité consciemment du fait que ThierryHenry était au fond du trou pour occuper cette place. Dès que Domenech a cédé lors des matches de préparation à la Coupe du Monde, Ribéry est tombé dans un individualisme forcené. L'étape suivante de sa mégalomanie fut quand il a demandé de jouer au centre derrière Anelka face au Mexique, rangeant Gourcuff sur le banc. Ce qui s'avéra être un fiasco complet. " Comment oublier l'un des plus grands moments cathodique lors de la dernière Coupe du Monde côté francophone, avec la prise en otage du plateau de Téléfoot par Ribéry. " Il m'a sauvé ", sourit Duluc. " Car je ne voulais pas passer mon temps à m'exprimer par rapport à la une de l'Equipe et l'injure d'Anelka à Domenech. Et je dois dire que sur le moment je l'ai trouvé touchant, notamment lorsqu'il a demandé pardon à la France, etc. Mais quand on sait qu'il avait prémédité de faire grève dans les heures qui suivent... On voit le personnage. Il est totalement dépassé par les événements. Ce qui est certain, c'est qu'il est incapable d'endosser le rôle de leader en équipe de France. " " Sur Téléfoot, c'est encore son côté individualiste qui parle ", poursuit Ghemmour. " Ça l'a fait flipper de passer pour le bad boy de l'équipe. Son entourage l'a certainement prévenu de ce qui se passait en France. Il est venu tout simplement sauver sa gueule. " " Sous ses apparences d'innocent, il est toujours à la recherche de plus ", expliquait son ex-agent, Bruno Heiderscheid, avec qui il est en procès. " La seule chose importante à ses yeux est de faire ce qu'il veut, quitte à endormir les supporters partout où il passe. " Ghemmour : " Fondamentalement, c'est un mec instable, indiscipliné. Dans chaque club, il était en crise pendant la préparation, multipliant une indisponibilité chronique, prétextant blessures et exprimant son besoin d'aller voir ailleurs. ""Quand je vois qu'on me traite de caïd de cour de récré, je suis blessé ", dixit un Ribéry larmoyant sur le plateau de Téléfoot. Et pourtant, malgré ses tentatives d'explication, Scarface ne convainc plus personne... Ghemmour : " Quand il arrive en 2006, il est le petit dernier, baptisé Ch'ti Franck. La France voit un mec insouciant, un mec au naturel. " Duluc : " Un mec qui, à 45 ans, continuera à dévisser le couvercle de la salière... "" Je crois aussi que bon nombre de Français sont heureux en 2006 de voir un vraiFrançais quand une majorité des joueurs sont blacks. Aujourd'hui le retour de balancier est énorme ", poursuit Ghemmour. " Ce n'est pas le premier ni le dernier à avoir fait ce genre de choses ( NDLR : affaire Zahia)... ", ironise Wacker, proche de Ribéry. " Aujourd'hui, tout le monde s'acharne sur lui, surtout en France, c'est facile. Ceux qui crient avec les loups devraient se regarder dans la glace. J'ai travaillé avec Justine Henin au niveau marketing et là je peux vous dire que c'est bien plus difficile qu'avec Franck. Je ne vise pas Justine mais son entourage, elle est archi-manipulée ! Franck, tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est un bon type, ça ne sert à rien de le diaboliser. Je le défendrai toujours. C'est vrai qu'il est un peu fou-fou. Comme quand en janvier dernier je l'ai accompagné sur une autoroute allemande et qu'il a poussé l'accélérateur jusqu'à 300 km/h. " " Le côté caillera est malheureusement bien implanté en équipe de France ", contraste Ghemmour. " Quand on voit par exemple, seulement à leur façon de s'exprimer la génération 98, le changement est radical. J'ai des amis issus comme moi de la banlieue qui ont côtoyé de près plusieurs joueurs de l'actuelle génération. Ceux-ci m'ont confirmé avec regret ce côté caillera. La matrice rap blingbling s'est aujourd'hui étendue au foot... "lpar thomas bricmont"Le fond du problème, c'est l'énorme décalage entre ce que le joueur pense être et ce qu'il est réellement." (Duluc, L'Equipe)"J'ai travaillé avec Henin au niveau marketing et là je peux vous dire que son entourage est bien pire que celui de Franck." (Alexandre Wacker, proche de Ribéry)