Samedi, Robert Vande Walle n'était pas content au retour des compétitions de judo, où la dernière Belge, Catherine Jacques, a été éliminée dès son premier combat. Dirk Van Tichelt et Ilse Heylen n'ont pas gagné de médaille non plus. Vande Walle, chef de délégation il y a quatre ans, n'accepte aucune excuse. " Jacques avance qu'elle a eu un mauvais tirage mais désolé, ce sont les Jeux. Pour gagner une médaille, il faut pouvoir battre tout le monde. Elle s'est défendue, sans lancer la moindre attaque. Van Tichelt prétend être en forme mais pourquoi était-il fatigué et n'a-t-il pas récupéré du combat précédent ? Heylen et son épaule ? J'ai eu ça. Quand on retombe mal, c'est fichu. "
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Samedi, Robert Vande Walle n'était pas content au retour des compétitions de judo, où la dernière Belge, Catherine Jacques, a été éliminée dès son premier combat. Dirk Van Tichelt et Ilse Heylen n'ont pas gagné de médaille non plus. Vande Walle, chef de délégation il y a quatre ans, n'accepte aucune excuse. " Jacques avance qu'elle a eu un mauvais tirage mais désolé, ce sont les Jeux. Pour gagner une médaille, il faut pouvoir battre tout le monde. Elle s'est défendue, sans lancer la moindre attaque. Van Tichelt prétend être en forme mais pourquoi était-il fatigué et n'a-t-il pas récupéré du combat précédent ? Heylen et son épaule ? J'ai eu ça. Quand on retombe mal, c'est fichu. " Van de Walle a sorti le judo belge du néant. A Athènes, la Belgique était 12e avec dix médailles au classement de tous les temps. Les trois Belges étaient ambitieux, en s'envolant pour Pékin. Van Tichelt a échoué de peu. Battu par le futur médaillé d'or au premier combat, il n'avait pas assez récupéré lors du match pour le bronze : " Maintenir l'adversaire au sol si longtemps coûte de l'énergie. " Les observateurs lui prédisaient le succès à Londres. Son titre européen a relevé l'attente, avec la complicité de l'intéressé, qui déclarait : " Participer à ces Jeux-ci pour apprendre, c'est de la foutaise. "Gella Vandecaveye était présente, invitée par un sponsor. Depuis ses débuts à Barcelone 1992, c'étaient les premiers JO auxquels elle ne participait pas activement. Elle le soutient : les trois judokas envoyés étaient les meilleurs du moment. Côté francophone, nul ne s'était imposé. Elle croit fermement en Van Tichelt, pour l'avenir : " Dirk a un instinct de killer, il combat avec passion. " Il est issu de l'école de sport de haut niveau, les deux autres judokas émargent à l'ancienne génération. " Ilse et Catherine ont toujours été dans notre ombre. Elles s'épanouissent. Ilse est devenue une judokate très différente, qui travaille avec sa tête et son corps. Elle a acquis de l'assurance et a progressé grâce à son travail et à sa relation avec Olivier Berghmans. Avant, elle était moins bien suivie. " Elle pèse ses mots à l'égard de Catherine Jacques : " Il faut s'attendre à tout avec elle. Elle recèle beaucoup de possibilités. " Les relations entre la génération en or et le duo Jacques -Heylen sont tendues. Quand, pendant les entretiens de préparation des JO, les noms de Jean-Marie Dedecker et Vandecaveye sont tombés, Jacques et Heylen ont réagi : " Que disent-ils de nous ?" Plus tard, Danny Belmans, le coach de Jacques et de Van Tichelt, a traité Vandecaveye, son successeur comme coach des élites flamandes, de facteur dérangeant. Heylen (31 ans) émarge à l'élite belge depuis 1997. " Je n'étais que la numéro deux, la sparring-partner d' Ann Simons et Inge Clement. J'aurais émergé plus vite si Dedecker m'avait mieux encadrée à l'époque. J'avais peur de lui. Il était le dieu et moi une gamine. Le courant est mieux passé avec son successeur, Sasha Iatskevitch. J'ai immédiatement progressé. " Et gagné une médaille à Athènes. " J'étais surprise mais pas mon entourage, qui m'avait vue progresser. " Heylen espérait que son épaule, opérée immédiatement après les Jeux, tiendrait. Las, elle a quitté le tatami en pleurant, après un dernier combat qui n'en était pas un. Au début, elle semblait affûtée. Jusqu'à sa blessure à l'épaule. Elle va réfléchir à son avenir dans les prochains mois. Si elle concourt encore, ce sera dans une catégorie de poids supérieure : perdre deux kilos et demi avant chaque compétition lui a coûté trop d'énergie ces dernières années. Elle s'astreint à une diète de biscottes et de miel. " Je concours peu parce que je dois chaque fois maigrir. " Elle ne pouvait changer de catégorie pour les Jeux : " Il faut un an ou deux. "Vandecaveye sait ce qu'elle va lire, de retour au pays : " Le judo est dans le trou. " Elle rétorque : " On pourrait aussi dire qu'on a à nouveau un champion d'Europe, Van Tichelt. Le judo n'est pas un sport mesurable. Comme la boxe, il se déroule par KO. Le meilleur ne gagne pas toujours. Il arrive que quelqu'un qui s'est préparé à 90 % soit sur le podium et pas celui qui était à 110 %. Il faut être très ambitieux dans un tel tournoi. L'ambition dépend des résultats. "Tout le monde n'apprécie pas son approche. Quand elle a mis fin à sa carrière active, Jacques Martens, vice-président de la Ligue flamande de judo, dont il est maintenant président, lui a demandé de faire le ménage : " Durant mes quatre dernières saisons, les structures s'étaient dégradées et cela s'est aggravé pendant mes deux ans d'absence. " En décembre 2006, à peine engagée, elle a dû se glisser dans la peau d'un manager de crise. " Il y avait des disputes. Chacun faisait ce qu'il voulait de son côté. Nous avons de nouveau une structure, des entraînements nationaux. La Wallonie n'en est pas encore là : trop de gens tirent la corde vers eux. "Elle définit la structure, dirige l'administration et les finances. " J'ai appris qu'il ne m'était pas possible de m'occuper de tout. Je ne peux dispenser les entraînements nationaux, tenir les finances à l'£il et veiller à la relève. Je me suis entourée d'un team de coaches. Mon travail n'est pas vraiment visible pour le grand public ni mesurable en médailles. Le judo belge est en période de basse conjoncture. De la génération en or, il ne reste qu'Ilse et Catherine. L'entourage a changé aussi : Dedecker et Iatskevitch sont partis. J'aurais souhaité conserver Sasha mais il voulait retourner au pays. "La Belgique n'a plus qu'à travailler dur et à attendre. " Il faut huit ou dix ans pour former une nouvelle levée. Nous effectuons du bon boulot avec les jeunes mais ils ne vont pas émerger dans l'immédiat, seulement dans quatre ou même huit ans. D'ici là, Van Tichelt devra porter le poids de notre sport. "D'ici là, mieux vaut ne plus effectuer de comparaisons avec le passé. " A cette époque, le judo belge a vécu au-dessus de son niveau. Tout commence avec les athlètes. Dedecker a bien vendu le judo mais il avait une brillante génération, qui obtenait des résultats. Replacez-le à la tête de la fédération : il n'obtiendra plus rien. "par geert foutré