Le fan day annuel de La Gantoise a lieu ce mercredi dès 14 heures au stade. Il s'appelle kids', fans' en partytime. On doute qu'il suscite autant d'enthousiasme que l'année dernière car, pour la première fois depuis l'arrivée de Hein Vanhaezebrouck (été 2014), le champion 2015 est dans le creux de la vague. Dimanche dernier, avant le match de championnat contre Anderlecht, la fédération des supporters a pourtant bien tenté de mettre de l'ambiance en lançant l'action portant le nom de code #COBW#WeAreOne.
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Le fan day annuel de La Gantoise a lieu ce mercredi dès 14 heures au stade. Il s'appelle kids', fans' en partytime. On doute qu'il suscite autant d'enthousiasme que l'année dernière car, pour la première fois depuis l'arrivée de Hein Vanhaezebrouck (été 2014), le champion 2015 est dans le creux de la vague. Dimanche dernier, avant le match de championnat contre Anderlecht, la fédération des supporters a pourtant bien tenté de mettre de l'ambiance en lançant l'action portant le nom de code #COBW#WeAreOne. Lorsque le bus des joueurs est arrivé à la Ghelamco Arena, cinq cents fans ont entonné des chants de guerre, formant une haie d'honneur et allumant des feux de Bengale afin de montrer qu'ils étaient derrière l'équipe et son entraîneur. Un seul nom a été scandé : celui de Vanhaezebrouck qui, au cours des dernières années, a produit un football attractif et leur a offert le titre. La banderole portant l'inscription Heinz we trust, avec la tête de l'entraîneur flandrien en lieu et place du logo du fabricant de ketchup américain, en disait long. Dans la tribune, on découvrait un autre slogan : Ayez confiance en vous ! Vanhaezebrouck ne peut pas dire qu'il n'est pas soutenu. Peu avant, dans un journal, Ivan De Witte s'en était pris aux joueurs. Michel Louwagie, lui, s'est tu : c'est sa façon de réagir à l'attaque frontale que Vanhaezebrouck a portée à sa politique de transferts et au travail de la cellule de scouting. " Désigner des coupables quand les choses ne tournent pas comme on le souhaiterait, c'est une erreur ", dit Patrick Janssens, CEO de Genk, dans Humo. " On ne compte plus le nombre d'entraîneurs qui, après une défaite, rejettent la faute sur les joueurs. Albert Stuivenberg ne fait pas ça. Je n'aimerais pas l'entendre dire, comme beaucoup le font : Je leur ai encore répété cela mais ils ne le font pas ! C'est ouvrir son parapluie alors que le football est un sport d'équipe. On ne peut pas se mettre à l'abri quand les choses tournent mal. " Des propos qui illustrent bien ce qui s'est passé à Gand ces dernières semaines. Signer un deux sur quinze contre Saint-Trond, l'Antwerp, Malines, Mouscron et Anderlecht, c'est inédit à la Ghelamco Arena. Ces dernières saisons, La Gantoise a à chaque fois pris un bon départ : 10 sur 15 en 2014-2015 puis 9 sur 15 au cours des deux saisons suivantes. Une déception qui survient après celle provoquée par l'élimination en Europa League, des oeuvres de Rheindorf Altach. En matches officiels, La Gantoise a déjà utilisé 22 joueurs. La préparation avait pourtant été bonne, tant du point de vue des résultats que de la manière. Mais par la suite, La Gantoise n'a pu reproduire ces prestations. Vanhaezebrouck a été confronté à des problèmes structurels : les blessures de Renato Neto (opération au genou) et de Kenny Saief (pubalgie puis infection à l'hôpital), l'opération au coeur de Thomas Foket. Au niveau européen son équipe n'a pas trouvé de réponse à l'agressivité d'Altach. De plus, plusieurs internationaux (dont Yuya Kubo, qui n'a pas encore retrouvé la forme et l'efficacité) ont repris plus tard tandis que des joueurs expérimentés comme Nana Asare et DanijelMilicevic ont été blessés. Or, Vanhaezebrouck attend d'eux qu'ils tirent l'équipe, tout comme StefanMitrovic. L'ambiance est donc tendue à Gand et, après la défaite à Mouscron (3-2), où les Buffalos ont mené 0-2, il a fallu organiser une réunion tant le laxisme et le manque de maturité du groupe sautaient aux yeux. Manifestement, des mots durs ont été échangés. L'entraîneur est très exigeant et on lui a demandé de se montrer plus patient, plus compréhensif aussi. Très sûr de lui, Vanhaezebrouck est en bonne partie responsable des bons résultats obtenus mais il ne doit pas non plus penser qu'il est au-dessus de la mêlée. Ses joueurs estiment qu'il réagit trop souvent comme s'il savait tout. Or, celui qui veut toujours avoir le dernier mot et ne supporte pas la contradiction risque de voir le groupe se retourner contre lui, même si celui-ci est composé de brave types. C'est pourquoi Louwagie aurait voulu un battant comme Jelle Van Damme. Malgré ses 33 ans, l'ex-international aurait pu être le bosseur idéal. Peter Balette et Bernd Thijs, les adjoints de Vanhaezebrouck, trouvaient que l'idée était bonne également. Financièrement, l'offre de La Gantoise était supérieure mais Van Damme a choisi l'Antwerp parce qu'il entretient de bonnes relations avec Luciano D'Onofrio et parce qu'Anvers est plus près de Hasselt, où ses deux enfants habitent. Un nouveau coup dur pour La Gantoise, qui cherche des joueurs belges, alors que Fulham réclame 3,5 millions d'euros pour Denis Odoi (29 ans). Contre Anderlecht, on a déjà noté une amélioration dans le jeu gantois. Il y avait de nouveau un fond de jeu et de l'engagement. On a même eu droit à quelques bons moments, même si on ne peut pas encore parler de football de rêve. Vanhaezebrouck, étonnamment positif dans sa façon de coacher, pense avoir trouvé la solution. " Il nous faut juste une victoire, pour la confiance. Notre objectif, actuellement, c'est de refaire notre retard sur la sixième place. Actuellement, il est de sept points. La course-poursuite sera longue mais nous pouvons progresser, tant en matière de résultats que de qualité de jeu. " Est-ce pour cela qu'après le match contre Anderlecht, le DJ de la Ghelamco Arena a passé It's Gonna Be Allright, de Deep Zone ? par Frédéric Vanheule - photo Belgaimage