En se qualifiant pour les huitièmes de finale de la Coupe de Belgique au détriment du Cercle de Bruges, Anderlecht a réalisé, mine de rien, un tout petit exploit. C'est qu'au cours des cinq dernières éditions de cette épreuve, les Sportingmen s'étaient fait éliminer sans gloire au premier tour. Ce fut le cas contre le FC Denderleeuw en 1998-99 (3-3 et 3-2 aux coups de réparation), le SV Ingelmunster en 1999-00 (1-4) et le SC Lokeren la saison passée (3-4). En 1997-98, ...

En se qualifiant pour les huitièmes de finale de la Coupe de Belgique au détriment du Cercle de Bruges, Anderlecht a réalisé, mine de rien, un tout petit exploit. C'est qu'au cours des cinq dernières éditions de cette épreuve, les Sportingmen s'étaient fait éliminer sans gloire au premier tour. Ce fut le cas contre le FC Denderleeuw en 1998-99 (3-3 et 3-2 aux coups de réparation), le SV Ingelmunster en 1999-00 (1-4) et le SC Lokeren la saison passée (3-4). En 1997-98, les Mauves avaient été boutés hors de l'épreuve par St-Trond, en huitièmes de finale (2-1), un stade qu'ils ne franchirent qu'une seule fois par la suite: en 2000-01, lorsqu'ils durent reconnaître leurs maîtres dans le GBA.A l'époque, les Bruxellois avaient évidemment une bonne excuse: ils couraient déjà deux lièvres à la fois en championnat et en Ligue des Champions. Cette saison, il en va autrement puisque les hommes d' Hugo Broos accusent déjà un retard de 11 points sur l'autoritaire leader brugeois. Preuve du sérieux anderlechtois, la disposition des joueurs au stade Jan Breydel. Malgré un retour à un 4-4-2, après le 5-3-2 à Midtjylland, l'inclination était, malgré tout, plus prudente encore avec les défenseurs de formation, Michal Zewlakow et Mark Hendrikx dans des rôles de flancs pour le moins prudents devant Aleksandar Ilic et Bertrand Crasson. Au centre de la défense, on retrouvait Glen De Boeck et Hannu Tihinen. Ce qui n'empêcha pas cette arrière-garde renforcée d'encaisser à nouveau un but sur la seule action offensive digne de ce nom des Vert et Noir. "Pour un gardien comme moi, c'était évidemment le match-piège par excellence", se lamentait Daniel Zitka. "Je n'ai pas eu une seule balle difficile à négocier en l'espace de 90 minutes et pourtant, j'ai dû à nouveau me retourner. L'essentiel, toutefois, c'est d'avoir franchi l'obstacle dans cette épreuve à élimination directe, comme nous l'avions fait au Danemark quelques jours plus tôt. Le Sporting a montré, dans cette période difficile, qu'il était une équipe de coupe. A lui de montrer vendredi, devant Lokeren, qu'il est toujours une équipe de championnat aussi". Les footballeurs de la capitale sont de toute façon prévenus. L'année passée, les pensionnaires de Daknam avaient créé l'une des sensations de la saison au Parc Astrid en s'imposant par 3 buts à 4. Avec un certain Zitka entre les perches...