La moitié des sélectionneurs n'a pas survécu à la Coupe du monde. Certains se sont retirés, d'autres ont été accablés de tous les maux.
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La moitié des sélectionneurs n'a pas survécu à la Coupe du monde. Certains se sont retirés, d'autres ont été accablés de tous les maux. Luiz Felipe Scolari est l'un des cinq sélectionneurs limogés. Il a retrouvé du travail à Gremio Porto Alegre, où il s'était fait connaître dans les années 90. Reinaldo Rueda, le sélectionneur de l'Equateur, n'a pas tenu le coup non plus. Paulo Bento a conservé son poste après un Mondial raté mais il fut renvoyé dès le 11 septembre après une défaite face à l'Albanie. Safet Susic a connu un sort identique : il est resté en place malgré un échec en Coupe du monde (une seule victoire, face à l'Iran) mais a dû rendre son tablier après un 3-0 face à Israël en éliminatoires du championnat d'Europe. Kwesi Appiah (Ghana) avait resigné pour deux ans avant la Coupe du monde mais il fut remercié après une phase finale désastreuse et un départ très moyen en Coupe d'Afrique des Nations. Cinq autres sélectionneurs ont préféré se retirer d'eux-mêmes. Sabri Lamouchi a quitté la Côte d'Ivoire, Cesare Prandelli n'a pas poursuivi avec l'Italie, le Sud-Coréen Hong Myung-bo a fait un pas de côté, Alberto Zaccheroni a pris ses responsabilités après le Mondial décevant du Japon tandis qu'Alejandro Sabella a fait ses valises deux semaines après la défaite de l'Argentine en finale face à l'Allemagne. Six sélectionneurs dont le contrat arrivait à échéance n'ont pas trouvé d'accord avec leur fédération. Louis van Gaal est parti à Manchester United tandis que l'Allemand Ottmar Hitzfeld (Suisse) prenait sa pension à l'âge de 65 ans. Vahid Halilhodzic a qualifié l'Algérie pour le deuxième tour et le président algérien en personne l'a supplié de rester mais le Bosnien, âgé de 62 ans, a opté pour un nouveau défi en Turquie. Cela n'a guère duré puisque, début novembre, son aventure à Trabzonspor prenait fin. Le Portugais Fernando Santos (60) a amené les Grecs jusqu'en huitièmes de finale mais il avait déjà dit depuis longtemps qu'il ne prolongerait pas. Il a succédé à Paulo Bento. Le Colombien Jorge Luis Pinto a fait parler du Costa Rica dans le monde entier en se hissant en quarts de finale mais il n'a pas souhaité poursuivre l'aventure et est aujourd'hui cité au Honduras, où Luis Fernando Suarez n'a pas estimé bon de rester. Jorge Sampaoli (Chili, huitièmes de finale), Didier Deschamps (France, quarts de finale) et le champion du monde Joachim Löw (Allemagne) sont revenus du Brésil plus forts que jamais tandis que l'étoile de Marc Wilmots n'a commencé à pâlir qu'après les quarts de finale. Vicente del Bosque (Espagne), Roy Hodgson (Angleterre) et Fabio Capello (Russie) ont été éliminés sans gloire au premier tour mais leur fédération continue (provisoirement) à les soutenir. Ange Postecoglou (Australie), Jurgen Klinsmann (Etats-Unis), Miguel Herrera (Mexique) et Niko Kovac (Croatie) sont restés en poste. Carlos Queiroz, qui n'a pris qu'un point avec l'Iran, avait envisagé de démissionner mais il a fini par prolonger jusqu'en 2018. Volker Finke et le Cameroun sont complètement passés à travers mais une bonne campagne de qualification en Coupe d'Afrique des Nations a permis à l'Allemand de prolonger. Stephen Keshi (Nigeria) avait été remplacé au lendemain de la défaite contre la France mais un mois plus tard, il est revenu aux affaires. L'ex-défenseur d'Anderlecht n'a pas réussi à qualifier les Eagles pour la Coupe d'Afrique des Nations mais il devrait resigner pour un an. Oscar Tabarez (Uruguay) et José Pekerman (Colombie) ont resigné également.