Nous avons vu Genk jeudi, Anderlecht samedi, le Club Bruges dimanche, tous en direct, en plus des images de Standard-Gand et, dimanche soir, de Genk, une fois encore. Il serait prématuré de tirer des conclusions de la première journée, si ce n'est celle-ci : nous nous réjouissons déjà d'être en automne puis de suivre les play-offs au printemps car ce sera passionnant.
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Nous avons vu Genk jeudi, Anderlecht samedi, le Club Bruges dimanche, tous en direct, en plus des images de Standard-Gand et, dimanche soir, de Genk, une fois encore. Il serait prématuré de tirer des conclusions de la première journée, si ce n'est celle-ci : nous nous réjouissons déjà d'être en automne puis de suivre les play-offs au printemps car ce sera passionnant. Pas de faux-départ cette fois. Les grands clubs ont bien fait leurs devoirs, ils accordent aux jeunes Belges leurs premières minutes, même plus qu'aux étrangers, ils se sont bien entraînés pendant la Coupe du monde et ont investi dans un encadrement scientifique. Ils développent en outre un football offensif. Le Standard a inscrit trois buts, Genk et Anderlecht quatre, le champion, le Club, cinq. Pour le moment, les autres doivent s'accrocher en espérant que les talents superflus dans les grands clubs, qui ont tous un noyau très étoffé, les rejoignent et haussent leur niveau. Nous nous dirigeons de plus en plus vers un championnat à deux vitesses : le G5 puis les autres. Certains espèrent combler le gouffre mais ça paraît impossible. C'est logique puisque c'est conforme à la réalité économique, sur base des chiffres officiels fournis par les clubs. Anderlecht et le Club tournent avec des budgets de 70 et 60 millions, Gand vise les 44. Le Standard annonce un budget de 30 millions, contre 25 à Genk. Les autres, y compris l'ambitieux Charleroi, oscillent entre 10 et 15 millions. On a six ou sept équipes en D1A pour le prix d'un Anderlecht. Ça ne peut qu'influencer les rapports de force sportifs. Comme le font des avocats spécialisés dans le droit du sport dans ce magazine, ça nous incite à plaider en faveur d'une réduction de la période des transferts. Elle se déroule jusqu'au 31 août en été et jusqu'au 31 janvier en hiver. Comme le soulignent les avocats, ça va à l'encontre d'une recommandation de la FIFA, qui préfère que le marché des transferts soit clos avant le début d'une nouvelle compétition. L'Angleterre et l'Italie adaptent leur règlement cette année. Ça aurait été possible en Belgique si la Pro League avait accepté la proposition de Vincent Mannaert dans le courant de la saison passée. Mannaert a l'intention de la réintroduire s'il se sent soutenu par les autres clubs. Ceci dit, les Anglais ne sont pas toujours logiques. Nous ne comprenons pas que les équipes de Premier League aient collectivement refusé l'introduction du VAR. Il a été brillant le week-end dernier. Il suffit de soigner quelques petites maladies d'enfance au niveau du hors-jeu pour rendre le football encore plus attrayant. Mais en matière de transferts, les Anglais sont logiques et novateurs. Il est plus sain de mettre fin aux transferts avant le début d'une compétition. Tout le monde achève ses devoirs à temps et les entraîneurs ne doivent pas travailler avec un noyau incomplet, en espérant l'arrivée de l'une ou l'autre perle. Pour le moment, dans les grands clubs, ils doivent gérer une trentaine de joueurs, dont certains ne cessent de reporter leur décision de partir ou pas. Conséquence : beaucoup d'incertitude, de l'inquiétude sur le banc, dans le vestiaire et dans la tribune, ainsi qu'une compétition faussée. Maintenant comme en janvier. En ce qui nous concerne, on peut supprimer cette fenêtre hivernale. En pratique, il est impossible de fermer une campagne à une date fixe. D'autres championnats -russe, turc, chinois- vont au-delà du 31 août. Le 31 juillet aurait constitué une belle alternative internationale mais si les fédérations ne l'acceptent pas, il serait raisonnable de clôturer les transferts avant le début de la compétition.