Le 30 juillet 1930, le capitaine de l'Uruguay, José Nasazzi, soulevait pour la première fois la Coupe du Monde de football que son pays venait de remporter au détriment du voisin honni : l'Argentine. Si le jeu proposé à l'époque n'avait pas grand-chose à voir avec le football actuel, il en va de même au niveau de l'équipement. Faire jouer les Messi, Cristiano Ronaldo et autres Rooney avec les chaussures de l'époque serait plus que probablement une expérience amusante tant il y a gros à parier que le toucher de balle de ces champions serait tout autre, une fois chaussées de lourdes godasses cloutées en cuir épais remontant jusqu'aux chevilles. Depuis cette époque lointaine, la chaussure de football a connu une lente évolution pour arriver aux petits bijoux qui ornent les pieds de nos footballeurs actuels.
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Le 30 juillet 1930, le capitaine de l'Uruguay, José Nasazzi, soulevait pour la première fois la Coupe du Monde de football que son pays venait de remporter au détriment du voisin honni : l'Argentine. Si le jeu proposé à l'époque n'avait pas grand-chose à voir avec le football actuel, il en va de même au niveau de l'équipement. Faire jouer les Messi, Cristiano Ronaldo et autres Rooney avec les chaussures de l'époque serait plus que probablement une expérience amusante tant il y a gros à parier que le toucher de balle de ces champions serait tout autre, une fois chaussées de lourdes godasses cloutées en cuir épais remontant jusqu'aux chevilles. Depuis cette époque lointaine, la chaussure de football a connu une lente évolution pour arriver aux petits bijoux qui ornent les pieds de nos footballeurs actuels. Avec environ 40 millions de licenciés à travers le monde, le football représente un marché énorme pour les équipementiers qui se battent pour chausser tous les amateurs de ballon rond. A ce petit jeu, les deux poids lourds sont sans conteste Nike et Adidas. Les deux géants s'appuient sur des budgets colossaux qui leur permettent d'appliquer leurs stratégies marketing. Le must est bien évidemment de conclure des accords avec les plus grands joueurs et les plus grandes équipes du monde. Ainsi, les Américains de Nike ont dans leur portefeuille des stars comme Cristiano Ronaldo, Rooney, Fabregas, Agüero, Pato, Ribéry ou encore Iniesta et des équipes comme Barcelone, Manchester United, Arsenal, l'Inter, le Brésil, la France, le Portugal ou les Pays-Bas. Du beau monde mais Adidas n'est bien sûr pas en reste. Les Allemands se sont offerts l'AC Milan, Liverpool, Chelsea, le Real Madrid, le Bayern Munich, l'Allemagne, l'Espagne, l'Argentine ou encore le Mexique au niveau des équipes tandis que des stars comme Kaká, Lampard, Beckham, Benzema, Gerrard, Villa et Messi sont les égéries de la marque aux trois bandes. Une stratégie qui fonctionne à merveille. Quel jeune footballeur ne rêve pas de porter les mêmes crampons que les joueurs qui l'émerveillent à la télévision ? Face à ces deux mastodontes qui se taillent la plus belle part du gâteau du sponsoring, certains comme Puma (Italie, Côte d'Ivoire, Uruguay, Tottenham, Lazio, Anelka, Buffon, Eto'o...) ou Reebok, qui fait partie du groupe Adidas depuis 2006, ( Henry, Casillas, Giggs,...) tirent leur épingle du jeu mais pour les autres il ne reste que les miettes. Il convient donc pour ces marques disposant de budgets moins conséquents de s'appuyer sur d'autres atouts. Ainsi, plutôt que l'image bling-bling, c'est la qualité du produit qui est mise en avant comme nous l'explique Erwin Palmers, directeur général de Lucky Sport, revendeur exclusif de la marque espagnole Joma en Belgique. " Nous travaillons un peu à contre-courant par rapport aux grandes marques. Notre atout numéro un, c'est la qualité de nos produits. Nous avons opéré un retour vers la base. Bien sûr, nous tentons de donner à nos chaussures un look sympa avec des couleurs attrayantes mais notre souci numéro un est le confort et la qualité des matériaux. Nos chaussures sont fabriquées en une pièce à partir de cuir de kangourou. Cette stratégie nous permet d'être également moins chers que la plupart de nos concurrents équipementiers. Notre modèle le plus onéreux tourne autour des 160 euros et le moins cher est à une quarantaine d'euros. Il s'agit dans ce dernier cas de modèles en cuir synthétique destinés aux footballeurs occasionnels ou aux enfants. Les clients ne payent le prix que pour les chaussures, pas pour l'image qui y est associée. "Mais la firme espagnole, malgré ce positionnement particulier, tente aussi d'être présente auprès de footballeurs renommés. " En Belgique, nous sponsorisons le Standard et en Espagne, Valence. Nous avons des joueurs dans chaque équipe belge sauf Anderlecht. Cela représente 60 à 70 footballeurs. Les plus connus sont AloysNong, CarlHoefkens ou BjörnVleminckx. Vu l'importance des grandes marques sur le marché, nous nous positionnons sur de très jeunes joueurs. C'est ainsi que nous avons collaboré par le passé avec AxelWitsel et MehdiCarcela alors qu'ils n'avaient que 15 et 16 ans ", explique Palmers. Pour ceux qui veulent être originaux, une nouvelle tendance est apparue ces dernières années chez certains équipementiers : la création de chaussures uniques. Il est désormais possible de choisir un modèle et de le customiser selon ses goûts. Chaque partie de la chaussure se décline en différentes couleurs et des broderies peuvent y être ajoutées afin de taper la balle avec des chaussures floquées à votre nom ou à celui de votre équipe. Mais, quoi qu'il en soit, à l'heure de faire votre choix pour la prochaine saison, n'oubliez pas que même s'il est primordial de disposer d'un bon équipement, la chaussure permettant de bien jouer n'a toujours pas été inventée et que c'est avant tout vos pieds qui vous permettront d'épater la galerie... " Messi, Ronaldo ou Rooney n'auraient pas le même toucher de balle avec des godasses des années 30 "