Durant la conférence de presse suivant la victoire du FC Porto face à la Juventus, pas une seule question n'a été posée à Sérgio Conçeicão, malgré cet exploit en Ligue des Champions. Finalement, on s'est rendu compte que le lien Zoom envoyé par les Italiens aux journalistes portugais était erroné, mais ça aurait tout aussi bien pu être un boycott de la presse. Car Conçeicão a souvent insulté les reporters... Joueur, il était déjà d'un naturel bouillonnant. Sous le maillot du Standard, on se souvient qu'il a craché au visage de Stijn Meert, dans un match de Coupe contre Zulte Waregem, et après son exclusion, il a jeté son maillot au visage de l'arbitre Peter Vervecken. Après une carrière tumultueuse, le Portugais est devenu entraîneur. En 2017, il a quitté Na...

Durant la conférence de presse suivant la victoire du FC Porto face à la Juventus, pas une seule question n'a été posée à Sérgio Conçeicão, malgré cet exploit en Ligue des Champions. Finalement, on s'est rendu compte que le lien Zoom envoyé par les Italiens aux journalistes portugais était erroné, mais ça aurait tout aussi bien pu être un boycott de la presse. Car Conçeicão a souvent insulté les reporters... Joueur, il était déjà d'un naturel bouillonnant. Sous le maillot du Standard, on se souvient qu'il a craché au visage de Stijn Meert, dans un match de Coupe contre Zulte Waregem, et après son exclusion, il a jeté son maillot au visage de l'arbitre Peter Vervecken. Après une carrière tumultueuse, le Portugais est devenu entraîneur. En 2017, il a quitté Nantes pour Porto, qu'il a conduit au titre dès sa première saison. Et a remis le couvert l'année dernière. En septembre, le FC Porto a été versé dans la poule de Manchester City, de Marseille et de l'Olympiacos. Les Dragons ont remporté tous leurs matches, à l'exception des duels contre les Anglais. Porto n'est toutefois pas le seul club à avoir connu des problèmes en Champions League contre Kevin De Bruyne et consorts. Au Portugal, les Citizens ont concédé un nul blanc. C'est le seul match qu'ils n'ont pu gagner. À Manchester, Porto a marqué le seul but qu'a encaissé City au premier tour. C'est une action de Luis Díaz qui a offert l'avantage aux Portugais à l'Etihad Stadium. Une des rares actions de l'équipe, qui compte surtout sur la chance pour faire la différence. Porto a ainsi inscrit treize buts durant cette campagne, généralement grâce à des cadeaux de l'adversaire. Dans ses matches contre l'Olympiacos, l'équipe portugaise a pu notamment exploiter une gaffe de la défense grecque et profiter d'un penalty. Contre Marseille, Sérgio Oliveira, un ancien joueur de Malines, a converti deux pénos et l'équipe a claqué deux buts sur des phases brouillonnes. En huitièmes de finale, Porto s'est retrouvé face à la Juventus. Là encore, le squad portugais a encore bénéficié d'un penalty. Dès la première minute, Betancur a délivré un assist involontaire à Taremi et Oliveira a placé son coup franc sous le mur, mal placé. Porto a donc besoin d'une bonne dose de réussite pour marquer, mais la chance se force aussi. Pour des buts élaborés sur de véritables phases de jeu, l'équipe portugaise doit surtout compter sur les coups de casque de Marega et les dribbles rapides de Díaz. Le club lusitanien peut être fier de sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Comme la plupart des formations portugaises, les Dragons s'appuient sur une organisation stricte et rugueuse. Contre la Juventus, Porto a procédé comme d'habitude, avec un 4-4-2 plat, confinant la Vieille Dame dans son camp au match aller. Au retour, Porto devait défendre son avantage et l'a fait avec panache, même s'il a encaissé trois buts. Quand la Juventus a modifié sa tactique, en faisant appel à des arrières latéraux offensifs, Conçeicão a demandé à ses flancs de redescendre très bas pour former une barrière défensive de cinq, voire six hommes. Il a ainsi bouché les espaces tout en créant une supériorité numérique. Pepe a d'ailleurs été le meilleur homme du match. Le vétéran a multiplié les bonnes passes tout en se présentant devant le but adverse à chaque occasion. Thomas Tuchel, le nouvel entraîneur de Chelsea, prochain adversaire de Porto, mise également sur ses backs. Les Portugais savent à quoi s'attendre et sont bien préparés, mais ils devront marquer s'ils veulent se qualifier pour le tour suivant. Or, Chelsea encaisse peu, malgré sa débâcle contre West Brom. Un jour, le réservoir d'où Porto puise sa chance finira pas se vider.