La marque est née il y a plusieurs décennies du côté de l'Adriatique, à Ascoli Piceno. Dans les années 40, Emidio Lazzarini exerce la profession de cordonnier. Une vocation transmise de père en fils depuis des générations.

Pratiquant la lutte dans son temps libre, il décide de créer des chaussures confortables et souples pour la pratique de ce sport. La réputation des pantoufles va crescendo à tel point que tous les lutteurs se les arrachent. Très vite, Lazzarini se rend compte que son savoir- faire peut être mis à profit et diversifie sa production.

En cyclisme, Francesco Moser, lors de son record de l'heure, et Claudio Chiapucci les porteront mais les premiers vont être les joueurs de foot de l'Ascoli, les Bianconeri qui ont longtemps milité en Serie A du Calcio.

La fulgurante ascension de PdO

Le temps et la passion permettent à Lazzarini de perfectionner ses chaussures et il va proposer à Garrincha, célèbre ailier brésilien, vainqueur à deux reprises de la Coupe du Monde (Suède 1958- Chili 1962) avec la Seleçao, de lui tailler des chaussures sur mesure. L'objectif ? Essayer de pallier les 6 cm de différence entre les deux jambes de l' auriverde qui souffrait aussi de jambes en X. Le résultat est un franc succès.

John Charles, à l'époque joueur vedette de la Juve, déclare -Ce ne sont pas des chaussures de foot mais bien des pantoufles dorées ! Le leitmotiv mais aussi le nom de la marque vient d'éclore.

Dans les années 60, l'Inter et l'AC Milan sont la référence du foot italien et européen. Leurs joueurs sont pratiquement tous équipés par PdO et le rêve de Lazzarini prend peu à peu forme. Le vrai destin de Pantofola d'Oro se joue sans doute lors de la troisième étoile conquise par la Squadra Azzurra lors de la Coupe du Monde célébrée en 1982 en Espagne offrant une visibilité mondiale à la marque.

Dans les années 90, l'empire de la marque décline après de mauvais choix stratégiques. PdO est victime de son succès, éprouvant de plus en plus de mal à honorer ses commandes, ses modèles étant encore et toujours faits à la main...

Outre Charles et Garrincha, Johan Cruyff, Roberto Mancini, Marco Van Basten, Jurgen Klinsmann, Ferenc Puskas, Alfredo Di Stefano, Lev Yashin, Gianni Rivera, Fabio Capello, Falcao et Roger Milla... ont aussi porté les célèbres pantoufles.

Aujourd'hui, un débat animé oppose les passionnés de chaussures de foot comme en attestent les forums de soccerbible.com. D'un côté : les adeptes de la technologie appliquée aux pompes (toujours plus légères, nouveaux matériaux utilisés, etc.). D'un autre : les puristes, fans des modèles faits à main à l'ancienne comme PdO... En ce qui nous concerne, les Pantoufles ne sont pas les plus légères et ne possèdent pas de puce intelligente mais elles ont de la gueule et sont conforts. En résumé, le bon goût n'est toujours pas en vente libre, mais jouer stylé est désormais possible.

Sneaker référence

PdO veut désormais être une référence dans la jungle de la sneaker. La marque ascolienne désire accompagner l'homme dans tous ses moments de détente mais ne veut pas passer inaperçu pour autant. Couleurs enjouées, le drapeau italien floqué sur de nombreux modèles, le porteur de pantoufles se veut cool mais pas discret.

Si PdO est une référence sinon une légende dans le monde du foot, l'enseigne italienne peut aussi jouer la carte de l'évolution. Sa collaboration avec l'avant-gardiste label nippon 45 rpm pour le 125e anniversaire de PdO en atteste. Cette collection entièrement en coton organique prête une attention chirurgicale aux détails.

Par ailleurs, la marque transalpine a créé sa division américaine dénommée Pantofola America Group. Son ambassadeur n'est autre qu' Adam Levine, chanteur des Maroon 5. PdO a aussi signé un accord avec le website d'achat de chaussures online ProDirect leur donnant l'exclu pour la vente de leurs chaussures en Allemagne, en Angleterre et aux USA.

PAR DANI MORENO

La marque est née il y a plusieurs décennies du côté de l'Adriatique, à Ascoli Piceno. Dans les années 40, Emidio Lazzarini exerce la profession de cordonnier. Une vocation transmise de père en fils depuis des générations. Pratiquant la lutte dans son temps libre, il décide de créer des chaussures confortables et souples pour la pratique de ce sport. La réputation des pantoufles va crescendo à tel point que tous les lutteurs se les arrachent. Très vite, Lazzarini se rend compte que son savoir- faire peut être mis à profit et diversifie sa production. En cyclisme, Francesco Moser, lors de son record de l'heure, et Claudio Chiapucci les porteront mais les premiers vont être les joueurs de foot de l'Ascoli, les Bianconeri qui ont longtemps milité en Serie A du Calcio. Le temps et la passion permettent à Lazzarini de perfectionner ses chaussures et il va proposer à Garrincha, célèbre ailier brésilien, vainqueur à deux reprises de la Coupe du Monde (Suède 1958- Chili 1962) avec la Seleçao, de lui tailler des chaussures sur mesure. L'objectif ? Essayer de pallier les 6 cm de différence entre les deux jambes de l' auriverde qui souffrait aussi de jambes en X. Le résultat est un franc succès. John Charles, à l'époque joueur vedette de la Juve, déclare -Ce ne sont pas des chaussures de foot mais bien des pantoufles dorées ! Le leitmotiv mais aussi le nom de la marque vient d'éclore. Dans les années 60, l'Inter et l'AC Milan sont la référence du foot italien et européen. Leurs joueurs sont pratiquement tous équipés par PdO et le rêve de Lazzarini prend peu à peu forme. Le vrai destin de Pantofola d'Oro se joue sans doute lors de la troisième étoile conquise par la Squadra Azzurra lors de la Coupe du Monde célébrée en 1982 en Espagne offrant une visibilité mondiale à la marque. Dans les années 90, l'empire de la marque décline après de mauvais choix stratégiques. PdO est victime de son succès, éprouvant de plus en plus de mal à honorer ses commandes, ses modèles étant encore et toujours faits à la main... Outre Charles et Garrincha, Johan Cruyff, Roberto Mancini, Marco Van Basten, Jurgen Klinsmann, Ferenc Puskas, Alfredo Di Stefano, Lev Yashin, Gianni Rivera, Fabio Capello, Falcao et Roger Milla... ont aussi porté les célèbres pantoufles. Aujourd'hui, un débat animé oppose les passionnés de chaussures de foot comme en attestent les forums de soccerbible.com. D'un côté : les adeptes de la technologie appliquée aux pompes (toujours plus légères, nouveaux matériaux utilisés, etc.). D'un autre : les puristes, fans des modèles faits à main à l'ancienne comme PdO... En ce qui nous concerne, les Pantoufles ne sont pas les plus légères et ne possèdent pas de puce intelligente mais elles ont de la gueule et sont conforts. En résumé, le bon goût n'est toujours pas en vente libre, mais jouer stylé est désormais possible. PdO veut désormais être une référence dans la jungle de la sneaker. La marque ascolienne désire accompagner l'homme dans tous ses moments de détente mais ne veut pas passer inaperçu pour autant. Couleurs enjouées, le drapeau italien floqué sur de nombreux modèles, le porteur de pantoufles se veut cool mais pas discret. Si PdO est une référence sinon une légende dans le monde du foot, l'enseigne italienne peut aussi jouer la carte de l'évolution. Sa collaboration avec l'avant-gardiste label nippon 45 rpm pour le 125e anniversaire de PdO en atteste. Cette collection entièrement en coton organique prête une attention chirurgicale aux détails. Par ailleurs, la marque transalpine a créé sa division américaine dénommée Pantofola America Group. Son ambassadeur n'est autre qu' Adam Levine, chanteur des Maroon 5. PdO a aussi signé un accord avec le website d'achat de chaussures online ProDirect leur donnant l'exclu pour la vente de leurs chaussures en Allemagne, en Angleterre et aux USA. PAR DANI MORENO