Qui aurait parié sur une si bonne entame de Marseille alors que l'été ne laissait augurer rien de bon ? Personne. En effet, après l'annonce de l'arrivée de Djibril Cissé, tout a commencé à capoter sur la Canebière. En pleine Coupe du Monde, l'affaire Franck Ribéry a tout d'abord secoué le club phocéen. Les nombreuses déclarations contradictoires du médian des Bleus ont failli le conduire à... Lyon. Les supporters marseillais ont com...

Qui aurait parié sur une si bonne entame de Marseille alors que l'été ne laissait augurer rien de bon ? Personne. En effet, après l'annonce de l'arrivée de Djibril Cissé, tout a commencé à capoter sur la Canebière. En pleine Coupe du Monde, l'affaire Franck Ribéry a tout d'abord secoué le club phocéen. Les nombreuses déclarations contradictoires du médian des Bleus ont failli le conduire à... Lyon. Les supporters marseillais ont commencé à le bouder. Finalement, Ribéry est demeuré en bord de Méditerranée. Restait à voir le comportement des supporters qui se considéraient trahis. Après un match nul en ouverture du championnat, la rentrée de Ribéry contre les Young Boys Berne en Coupe Intertoto et son premier match de championnat ont coïncidé avec le début de la réussite marseillaise. Ribéry, grâce à ses prestations tranchantes, avait renversé l'opinion publique. De plus en plus, Ribéry imprime sa griffe à l'OM. Sa vitesse et ses qualités de percuteur apportent beaucoup à Marseille qui joue davantage sur les changements de rythme. " Il épuise ses adversaires. S'il ne passe pas la première fois, il passera en fin de rencontre mais il réussira toujours à faire la différence ", explique son entraîneur Albert Emon. De là à parler de Ribéry dépendance... " Une équipe ne repose jamais sur un seul homme ", ajoutait Arsène Wenger sur le plateau de Telefoot. Autre explication de la réussite : la stabilité et le style Emon. En choisissant de confier leur équipe au pompier de service, Albert Emon, les dirigeants ont misé sur une stabilité inhabituelle sur la Canebière. Seuls deux nouveaux joueurs ( Ronald Zubar et l'ancien Parisien Modeste Mbami) ont intégré le 11 de base. Emon a apporté du calme dans un vestiaire qui aurait pu s'emballer au début de l'été. Il a également basé le jeu de l'OM sur celui de l'adversaire. Les Marseillais sont des caméléons. Ils ne sont pas encore assez forts pour apposer leur empreinte à la rencontre. Par contre, ils arrivent à contrer le jeu de l'opposant et laissent parler leur vitesse en contre. Trois buts sont partis directement du gardien, Cédric Carrasso, qui relance très vite. Un dégagement rapide, une accélération et le tour est joué. Que ce soit contre des équipes plus modestes ou face à des ténors, le système a fait ses preuves comme en témoigne la victoire historique de l'OM en terre parisienne. S. VANDE VELDE