Quand Jacky Mathijssen avait clamé haut et fort que la Belgique avait mauvaise réputation, personne ne voyait où il voulait en venir mais s'il visait la délégation de l'Union Belge, représentée par deux personnes du comité exécutif aux allures de touristes pensionnés profitant des dernières jouissances de la vie, il avait raison. Car, à Shenyang, l'UB a encore donné la pleine mesure de son amateurisme et de son incompétence.
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Quand Jacky Mathijssen avait clamé haut et fort que la Belgique avait mauvaise réputation, personne ne voyait où il voulait en venir mais s'il visait la délégation de l'Union Belge, représentée par deux personnes du comité exécutif aux allures de touristes pensionnés profitant des dernières jouissances de la vie, il avait raison. Car, à Shenyang, l'UB a encore donné la pleine mesure de son amateurisme et de son incompétence. Il est 1 h 30 du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, juste après la prestation malheureuse des Olympiens face au Brésil quand Nicolas Cornu, attaché de presse de la Fédération, prévient les journalistes sur place que la Belgique va porter plainte auprès de la FIFA, demandant l'annulation des suspensions de Marouane Fellaini et Vincent Kompany. Les quotidiens belges se mettent en branle pour faire paraître l'information dans le journal du matin. Mais coup de théâtre le lendemain quand Jean-Marie Philips apprend cette information. Il manque de s'étrangler et réplique : " Jusqu'à nouvel ordre, je suis le seul habilité à introduire une telle plainte auprès des instances internationales, comme l'UEFA, la FIFA et le Comité olympique ". Le soir du match, Georges Ingelbrecht, chef de la délégation, avait d'ailleurs téléphoné à Philips : " Il m'a dit que cela ne servait à rien de déposer plainte car on ne peut mettre en cause l'interprétation de l'arbitre. " Pourtant, celle-ci fut bien posée puisque la FIFA a rendu son verdict, en maintenant les suspensions de Kompany et Fellaini, et que le site de la FIFA a toujours parlé de complaint from Belgium. La décision avait été prise par Georges Ingelbrecht, sous la pression du staff et du COIB, afin de marquer le coup et montrer que la petite Belgique ne se laissait pas marcher sur les pieds. " Il y a eu une incompréhension avec Jean-Marie Philips ", tentait de corriger Cornu par la suite. " Il ne s'agit pas d'une véritable plainte mais juste d'une demande pour que les images soient analysées. " Et quelle est la différence entre une plainte et " une demande officielle " si ce n'est la signature de Philips ? " Je ne sais pas. La formulation peut-être ? Une demande, c'est plus poli qu'une plainte ", lâche sérieusement Ingelbrecht, qui remet la faute sur une erreur de communication de Cornu. Bref, d'un côté quelqu'un qui n'a pas le pouvoir de décision mais qui est l'envoyé de la délégation en Chine et qui doit parfois agir dans l'urgence (Ingelbrecht) et de l'autre, quelqu'un qui a le pouvoir de décision mais qui est en Belgique (Philips). " Mais, j'ai eu Monsieur Philips au téléphone et je n'ai pas l'impression qu'il était furieux ", dit-il pour minimiser le couac. " Par contre, je dois reconnaître que tout cela n'est pas bon pour l'image de la Fédération. "Autre preuve de l'amateurisme de l'UB : la demande faite auprès de la FIFA de pouvoir remplacer Fellaini, parti à Liège, par le réserviste Vadis " sur base de la décision du TAS (Tribunal Arbitral du Sport). Le Standard a en effet exigé le retour de son joueur " ( sic). Or, toute la presse belge a fait état de l'arrangement entre le Standard et la Fédération. " Un accord ? Quel accord ?", sourit de Sart quand on lui pose la question. Si cela n'est pas prendre la FIFA pour des c..., cela y ressemble. Ah, au fait, Vadis a bien remplacé un joueur : pas Fellaini mais Stijn De Smet, blessé à la cheville.