Dans les prochains jours, le Miami Heat ou les Los Angeles Lakers seront courronés. La NBA a consenti des efforts gigantesques pour créer une bulle hermétique au complexe de Disney World à Orlando. Il n'y a pas eu la moindre contamination au sein des équipes. Seuls quelques membres du personnel de Disney ont été testés positifs. La NBA a ainsi sauvé des centaines de millions de dollars en droits TV, mais elle est maintenant confrontée à un nouveau problème de taille : la planification de la saison 2020-2021. Ou plutôt 2021 : on pensait entamer la saison en décembre, au plus tard à Noël, mais Adam Silver, le patron de la NBA, a annoncé que ça ne serait pas avant janvier.
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Dans les prochains jours, le Miami Heat ou les Los Angeles Lakers seront courronés. La NBA a consenti des efforts gigantesques pour créer une bulle hermétique au complexe de Disney World à Orlando. Il n'y a pas eu la moindre contamination au sein des équipes. Seuls quelques membres du personnel de Disney ont été testés positifs. La NBA a ainsi sauvé des centaines de millions de dollars en droits TV, mais elle est maintenant confrontée à un nouveau problème de taille : la planification de la saison 2020-2021. Ou plutôt 2021 : on pensait entamer la saison en décembre, au plus tard à Noël, mais Adam Silver, le patron de la NBA, a annoncé que ça ne serait pas avant janvier. Le timing est un exercice d'équilibriste entre la santé publique et les finances de la NBA. La billetterie et l'horeca représentent 40% des huit milliards de dollars que perçoivent les trente clubs de NBA. La présence de supporters dans les tribunes est donc la condition sine qua non au démarrage de la saison. Il n'est pas nécessaire d'attendre un vaccin : il n'y en aura pas avant des mois et Adam Silver en est parfaitement conscient. Il place donc tous ses espoirs dans les nouveaux tests rapides afin de détecter et de tracer à temps les joueurs positifs et surtout d'autoriser un nombre limité de personnes dans les salles. La NBA a investi des millions dans la recherche. Elle étudie attentivement le déroulement des compétitions européennes de football, de football américain et de baseball afin de mettre en place des protocoles d'hygiène adéquats. Un report de la saison de NBA présenterait un inconvénient majeur : les play-offs ne se dérouleraient pas de la mi-avril à la mi-juin, mais en juillet et en août. Ils seraient donc en concurrence avec les Jeux Olympiques, prévus du 25 juillet au 7 août, pour autant qu'ils puissent avoir lieu. Cependant, faire une pause dans la saison NBA, comme le fait la WNBA tous les quatre ans, n'est pas une option, a déclaré Adam Silver le week-end dernier. "En plus des deux semaines de compétition, vous devez également inclure une préparation et une période de repos par la suite." À prendre en compte également : une éventuelle mise en quarantaine de x jours pour tous les athlètes olympiques, à l'approche des Jeux. Une si longue pause repousserait la finale de la NBA en septembre. En raison du chevauchement avec le début de la saison de NFL, cela serait préjudiciable aux chiffres d'audience, comme cela a été montré ces dernières semaines. Les plus grandes stars de la NBA ne pourront donc probablement pas se produire à Tokyo, ce que la superstar LeBron James, par exemple, prévoyait. Ce n'est pas seulement un problème pour le Team USA, mais aussi pour d'autres grandes nations du basket-ball qui sont représentées en NBA, comme la Grèce avec le MVP Giannis Antetokounmpo. En plus, quatre pays doivent encore disputer le tournoi de qualifications en juin. Ce tournoi et l'olympique deviendraient des compétitions de second rang, n'alignant que des joueurs qui ne disputent pas les play-offs, car jamais les clubs ne céderont leurs stars. La NBA espère dissiper toutes ces incertitudes d'ici le mois de novembre. Elle doit aussi régler le problème des Toronto Raptors : puisque la frontière entre les USA et le Canada est fermée, ils doivent déménager. Il y a encore la convention avec le syndicat des joueurs, qui prend fin en 2023-2024 et qu'il faut renégocier, alors que le nouveau calendrier et la diminution des rentrées vont sans doute obliger les clubs à abaisser le plafond salarial. Une chose est sûre : le virus va avoir un énorme impact sur la prochaine saison de NBA.