Suite à chacun des deux récents matches de nos Diables, je n'ai pas commis mes habituels avant/après pour une raison bien double : les deux rencontres se suivant de trop près, vous auriez seulement lu mes impressions serbes après le 3-0 contre l'Azerbaïdjan puis mes impressions azerbaidjanaises huit jours plus tard encore, c'eût été du congelé/décongelé/réchauffé. Aujourd'hui, ce sera donc un double après... avant que tout refroidisse !
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Suite à chacun des deux récents matches de nos Diables, je n'ai pas commis mes habituels avant/après pour une raison bien double : les deux rencontres se suivant de trop près, vous auriez seulement lu mes impressions serbes après le 3-0 contre l'Azerbaïdjan puis mes impressions azerbaidjanaises huit jours plus tard encore, c'eût été du congelé/décongelé/réchauffé. Aujourd'hui, ce sera donc un double après... avant que tout refroidisse ! Samedi 7 octobre 2006. Nous avons perdu des billes en Serbie, mais René Vandereycken ne se fait pas de bile : j'apprends que ce fut un match très adulte, qu' il ne manque pas grand-chose à cette équipe qui est la nôtre, et que le classement ne compte pas encore. Ok, je peux comprendre une défaite 1-0 à Belgrade, n'empêche que j'aurais tout aussi bien pu comprendre une victoire ; et n'empêche qu'un classement pour du beurre où tu serais tout seul devant sera toujours plus rigolo qu'un classement pour du beurre où personne ne serait derrière... Bref, dans un climat toujours tempéré, j'épingle trois reproches en lisant la presse. Un, nous avons mal attaqué par les flancs, voire pas du tout : c'est vrai. Deux, la presse wallonne (que je lis) écrit que Vincent Kompany s'est fait descendre par la presse flamande (que je ne lis pas) : ce ne doit être qu'à moitié vrai,... formuler une critique en affirmant que d'autres critiquent davantage fait partie du business diplomatico-journaleux ! C'est d'ailleurs dans Vers l'avenir que je lis : " En s'obstinant à la technicité dans ses interventions, Kompany augmente trop dangereusement sa marge d'erreurs. Pour un défenseur axial, c'est malsain "... Foi de Wallon, c'est bien formulé, et c'est pour moi aussi la vérité toute nue ! Trois, il paraît que nous avons pris un but stupide. C'est faux,... ou alors j'ai une conception tout autre de la stupidité : marquer non pas sur une seule erreur grossière, mais sur une succession d'erreurs minimes, c'est bien souvent la définition même d'un beau but ! En tout cas, si nous l'avions inscrit, nous l'aurions mémorisé comme tel : un premier gars qui temporise, un deuxième qui plonge/déborde/centre en retrait, un troisième qui surgit et reprend en un temps, ce fut parfait... hélas pour nous ! Mercredi 11 octobre 2006. Mission accomplie contre l'Azerbaïdjan, ne boudons pas les victoires face aux modestes. Je note qu'en remplaçant Kompany (blessé) par Philippe Léonard, le danger était moindre que l'on s'obstine derrière à la technicité ! Je note que les trois cartes ramassées sont stupides, mais que sur les jaunes à Daniel Van Buyten et à Bart Goor, la stupidité est plutôt du côté de l'arbitre ; sur la rouge à Moussa Dembele par contre, la stupidité de la réaction impulsive est effective, même si le gars est jeune et excusable... Je note que les flancs ont pénétré, un peu par Thomas Vermaelen plus que par Goor à gauche, beaucoup par Anthony Vanden Borre à droite : VDB, dans un contexte où il peut inventer balle au pied au lieu de surtout devoir réfléchir sans ballon, il sait faire mal ! Et je note que Gus Gustins (en flamand Stijn Stijnen), en sortant les ballons chauds qui auraient pu nous mettre le moral sous zéro, s'affirme de plus en plus : faudra rester lucide et ne pas se la jouer débat communautaire lorsque Silvio Proto, que d'aucuns nomment le titulaire (? !), reviendra dans le circuit... Et je regarde le classement même si René s'en fout. Ce n'est pas la bouteille à encre prétendue, ou alors il s'y trouve au moins deux encres bien distinctes : celle des cinq premiers qui vont se partager beaucoup de points, et celle des trois derniers (les voisins de la mer Caspienne) qui n'en arracheront guère qu'entre eux. Via cette lecture-là, faut admettre que nous ne sommes nulle part : la Belgique est seule à avoir récolté jusqu'ici zéro point face à ses rivaux du haut, et seule avec la Finlande à avoir déjà égaré deux points face aux humbles du bas. Restent dix rendez-vous : les trois matches retour face à ces humbles sans faire de conneries, et les sept autres avec l'obligation, selon mon petit doigt, de prendre 15 unités... Ce ne sera pas du gâteau. Ni de la tarte. Ni du tout cuit. par Bernard Jeunejean