Ça a duré beaucoup plus longtemps qu'il ne le pensait mais juste avant le derby, l'Antwerp a enfin reçu le feu vert des autorités locales et a pu exploiter la capacité totale de son stade, dimanche. Tous les sièges n'étaient pas occupés mais le Bosuil a retrouvé l'ambiance des grands jours contre le Beerschot-Wilrijk, qui a été menaçant à quelques reprises mais a surtout subi la loi du plus fort.
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Ça a duré beaucoup plus longtemps qu'il ne le pensait mais juste avant le derby, l'Antwerp a enfin reçu le feu vert des autorités locales et a pu exploiter la capacité totale de son stade, dimanche. Tous les sièges n'étaient pas occupés mais le Bosuil a retrouvé l'ambiance des grands jours contre le Beerschot-Wilrijk, qui a été menaçant à quelques reprises mais a surtout subi la loi du plus fort. Le Bosuil aurait préféré attendre encore un an avant de disputer ce derby car il reste encore beaucoup de débris aux alentours du stade. À l'issue du match, les bus des supporters visiteurs ont eu du mal à démarrer et ont été victimes de plusieurs jets de pierres, qui ont fait des blessés et provoqué des arrestations. Toutefois, la police a préféré se faire très discrète. Dans un passé déjà lointain, les matches à risques entraînaient inévitablement des scènes faisant penser à des révoltes ou à des manifestations violentes : un hélicoptère survolait le stade, il y avait des chevaux, des barricades et la police était en tenue de combat. Rien de tout ça pour ce match-ci : beaucoup d'agents étaient en civil et on n'a jamais eu l'impression de pénétrer dans un territoire en guerre. Le trafic n'était même pas perturbé. Pas plus, d'ailleurs, que trois heures plus tard pour Anderlecht-Club Bruges. Malgré l'importance des enjeux, on n'a plus assisté à des scènes de violence comme il y a dix ou quinze ans. Czernia, Davidovic, Pivaljevic, Desaeyere, Leleu, Van Britsom, Van Acker, anciens joueurs et entraîneurs étaient nombreux dimanche à ce premier derby à enjeu depuis 2004. Le dernier derby, le 18 juillet 2010, était un match amical. L'Antwerp soigne toujours ses légendes. Elles peuvent obtenir des billets, elles sont tenues au courant de ce qui se passe dans leur ancien club et le speaker du stade annonce toujours leur présence. Regi Van Acker, actuellement coach de Deinze, en D1 amateurs, a entraîné l'Antwerp à deux reprises : en D1 de 1998 à 2001 et un cran plus bas en, 2005-2006. Ses impressions ? " C'est un tout autre Antwerp. Un nouveau look, de nouvelles infrastructures, une autre direction. On voit qu'il a de l'argent. Le terrain est top. Ce n'était pas le cas de mon temps. Je venais de Courtrai et je n'en croyais pas mes yeux : la pelouse n'était même pas tondue. La bête s'est enfin éveillée. " William Owusu, le Ghanéen de 28 ans, est l'homme du match : il a inscrit les deux buts. Il a failli jouer pour Deinze. Van Acker : " On m'en avait dit beaucoup de bien à Westerlo et quand il s'est retrouvé sur une voie de garage à l'Antwerp, hué par ses supporters, nous avons discuté avec Patrick De Cuyper. C'est un avant embêtant pour l'adversaire, très utile. L'Antwerp a un bon niveau. De la puissance, un jeu un peu anglais, mais avec un meilleur football que je ne le pensais. "