Après Emile Mpenza, transféré pour 350 millions du Standard à Schalke 04, Peeters est devenu, l'été passé, le joueur le plus cher du royaume. Une belle revanche pour le grand échalas en qui bien peu, à Lierre, voyaient un avenir dans le monde du football, jadis : "Je suis heureux, en effet, d'avoir pu confondre tous mes détracteurs. A la chaussée du Lisp, j'ai fait partie, jadis, de la même levée que Dirk Huysmans et Karel Snoeckx. En classes d'âge, il n'y en avait jamais que pour ce duo-là. Moi-même je faisais figure de quantité négligeable à côté...

Après Emile Mpenza, transféré pour 350 millions du Standard à Schalke 04, Peeters est devenu, l'été passé, le joueur le plus cher du royaume. Une belle revanche pour le grand échalas en qui bien peu, à Lierre, voyaient un avenir dans le monde du football, jadis : "Je suis heureux, en effet, d'avoir pu confondre tous mes détracteurs. A la chaussée du Lisp, j'ai fait partie, jadis, de la même levée que Dirk Huysmans et Karel Snoeckx. En classes d'âge, il n'y en avait jamais que pour ce duo-là. Moi-même je faisais figure de quantité négligeable à côté d'eux. La preuve : alors qu'ils durent tous deux signer leur premier contrat, en bonne et due forme, dans le bureau présidentiel, je fus appelé à parapher le même document sur le capot de la voiture de mon père. C'est assez dire si les responsables sportifs lierrois me tenaient en haute estime à cette époque. Il n'en allait d'ailleurs pas autrement auprès du staff technique de l'équipe première. Quand Johan Boskamp débarqua au Lierse, autrefois, il avisa le Comité des Jeunes qu'il n'avait aucune utilité d'un escogriffe en sabots, comme moi, et qu'il fallait donc me transférer. Mon bonheur, ce fut Neel De Ceulaer. Le manager du Lierse croyait dur comme fer en moi et son obstination m'a probablement sauvé. Par la suite, lorsque Barry Hulshoff a repris les rênes au plus haut niveau, j'ai eu droit à un premier bail en tant que stagiaire. Mais au moment de discuter d'un premier contrat professionnel, en 1996, ce furent à nouveau les mêmes rengaines. Le président Freddy Van Laer ne comprenait pas que je refuse les quelques dizaines de milliers de francs bruts qu'il me proposait : -Comme si on allait se presser au portillon pour un joueur comme toi... Roda ne l'entendait manifestement pas de la même oreille et, au bout de la même saison, je suis parti gratuitement à Kerkrade, avant d'être transféré à prix d'or à Vitesse Arnhem". Le Lierse s'est fourvoyé sur son compte comme Anderlecht, récemment, avec Didier Dheedene : "Dans les deux cas, les clubs ont voulu patienter jusqu'au tout dernier moment avant de faire une offre, conscients, sans doute, qu'ils étaient en position de force. Mais tout peut changer très vite. Pour ce qui est de Didier Dheedene, ce fut évidemment son parcours fantastique avec Anderlecht en Ligue des Champions agrémenté d'un but capital contre le PSV Eindhoven. Chez moi, il y eut la même métamorphose sous la coupe d' Eric Gerets, en 1996-97. En début d'exercice, j'étais encore réserviste plus souvent qu'à mon tour, cette saison-là. Mais, au fil des mois, je m'étais alors mué en un titulaire indiscutable, suscitant également les convoitises çà et là. Avec les conséquences que l'on sait. Pourtant, comme Dheedene au Sporting, je n'étais pas mécontent de mon sort à Lierre. Si la direction avait fait un geste en ma faveur, c'est sûr que j'aurais rempilé là-bas. En voulant se montrer parcimonieux avec moi, le club a vraisemblablement loupé l'occasion de réaliser une affaire financière juteuse. J'ai cru comprendre que, faute de liquidités, les plans de rénovation du Lisp avaient été reportés. Avec 275 millions, le club aurait eu une fameuse poire pour la soif".