Depuis Zolder 2002, enlevé par Mario Cipollini, la Belgique n'a plus accueilli de Mondial sur route. C'est une éternité pour un pays fou de la petite reine. " Les amateurs de cyclisme peuvent commencer à rêver ", déclare Rik Debeaussaert, le président du comité qui a posé sa candidature à la mise sur pied du Mondial 2018. " La fédération belge va transmettre notre dossier à l'UCI, qui attribuera l'organisation l'année prochaine. "
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Depuis Zolder 2002, enlevé par Mario Cipollini, la Belgique n'a plus accueilli de Mondial sur route. C'est une éternité pour un pays fou de la petite reine. " Les amateurs de cyclisme peuvent commencer à rêver ", déclare Rik Debeaussaert, le président du comité qui a posé sa candidature à la mise sur pied du Mondial 2018. " La fédération belge va transmettre notre dossier à l'UCI, qui attribuera l'organisation l'année prochaine. " En 2007, Debeaussaert était déjà la plaque tournante de l'inoubliable Mondial de cyclocross de Hooglede-Gits. Il a tenté, en vain, d'obtenir le Mondial sur route 2012, couru à Valkenburg, et 2013, attribué à Florence. " Nous voulions alors organiser toutes les courses en Flandre- Occidentale. En 2018, pour marquer la fin de la commémoration de la Première Guerre mondiale, nous comptons impliquer toute la Flandre, voire tout le pays, pour faire du cyclisme l'ambassadeur de la paix. " Il y aurait un contre-la-montre par équipes de Gand à Bruges et des contre-la-montre individuels de Bruges à Ostende ou Knokke. Pour les courses sur route, il y a deux options : départ à Bruxelles pour les élites masculines ou à Louvain pour les autres catégories, avec arrivée à Namur, où il y aurait un circuit local passant par la Citadelle. Ou alors départ quelque part en Flandre-Occidentale avec arrivée à Renaix, comme lors des fameux Mondiaux 1963 et 1988. Les organisateurs espèrent ainsi contrer la critique de l'UCI, qui juge le circuit flandrien trop peu sélectif, et obtenir des subsides des différents gouvernements du pays. On estime à 20 millions d'euros le coût d'une telle organisation. Le comité compte demander aux gouvernements les 8 millions dus à l'UCI. Les précédents gouvernements flamand et fédéral avaient promis chacun deux millions en cas d'organisation belge en 2012 ou en 2013. Reste à voir si, compte tenu des économies budgétaires à réaliser, les gouvernements rééditeraient leur promesse. " Côté wallon, l'enthousiasme est grand, en tout cas ", constate Debeaussaert. " J'attends une invitation du ministre flamand du Sport, Philippe Muyters, pour discuter du dossier, avant de faire pareil avec le nouveau gouvernement fédéral. " Actuellement, il n'y a qu'un seul candidat connu pour 2018 : Innsbruck, en Autriche. La station de ski est également en concurrence avec Bergen, en Norvège, pour l'organisation 2017. L'année prochaine, le Mondial a lieu à Richmond, aux Etats-Unis, et en 2016, c'est au tour de Doha, au Qatar. PAR BENEDICT VANCLOOSTER