La Belgique à un tournant

En plus de l'élimination pour le Mondial 2006, l'équipe nationale belge de football doit se trouver un nouveau coach. Evidemment, les pronostics vont bon train et alimentent presque quotidiennement les pages sportives de nos journaux. Dans notre petit pays, le communautaire risque à nouveau d'influencer cette désignation. Mais est-ce vraiment le problème majeur que de trouver quelqu'un de compétent pour encadrer nos internationaux A ?
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En plus de l'élimination pour le Mondial 2006, l'équipe nationale belge de football doit se trouver un nouveau coach. Evidemment, les pronostics vont bon train et alimentent presque quotidiennement les pages sportives de nos journaux. Dans notre petit pays, le communautaire risque à nouveau d'influencer cette désignation. Mais est-ce vraiment le problème majeur que de trouver quelqu'un de compétent pour encadrer nos internationaux A ? Le mal est beaucoup plus profond que cela et à ce propos, j'ai particulièrement apprécié le discours d' Alain Courtois, invité du Week-end sportif au lendemain de la défaite de nos Diables face à l'Espagne. Il déclarait que celui qui ne voyait pas qu'il existait un problème au niveau de la formation en Belgique avait besoin d'une canne blanche et d'un bon chien. Son analyse allait plus loin en parlant du développement du sport à l'école quasi inexistant chez nous. Qui va prendre les choses en main dans ce domaine ? Certainement pas les gens en place actuellement qui déclarent ( Michel Sablon en tête récemment sur les antennes de Bel RTL) que notre formation ne va pas si mal que cela et que beaucoup de choses se sont améliorées depuis quelques années. L'autocritique et la remise en question permettent d'avancer dans la vie en général et dans le sport en particulier. Regardons-nous dans un miroir et disons-nous que pour favoriser l'éclosion des jeunes belges nous faisons fausse route et qu'une refonte totale de nos structures, de notre encadrement et de nos règlements est une obligation immédiate. Il existe, paraît-il, un Plan Preud'homme à cet effet et j'espère que l'arrivée de Michel à la Fédération va faire bouger les choses. Je me réjouis de découvrir le contenu de ce plan mais surtout sa réalisation, son application et les moyens financiers et humains pour le mettre en place. La date de Belgique-Espagne coïncidait avec mon premier week-end sans coaching et j'ai décidé d'en faire un week-end sans football. Je me suis donc rendu, le samedi soir, au Hall du Paire pour assister à l'ouverture du championnat de basket afin d'y vivre le match Pepinster-Anvers. Les Pépins ont mis en place depuis quelques années une politique de formation des jeunes qui commencent à porter ses fruits. Le club doit former des jeunes afin de pouvoir boucler le budget (tous les clubs belges de foot se trouvent devant la même obligation) et les transferts d' Axel Hervelle et de Nedzad Sinanovic au Real de Madrid vont dans ce sens-là. Pour le match contre Anvers, l'absence du distributeur Lamont McIntosch blessé pour huit semaines a débouché sur la titularisation de Geoffrey Hockins (17 ans). Pepinster aurait pu faire signer un autre meneur de jeu pour deux mois mais c'est contre la politique du club. Ce soir-là, Anthony Chada (16 ans) a disputé aussi quelques minutes. Et cela n'a pas empêché Pepinster de s'imposer... Les cas Vincent Kompany et Anthony Vanden Borre sont les arbres qui cachent la forêt. Puissent nos clubs pros de foot s'inspirer des gens du bord de la Hoëgne ! étienne delangreLA FORMATION, L'AVEUGLE, SA CANNE, SON CHIEN ET LE PLAN PREUD'HOMME