Il y a un mois, les Bolton Wanderers ont été éjectés de la First Division. Ils vont entamer la saison prochaine en League One avec douze points de pénalité, le club ayant été placé sous tutelle suite à des problèmes de paiement. L'événement est passé inaperçu, dans l'euphorie de la qualification de quatre phalanges anglaises pour les finales européennes et celle de l'Angleterre pour la phase finale de la Ligue des Nations. Pourtant, il fait réfléchir : la base de la pyramide serait-elle en train de vaciller ?

Oui et non. Les problèmes de Bolton ne sont pas un phénomène neuf en Angleterre. Un moment donné, le club a dû fermer son centre d'entraînement faute de boissons et d'alimentation, il a récolté des bons d'achat et les supporters ont organisé une marche parrainée pour payer le staff. La pénalité n'est pas neuve non plus : en 2007, Leeds a écopé de quinze points et en 2008, Luton a été pénalisé de trente unités. Coventry, un autre grand nom, n'est toujours pas remis de deux départs consécutifs avec dix points de pénalité en 2013 et 2014.

On doit quand même s'interroger sur la viabilité du football professionnel anglais, qu'il s'agisse de la Premier League, où les six meilleurs focalisent toute l'attention, mais surtout dans les séries inférieures. Si la norme de viabilité est de 5.000 supporters par match en League Two (D4) et de 10.000 en League One, 36 des 48 clubs ne l'ont pas atteinte la saison écoulée. La Championship rame aussi, bien qu'elle ait joui d'une assistance supérieure à la saison précédente grâce à la présence de quelques clubs populaires, comme Aston Villa et Leeds.

On n'envisage pas encore de réduire le nombre de clubs professionnels. En trente ans, il n'y a eu que deux disparitions : Aldershot et Maidstone. D'autres sont revenus sous une autre forme, souvent grâce au soutien de leurs fans.

Il y a un mois, les Bolton Wanderers ont été éjectés de la First Division. Ils vont entamer la saison prochaine en League One avec douze points de pénalité, le club ayant été placé sous tutelle suite à des problèmes de paiement. L'événement est passé inaperçu, dans l'euphorie de la qualification de quatre phalanges anglaises pour les finales européennes et celle de l'Angleterre pour la phase finale de la Ligue des Nations. Pourtant, il fait réfléchir : la base de la pyramide serait-elle en train de vaciller ? Oui et non. Les problèmes de Bolton ne sont pas un phénomène neuf en Angleterre. Un moment donné, le club a dû fermer son centre d'entraînement faute de boissons et d'alimentation, il a récolté des bons d'achat et les supporters ont organisé une marche parrainée pour payer le staff. La pénalité n'est pas neuve non plus : en 2007, Leeds a écopé de quinze points et en 2008, Luton a été pénalisé de trente unités. Coventry, un autre grand nom, n'est toujours pas remis de deux départs consécutifs avec dix points de pénalité en 2013 et 2014. On doit quand même s'interroger sur la viabilité du football professionnel anglais, qu'il s'agisse de la Premier League, où les six meilleurs focalisent toute l'attention, mais surtout dans les séries inférieures. Si la norme de viabilité est de 5.000 supporters par match en League Two (D4) et de 10.000 en League One, 36 des 48 clubs ne l'ont pas atteinte la saison écoulée. La Championship rame aussi, bien qu'elle ait joui d'une assistance supérieure à la saison précédente grâce à la présence de quelques clubs populaires, comme Aston Villa et Leeds. On n'envisage pas encore de réduire le nombre de clubs professionnels. En trente ans, il n'y a eu que deux disparitions : Aldershot et Maidstone. D'autres sont revenus sous une autre forme, souvent grâce au soutien de leurs fans.