Quand va-t-on enfin voir clair dans ce que la justice reproche au Standard de Liège ? Et quand les supporters des Rouches pourront-ils enfin dormir sur leurs deux oreilles ? Quand Luciano D'Onofrio a été inculpé il y a dix jours par le juge financier Philippe Richard, on s'est souvenu de ce que répétait toujours Pierre François, le directeur général du club, à chaque perquisition ou interrogatoire de son vice-président exécutif : " C'est pour des faits concernant Monsieur Luciano D'Onofrio avant son arrivée au Standard de Liège ".
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Quand va-t-on enfin voir clair dans ce que la justice reproche au Standard de Liège ? Et quand les supporters des Rouches pourront-ils enfin dormir sur leurs deux oreilles ? Quand Luciano D'Onofrio a été inculpé il y a dix jours par le juge financier Philippe Richard, on s'est souvenu de ce que répétait toujours Pierre François, le directeur général du club, à chaque perquisition ou interrogatoire de son vice-président exécutif : " C'est pour des faits concernant Monsieur Luciano D'Onofrio avant son arrivée au Standard de Liège ". Cette fois, le juge Richard a inculpé pour faux et usages de faux les trois derniers directeurs généraux du club dont un Pierre François toujours en fonction. Alors que François se doit d'être le garant de la légalité à Sclessin, le voir inculpé a de quoi faire frémir. Certes, la sérénité du D.G. face à cette information donne l'impression de renforcer la présomption d'innocence, mais une fois encore : vite que la lumière soit faite ! Pierre François s'exprime plus loin dans ce numéro, précisant qu'il s'agissait de faits qui se sont déroulés avant qu'il ne soit en charge des transferts au Standard. La question qui brûle les lèvres est de savoir s'il existe un risque de voir des joueurs inculpés aussi ? Même si on se perd facilement dans les arcanes du système D'Onofrio, on ne peut s'empêcher de penser qu'une grande lessive a été lancée par un juge craint à Liège par ceux qui ont quelque chose à se reprocher sur le plan fiscal. Ce n'est pas par lui que le scandale arrive, il ne fait que le révéler, éventuellement. Au Standard, depuis la reprise par Roland Duchâtelet, les nouvelles ne sont pas bonnes, la foudre menace. Et dans trois semaines, ce sont les préliminaires de Champions League. Le club a un staff technique, mais on ne sait toujours pas quels joueurs vont rester ou partir. Une chose est sûre : aucun club ne veut payer ce que le Standard demande pour AxelWitsel, StevenDefour, Sinan Bolat ou EliaquimMangala. Surévaluation ou crise des subprimes ? On ne va plus jamais faire le coup de MarouaneFellaini, vendu à Everton pour 20 millions il y a trois ans ! Le Standard rêve s'il espère 15 millions pour Witsel. Et Anderlecht fait de même en en voulant cinq de plus pour Romelu Lukaku. Dans le monde entier, c'est la même litanie : le prodige brésilien Neymar (19 ans) a une étiquette de 45 millions d'euros accrochée par son club, Santos. Les seuls qui sont capables de payer ça seraient Chelsea, Manchester City ou le Real Madrid. Et le Barça ? Il ne peut dépenser plus de cette somme vu ses dettes et veut absolument Cesc Fabregas, qui en coûterait au moins la moitié. Mais bon, la période de mercato est loin d'être terminée. Et ça énerve les coaches, comme Frankie Vercauteren : le champion, Genk, n'est pas sûr de garder tout le monde. Le championnat belge reprend le 30 juillet et on se demande qui a son équipe définitive à part le Club Bruges. Chez les Mauves, les nouvelles ne sont pas fort rassurantes non plus. Ronald Vargas a été engagé mais ne rejouera qu'à la Toussaint et Roland Juhasz est blessé à la cuisse et devrait être opéré. On se demande aussi ce que le coup de poker Lucas Biglia va donner. On a retardé son opération à l'épaule pour lui permettre de jouer la Copa America avec l'Argentine, le mettre en vitrine et bien le vendre ensuite. Ce serait le comble qu'Anderlecht doive le garder et le faire opérer avant qu'il rejoue... Et puis il y a - toujours - le cas Jonathan Legear. Mais qui compte encore sur lui au club ? Période classique constellée de points d'interrogation, autant se rabattre sur la Copa America où, dans l'hiver sud-américain, l'Argentine organisatrice peut voir tous réunis, sur son sol, ses vedettes expatriées en Europe. Le public albiceleste a de la chance : il peut se mettre des matches sous la dent. Et parler foot, rien que foot...JOHN BAETELes transferts de Witsel et Lukaku ? Impossible de refaire le coup de Fellaini...