Eupen, le Bayern belge?

Dans notre numéro de la semaine dernière, un reportage sur Eupen avait pour titre: "Nous sommes la Bavière belge". Pas exactement, en fait. Le journaliste de la région qui faisait ce parallèle ne parlait pas de la Bavière en général mais du Bayern en particulier. Avec cet argumentaire: à Eupen comme à Munich, on a l'impression que toutes les excuses sont bonnes pour ne pas se déplacer au stade. Même si ça ne saute pas aux yeux quand on voit les assistances moyennes à l'Allianz Arena. Mais pour ce journaliste, c'était suffisant pour qu'on puisse comparer les deux clubs, "toutes proportions gardées". Évidemment. Il n'empêche que le club germanophone a déplacé 176 supporters à Gand, dimanche, pour un match sur le coup de 21 heures. Il faut remonter loin pour trouver trace d'un tel engouement pour un aussi...

Dans notre numéro de la semaine dernière, un reportage sur Eupen avait pour titre: "Nous sommes la Bavière belge". Pas exactement, en fait. Le journaliste de la région qui faisait ce parallèle ne parlait pas de la Bavière en général mais du Bayern en particulier. Avec cet argumentaire: à Eupen comme à Munich, on a l'impression que toutes les excuses sont bonnes pour ne pas se déplacer au stade. Même si ça ne saute pas aux yeux quand on voit les assistances moyennes à l'Allianz Arena. Mais pour ce journaliste, c'était suffisant pour qu'on puisse comparer les deux clubs, "toutes proportions gardées". Évidemment. Il n'empêche que le club germanophone a déplacé 176 supporters à Gand, dimanche, pour un match sur le coup de 21 heures. Il faut remonter loin pour trouver trace d'un tel engouement pour un aussi long déplacement. Le classement actuel d'Eupen y est évidemment pour beaucoup. Eupen, encore. La semaine passée, une équipe de jeunes de l'Arminia Bielefeld a disputé un match amical à Jette. Bielefeld, c'est un club par lequel Stefan Krämer est passé. Ce club est carrément tatoué sur son torse. Quand on a demandé à ces gamins s'ils connaissaient l'actuel entraîneur des Pandas, la réponse a fusé: oui, évidemment. Et certains ont alors demandé où il était aujourd'hui. Quand on leur a parlé d'Eupen, ils ont été surpris. Ils n'ont jamais entendu parler de cette équipe, ils sont incapables de situer Eupen sur une carte. Il y en a qui ont alors demandé dans quelle division Eupen était actif. Il a suffi de leur expliquer que le club jouait la tête dans la même division que le Standard, Anderlecht et Bruges, et il fallait voir leurs réactions! Vincent Kompany n'était pas d'humeur taquine après le nul à Saint-Trond. Autant il a l'habitude de protéger ses troupes, autant il avait bien le seum dimanche après-midi. Il y a eu ces petites phrases bien senties: "Je peux être calme dans beaucoup de situations, mais je peux vous promettre qu'il y a des choses que je n'accepte vraiment pas. Chaque semaine, il y a une grosse concurrence entre mes joueurs offensifs. Il y en avait beaucoup qui étaient en forme... avant le match." Il a enchaîné par un "Beaucoup de joueurs n'ont pas atteint notre niveau" et aussi "Et moi, je suis responsable du fait que les joueurs atteignent leur niveau". Après quatre nuls consécutifs, Anderlecht accueille le Beerschot, dimanche. Et là, ça doit passer. Quand même. Le bureau suisse de statistiques CIES a comptabilisé le nombre de joueurs expatriés dans les 31 principaux championnats en Europe. Pas moins de 474 clubs ont été pris en compte. Deux équipes seulement n'ont pas aligné un seul joueur étranger entre l'ouverture de la saison et la fin du mois de septembre: le FK Desna (Ukraine) et l'Athletic Club (Espagne). À l'opposé, l'Aris Salonique a fait jouer 98,4% d'expats, suivi de trois clubs chypriotes, puis à nouveau un Grec. Trois équipes bien connues sont aussi dans le top 10: les Rangers, Udinese et Chelsea. Côté belge, c'est Seraing qui en fait jouer le plus (79,8%). Après, on trouve Courtrai, le Cercle, Ostende et Genk. Malines est le club de D1A qui fait le moins appel à de la main-d'oeuvre étrangère (44,4%). C'est l'une des trois équipes belges, avec le Club Bruges et Zulte Waregem, qui aligne moins d'étrangers que de Belges. "Arrivé au club avec les coudées franches pour former un groupe et un staff compétitif, l'ancien Diable rouge n'a pas répondu aux attentes de la direction du club. Avec des résultats sportifs qui ont plongé le club dans les abîmes de D1B, la direction se devait de réagir et de prendre une décision forte. C'est chose faite." C'est une partie du communiqué officiel de l'Excel Mouscron annonçant la fin de la collaboration avec Mbo Mpenza, quelques jours après le C4 remis à Enzo Scifo. Généralement, quand il y a séparation, le ton est courtois et la direction met l'accent sur ce que les bannis ont apporté. On a aussi l'habitude de placer un mot de remerciement. Ici, pas! Et Émile passe aussi à la lessiveuse. Deux points sur 24, c'est le bilan des Hurlus.