Mains Propres et temps perdu

La presse flamande en remet une couche et révèle de nouvelles informations étonnantes dans le dossier Mains Propres. On apprend ainsi que beaucoup de temps a été perdu. Dès 2013, un rapport incriminait Dejan Veljkovic, Herman Van Holsbeeck, Mogi Bayat, Peter Maes et Laurent Denis. Il y était question de fraude financière à grande échelle, mais aussi de falsification de matches. Il a fallu attendre 2018 pour que des interpellations aient lieu. Huit ans après un rapport accablant, il n'y a donc toujours pas de verdicts.
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La presse flamande en remet une couche et révèle de nouvelles informations étonnantes dans le dossier Mains Propres. On apprend ainsi que beaucoup de temps a été perdu. Dès 2013, un rapport incriminait Dejan Veljkovic, Herman Van Holsbeeck, Mogi Bayat, Peter Maes et Laurent Denis. Il y était question de fraude financière à grande échelle, mais aussi de falsification de matches. Il a fallu attendre 2018 pour que des interpellations aient lieu. Huit ans après un rapport accablant, il n'y a donc toujours pas de verdicts. C'est le thème chaud suite aux deux défaites des Diables en Ligue des Nations. Faut-il toujours laisser les clés du camion à Roberto Martínez? Est-il encore le coach de la situation pour nous faire gagner un trophée? Il en prend pour son grade depuis quelques jours. En radio, sur Vivacité, Nordin Jbari s'est lâché: "On n'a jamais rien gagné, c'était important de gagner ce tournoi, même si ce n'était pas un EURO ou une Coupe du monde. Ça nous aurait enlevé ce complexe qu'on a face à des grosses équipes (...) Est-ce que dans ce pays, on a le droit de remettre en cause, d'analyser, de trouver des faiblesses, ou de donner des explications sur un entraîneur? En France, Didier Deschamps a été champion du monde, il a raté l'EURO et il s'est fait massacrer. Ici, on a l'impression qu'il y a plein de gens qui n'osent pas parler de Martínez. Il y a eu une Coupe du monde, un EURO, ici la Ligue des Nations, et ça n'a pas marché." En télé, sur RTL, Philippe Vande Walle s'est lui aussi débridé: "Moi, je changerais d'entraîneur. Je ne le dis pas agressivement. Un couteau qui ne coupe plus, il faut l'aiguiser et le changer. Il faut créer une nouvelle dynamique et je pense à Michel Preud'homme pour remplacer Roberto Martínez (...) C'est un coach qui peut gueuler quand il le faut. Notre ami Roberto, c'est lisse, c'est toujours content. On perd, on est content. On est toujours content. Je voudrais voir un peu plus d'agressivité." Dans Het Laatste Nieuws, notre ancien consultant Marc Degryse est plus soft: "La continuité, c'est important. C'est clair que Martínez a fait des choses qui ne me plaisent pas. Il n'a pas marqué des points à l'EURO, et ces derniers jours ça a été la même chose. Mais il doit continuer jusqu'au Qatar. Qui pourrait le remplacer? Je n'ai pas de réponse." Par contre, pour le plus long terme, il a une idée: "En deux ans et demi, Vincent Kompany a beaucoup évolué dans le métier d'entraîneur. Il a encore une longue route à parcourir mais si ça ne dépendait que de moi, il se retrouverait un jour à la tête de l'équipe nationale." Le Witgoor Dessel, club de la province d'Anvers, vient d'être condamné à une amende de 2.500 euros. Une sanction qui tombera s'il met sur pied une campagne contre le racisme. Les faits: dans le match de Coupe contre l'Olympic Charleroi, en août, quelqu'un aurait crié "Retourne en Ouganda" à un joueur carolo qui était au sol. L'arbitre est sûr de lui, il a bien entendu ces mots et a rédigé un rapport. La direction du club flamand se défend. Ce n'est pas "Ouganda" qui aurait été prononcé mais " Hoe kan dat?" (traduction: comment est-ce possible? ). C'est parole contre parole. Le président du Witgoor explique: "Si quelqu'un a prononcé ça, on doit lui faire payer l'amende, mais comment l'identifier?" Mais il n'y aura au final pas d'amende parce que Dessel va effectivement lancer une initiative contre le racisme. 19 septembre: le Standard perdait le Clasico sur sa pelouse, en terminant le match à neuf. Les joueuses de Liège auraient pu venger les mecs le week-end dernier, mais ça n'a pas mieux marché. C'était pourtant bien parti, elles ont mené à Bruxelles après six minutes. Le Standard a fini la rencontre à dix et le score est sans appel: 4-1, avec un doublé de Tessa Wullaert. Avec cette victoire, Anderlecht passe devant le Standard à la troisième place.