Les Vanzeir encore et encore

Dans notre numéro de la semaine passée, on vous racontait que Luna Vanzeir avait marqué le but de la victoire pour OHL contre La Gantoise. Puis que son frère Dante avait scoré dès la première minute du match de l'Union Saint-Gilloise contre Malines. Un week-end faste, donc, pour la famille. Même si l'USG avait fini par perdre son match.
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Dans notre numéro de la semaine passée, on vous racontait que Luna Vanzeir avait marqué le but de la victoire pour OHL contre La Gantoise. Puis que son frère Dante avait scoré dès la première minute du match de l'Union Saint-Gilloise contre Malines. Un week-end faste, donc, pour la famille. Même si l'USG avait fini par perdre son match. Le week-end dernier, ils ont fait beaucoup mieux encore. Samedi soir, Dante a mis le feu à la défense du Standard. Et a inscrit trois buts. Le lendemain, Luna s'est apparemment dit qu'il n'aurait pas le monopole. Alors, elle en a mis trois aussi contre Alost. Les footballeurs n'ont pas toujours les formules les plus percutantes à l'interview. Année après année, ils sont de plus en plus briefés et bridés par les départements communication des clubs. Un gars comme Simon Mignolet n'est pas mauvais dans l'exercice, c'est sûrement le fruit de son éducation et de son intelligence. Pourtant, il est lui aussi tombé dans le piège de la phrase qui ne sert pas à grand-chose, ce dimanche. Interrogé après la branlée prise par Bruges à Gand, il a osé ce cliché: "Quand tu es vite mené 3-0 dans un match pareil, tu sais que ça va être difficile." Sérieux? On peut comprendre le raisonnement de John van den Brom quand il s'étonne que deux piliers de Genk, Théo Bongonda et Bryan Heynen, ne soient toujours pas repris chez les Diables rouges. Avec la forme qu'ils tiennent depuis plusieurs mois, ils ne feraient pas tache. VDB pourrait se contenter de dire qu'il ne comprend pas tout. Mais le discours qu'il a tenu publiquement en fin de semaine dernière risque de ne pas plaire à Roberto Martínez. Parce qu'il y a quelques petites piques. Lisez plutôt: "Mes deux joueurs commencent carrément à en rire, ça veut tout dire." Ou encore: "Qu'est-ce qu'ils doivent faire de plus pour être sélectionnés, et pas simplement être dans la présélection pour faire semblant?" Ce n'est pas fini: "Tu ne peux pas raconter indéfiniment qu'ils sont proches de l'équipe nationale. C'est ce qu'il dit chaque fois. Il faut qu'il trouve autre chose." Et la dernière pour la route: "L'EURO n'a quand même pas été une grande réussite. On était curieux de voir s'il allait changer quelque chose. Mais il n'a rien changé. Quand il dit qu'il prend des joueurs qui sont bons avec leur club, ce n'est pas vrai." Pas sûr qu'il soit le meilleur avocat des deux gars. Les retours de Mbo et Émile Mpenza, le come-back d' Enzo Scifo, ça n'a amené que des commentaires positifs. Plus globalement, c'était quelque part le retour de l'âme du club après tant de saisons où toutes les décisions étaient prises par des gens d'un peu partout, parfois du bout de l'Europe. L'Excel a été présenté comme un candidat au titre en D1B, on a entendu que les nouveaux patrons sportifs avaient construit "une équipe pour monter". Mais le départ est dramatique: trois matches, autant de défaites, plus mauvaise attaque, pire défense. Les Hennuyers n'ont encore marqué qu'un but. Sur penalty encore bien. Depuis le décès de Franck Berrier, il y avait déjà eu des hommages un peu partout dans nos stades. Mais le match Ostende-Zulte Waregem de ce dimanche, c'était vraiment le cadre idéal pour le mettre à l'honneur. Deux anciens coéquipiers, Michael Siani et Kevin Vandendriessche (qui était super proche de Berrier) se sont déplacés pour donner le coup d'envoi. C'était la totale, en fait. Des tifos. Un maillot floqué à son nom déposé sur le terrain. Et les joueurs des deux équipes qui portaient un maillot Berrier quand le match a commencé. Pour mieux comprendre, il suffit de rappeler la production totale du Français avec ces deux clubs: 43 buts et (surtout) 94 assists en 282 matches.