Raman vs Kompany, le feu vs l'eau

Et si on cherchait deux profils complètement opposés dans l'histoire contemporaine de notre football, au niveau des personnalités? On pourrait choisir Benito Raman et Vincent Kompany. Le premier a une histoire de bad boy, de footballeur professionnel (ou pas toujours) qui traîne tard dans une salle de snooker la veille d'un match (où il sera mauvais), qui prononce en public des propos homophobes, etc. Le second, on connaît: classe, élégance, jamais d'attaque. Et pourtant, le Vince se sent capable de relancer celui qui a eu besoin d'un déménagement en Allemagne pour se refaire une réputation en dehors des terrains. Sur les terrains aussi d'ailleurs, car chez nous, à part quelques coups d'éclat, il a rarement justifié son statu...

Et si on cherchait deux profils complètement opposés dans l'histoire contemporaine de notre football, au niveau des personnalités? On pourrait choisir Benito Raman et Vincent Kompany. Le premier a une histoire de bad boy, de footballeur professionnel (ou pas toujours) qui traîne tard dans une salle de snooker la veille d'un match (où il sera mauvais), qui prononce en public des propos homophobes, etc. Le second, on connaît: classe, élégance, jamais d'attaque. Et pourtant, le Vince se sent capable de relancer celui qui a eu besoin d'un déménagement en Allemagne pour se refaire une réputation en dehors des terrains. Sur les terrains aussi d'ailleurs, car chez nous, à part quelques coups d'éclat, il a rarement justifié son statut de grand espoir du foot belge. Quand il a dû partir du Standard comme un bandit, personne n'aurait prédit qu'il finirait par taper (de manière très éphémère) dans l'oeil de Roberto Martínez. À partir de cette saison, les gens du VAR agiront depuis le centre national à Tubize, en connexion à (longue) distance avec les stades. Un regroupement qui ne paraît pas illogique. Sauf que ça nous privera désormais de toutes ces anecdotes savoureuses. C'est fini, un bus qui est censé se rendre à un match à Genk, mais prend la direction de Gand (Gent). Une seule petite lettre de différence, mais sur la carte, 150 bornes d'écart quand même. Finis, aussi, ces cars qui arrivaient en retard au stade et obligeaient des arbitres à commencer un match sans l'assistance vidéo. Tout fout le camp, même le romantisme. Depuis le Brexit, il est plus difficile pour un non-Britannique de se faire engager dans un club des îles. Les critères de sélection ont encore été durcis pour l'obtention de l'indispensable permis de travail. Obbi Oulare, qui est pourtant déjà passé par l'Angleterre (et sans laisser des souvenirs inoubliables aux supporters de Watford), s'en est rendu compte. Il était sur le point de signer à Barnsley, un club de Championship et ça a failli capoter notamment parce qu'un de ces critères d'admission est le temps de jeu récent. Et là, il n'a pas fait très fort avec le Standard. Il lui manquait trois points pour que son dossier passe la rampe. Il a été sauvé par un panel qui lui a accordé ces trois petits points. Une épine hors du pied pour la direction du Standard. Où Oulare a confirmé que, depuis son éclosion avec Bruges, c'est difficile pour lui partout où il pose son sac. Aucune équipe de chez nous n'a été épargnée par les contaminations la saison passée. Comme ça va beaucoup mieux entre-temps, on en était arrivé à se demander à quel moment de la nouvelle campagne il y aurait un premier joueur indisponible. Il n'a même pas fallu attendre le lancement du championnat. Le week-end passé, Bruges n'a pas pu aligner Ruud Vormer pour la Supercoupe contre Genk. Le capitaine n'était pas positif, mais cas contact, il avait côtoyé une personne positive. Et c'est reparti. Toujours à Bruges, trois internationaux qui ont "participé" à l'EURO ne devraient pas être dans le groupe pour le premier match de championnat, contre Eupen. Simon Mignolet vient seulement de reprendre l'entraînement après sa blessure au genou qui l'avait obligé à quitter prématurément les Diables. Hans Vanaken reçoit donc du repos, tout comme Eduard Sobol. Pas sûr, maintenant, que ces deux joueurs soient épuisés à cause de ce qu'ils ont presté sur les pelouses du championnat d'Europe. Ils partagent un point commun. Tous les deux, ils ont été en action l'espace... d'une seule minute. Sobol contre la Macédoine du Nord, Vanaken face à la Finlande. Tout le reste du temps, ils n'ont pas décollé du banc ou se sont - au mieux - échauffés un peu.