Retour au Jan Breydel

Des bulles de huit personnes maximum. Pas plus de 2.500 fans par tribune. Et tout au plus 10.000 supporters dans le stade. Le stade de Bruges sera le premier chez nous à accueillir à nouveau un vrai public depuis la deuxième vague du Covid. Ce sera à l'occasion de la Supercoupe contre Genk, ce 17 juillet. Le Jan Breydel pourra ainsi être rempli à un tiers de sa capacité.
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Des bulles de huit personnes maximum. Pas plus de 2.500 fans par tribune. Et tout au plus 10.000 supporters dans le stade. Le stade de Bruges sera le premier chez nous à accueillir à nouveau un vrai public depuis la deuxième vague du Covid. Ce sera à l'occasion de la Supercoupe contre Genk, ce 17 juillet. Le Jan Breydel pourra ainsi être rempli à un tiers de sa capacité. Laszlo Bölöni, Ivan Leko, Franky Vercauteren: aucun des trois n'a vraiment su calmer Didier Lamkel Zé. Tout au plus ont-ils réussi à le rendre efficace sur le terrain par épisodes. Dès le jour de reprise, cet été, le Camerounais a fait des siennes en chicanant sur le timing de ses tests physiques. Brian Priske, le nouveau coach, arrivera-t-il à lui remettre définitivement les pieds sur terre? Le chantier est colossal, mais il veut y croire. "Si tu n'as pas le coeur à l'Antwerp, tu n'as pas ta place ici", a lâché Priske en abordant le dossier. Il a aussi dit ceci: "Celui qui ne veut pas bosser avec le groupe doit s'entraîner à part. Les qualités de Lamkel Zé sont incontestables. Mais si le dernier pourcent dans sa tête ne veut pas... J'ai besoin de joueurs qui courent et se battent pour l'Antwerp. La décision n'est pas seulement dans mes mains." Priske a aussi signalé qu'il était déjà sous le charme de Michel-Ange Balikwisha: "Sa touche de balle, son passing, sa vista... Il va nous valoir beaucoup de plaisir. Son départ chahuté du Standard? Pour moi, il y a toujours deux points de vue dans une histoire comme celle-là. Balikwisha est un gars charmant et tranquille." Et accessoirement une menace pour Lamkel Zé au même poste. Une société a calculé la perte financière pour les clubs des cinq grands championnats à cause de blessures de leurs joueurs les plus coûteux. Et c'est le Real, touché par une multitude de pépins physiques plus ou moins graves la saison passée, qui arrive en tête de ce triste classement. Le calcul se base sur le salaire et le nombre de jours d'indisponibilité des joueurs concernés. Le club de Madrid a perdu près de 45 millions d'euros en rétribuant ses stars non opérationnelles. Le Paris Saint-Germain et Barcelone complètent le podium. Triste nouvelle pour nous: au niveau individuel, c'est Eden Hazard qui a coûté le plus cher à son employeur pendant les périodes où il ne pouvait pas jouer. Avec ses 252 jours d'indisponibilité entre avril 2020 et mars 2021, et avec son salaire hebdomadaire de 475.000 euros, il a coûté près de 17 millions à son employeur. Le journal AS a calculé que pour chaque minute sur le terrain, il avait coûté 40.000 euros au Real. Dans ce classement, derrière Hazard, on trouve Philippe Coutinho (15,7 millions à charge du Barça) et Neymar qui n'a pas été blessé si souvent, mais grimpe dans la liste à cause de son salaire monstrueux à Paris. Une consolation pour nous: Hazard est le seul Belge du top 20. Il y a dix clubs anglais dans le top 20 des trésoriers qui ont le plus morflé. Guillaume Gillet était arrivé en fin de contrat à Charleroi, à 37 ans. Il hésitait à rempiler. S'il le faisait, il devenait le joueur le plus âgé du noyau, suite au départ de Nicolas Penneteau. Il a confié à SudPresse qu'une discussion d'une heure avec le nouvel entraîneur, Edward Still, avait suffi à le convaincre de prolonger. "Ses paroles, son envie de jouer un football total, offensif et le fait de pouvoir jouer plus haut sur un plan personnel, ce n'était pas pour me déplaire." Le Liégeois bosse donc avec un entraîneur qui lui rend sept années à l'état civil. "C'est spécial, mais l'entente est vraiment très bonne", poursuit-il dans le quotidien. "Il y a un respect mutuel et c'est l'occasion de voir un entraîneur dans son premier rôle de T1. Je me prépare aussi pour le futur, j'ai passé mon diplôme et c'est super pour moi de voir comment il travaille au quotidien."