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Il faut croire que les gens de la Fédé étaient d'humeur taquine quand ils se sont penchés sur le cas de Noa Lang et le dossier concernant son chant antisémite lors de la célébration du titre de Bruges en fin de saison passée. Ces gens étaient probablement dans l'euphorie de l'EURO des Diables. Donc, pour avoir chanté "Je préférerais mourir plutôt que d'être un juif du Sporting", il a reçu une sanction "ludique". Ludique comme les fameux chants de supporters de Genk il y a quelques années. Avant début octobre, le Néerlandais de Bruges devra faire une visite de la Caserne Dossin à Malines, lieu de mémoire de l'Holocauste. C'est devenu un musée et un centre de documentation. S'il ne se plie pas à...

Il faut croire que les gens de la Fédé étaient d'humeur taquine quand ils se sont penchés sur le cas de Noa Lang et le dossier concernant son chant antisémite lors de la célébration du titre de Bruges en fin de saison passée. Ces gens étaient probablement dans l'euphorie de l'EURO des Diables. Donc, pour avoir chanté "Je préférerais mourir plutôt que d'être un juif du Sporting", il a reçu une sanction "ludique". Ludique comme les fameux chants de supporters de Genk il y a quelques années. Avant début octobre, le Néerlandais de Bruges devra faire une visite de la Caserne Dossin à Malines, lieu de mémoire de l'Holocauste. C'est devenu un musée et un centre de documentation. S'il ne se plie pas à cette sanction, il sera suspendu deux matches. On a d'abord cru à un fake quand on a reçu le communiqué de l'Union belge. Mais non. La semaine dernière, Zulte Waregem a fêté sa vingtième bougie. La fusion entre les deux clubs a été actée il y a juste deux décennies. L'occasion de se pencher sur quelques records. Comme celui du meilleur buteur de l'histoire de ZW. C'est Mbaye Leye, avec 82 pions. Dont un hat-trick mémorable lors d'une victoire 3-4 sur le terrain du Club Bruges, en 2013. L'actuel entraîneur du Standard a fait trois passages au FC Dury. Où il ne faut plus parler de Stade Arc-en-Ciel, mais d'Elindus Arena. Le naming de stades de foot continue à faire des petits. Sergio Gómez débarque à Anderlecht en provenance de Dortmund. Mais ce qui frappe le plus, c'est son pedigree plus lointain: il a été formé à La Masia, le légendaire centre du FC Barcelone, rien de moins. Une garantie de réussite chez nous? Pas nécessairement. Parce qu'on en a déjà accueilli plusieurs, des enfants de La Masia. Et ils n'ont pas tous laissé un souvenir impérissable. Souvenez-vous de Victor Vázquez, Javi Martos, Mamadou Sylla, Martin Hongla, Adriano. Et faites le tri. Il y a aussi eu du bon et du moins brillant parmi les joueurs venus du centre de formation du Real. Luis García, Raul Bravo, Javier Portillo. On sait que la situation financière du Standard est de plus en plus inextricable. Mais le refrain à Sclessin est à l'apaisement: "Pas de raison de paniquer." On a aussi appris que l'augmentation de capital n'avait pas encore été approuvée à Anderlecht. Elle aurait dû être officielle lors de l'assemblée générale, mais celle-ci n'a pas eu lieu. Là aussi, on rassure: "Pas de panique." Ne pas flipper. Pendant ce temps-là, un groupe américain injecte vingt millions à Bruges et achète 23% des actions pour une trentaine de millions. Ce groupe estime la valeur du Club à 195 millions. C'est beaucoup moins que l'estimation de la direction au moment où il a été question d'entrer en bourse. Bart Verhaeghe et Vincent Mannaert avaient alors dit que le Club valait 500 millions. Il y a maintenant du cash pour compenser une saison déficitaire à cause du Covid, et les patrons actuels restent majoritaires. Tout le monde est gagnant. Felipe Avenatti est déjà la septième arrivée à l'Union depuis l'officialisation du retour en D1A. L'Uruguayen arrive en prêt du Standard. Pour une énième tentative de relance. Son bilan à Sclessin est famélique: cinq buts en quarante matches. Il sort d'un prêt à Antwerp où ça n'a pas mieux marché pour lui: un seul but en huit matches. Les Anversois avaient une option d'achat, ils ne l'ont pas levée, logiquement. Les Bruxellois ont la même option, on verra. Clairement, depuis qu'il avait éclaté à Courtrai, on n'a jamais revu le grand Avenatti. l Pierre Danvoye