Bruges met nos magazines au bac

En milieu de semaine passée, on était au Stade Jan Breydel, dans le bureau d'accueil du Cercle, en attendant une interview de joueur. Surprise sur une petite table: une haute pile de magazines divers, pour les visiteurs qui doivent patienter. Tout en haut de cette pile: le Sport/Foot Magazine et le Sport/Voetbal Magazine sortis le même jour. Sur les deux versions, c'est le Club Bruges qui est en couverture. Le gros titre de la version française: Les invincibles. En version néerlandaise: De onklopbaren. Ça nous amuse et on fait remarquer à un employé que c'est un chouette magazine avec un chouette titre. Sa réponse, tout en finesse: "Tape-les à la poubelle."
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En milieu de semaine passée, on était au Stade Jan Breydel, dans le bureau d'accueil du Cercle, en attendant une interview de joueur. Surprise sur une petite table: une haute pile de magazines divers, pour les visiteurs qui doivent patienter. Tout en haut de cette pile: le Sport/Foot Magazine et le Sport/Voetbal Magazine sortis le même jour. Sur les deux versions, c'est le Club Bruges qui est en couverture. Le gros titre de la version française: Les invincibles. En version néerlandaise: De onklopbaren. Ça nous amuse et on fait remarquer à un employé que c'est un chouette magazine avec un chouette titre. Sa réponse, tout en finesse: "Tape-les à la poubelle." Dans notre numéro de la semaine dernière, on racontait que si Marco Kana ne jouait plus avec Anderlecht, ça s'expliquait peut-être en partie par le fait qu'il combine foot et études supérieures. Mais il y a des joueurs qui réussissent bien cette combinaison. Par exemple Bruno Godeau, qui vient d'obtenir son master en business management à l'ICHEC, un institut bruxellois réputé. En plus d'être brillant devant ses syllabus, il a trouvé une place dans l'équipe de base de Hein Vanhaezebrouck à Gand. Plus personne ne pense à Glen De Boeck, ex- coming man des entraîneurs chez nous. Après ses premiers exploits à la tête du petit Cercle Bruges, il s'est planté partout: Beerschot, Beveren, Mouscron, Lokeren. Il y a juste à Courtrai que ça s'est mieux passé pour lui. Il a aussi fait une courte expérience hors-frontières, à Venlo, où son bilan chiffré a été dramatique (0,44 point par match). Le temps lui semble donc long. Il le passe à analyser, à décrypter, à s'exprimer dans les médias. Mais c'est sur un terrain qu'il voit son avenir. Alors, il a postulé à Anderlecht pour y devenir le remplaçant de Nicolás Frutos comme adjoint. Mais il s'y prend mal. Quand il dit "si Vincent Kompany continue à jouer comme ça, ça n'ira pas" ou "Anderlecht joue de façon verticale, mais dans le mauvais sens", on a envie de lui faire remarquer que ce n'est pas la meilleure façon de faire approuver une candidature spontanée. Michel Verschueren aura nonante ans en mars! Ce qui ne l'empêche pas de rester bien actif sur Twitter. Même après la prestation calamiteuse d'Anderlecht contre Courtrai, il garde le moral et l'optimisme. Les arguments qu'il poste sont limpides: "Le Standard et Genk ont aussi perdu, donc tout est encore possible." Et ceci: "À part Bruges, tous les clubs ont leurs problèmes. Donc tout est possible jusqu'à la dernière journée." Obbi Oulare et Felipe Avenatti continuent d'être furieux d'avoir été éjectés du noyau A du Standard. Il suffirait qu'ils jettent un oeil sur les statistiques de leur remplaçant pour comprendre les raisons. Oulare a disputé 42 matches avec les Rouches pour un total de cinq buts et deux assists, soit une implication dans sept goals. Avenatti a tourné plus ou moins au même rythme: quarante matches, cinq buts, un assist, soit une participation dans six goals. Et donc, leur successeur, João Klauss, n'a rien à voir avec ces stats désastreuses. Lui aussi a déjà été impliqué dans sept goals (quatre buts et trois assists). Tout ça en dix rencontres seulement. Genk est dans le trou depuis plusieurs semaines. Ce week-end, il y a eu une nouvelle défaite à domicile. Mais il y a quand même eu un peu d'animation dans une tribune. La mascotte du club était armée d'une seringue et a fait semblant de piquer un gars déguisé en coronavirus. On fait ce qu'on peut pour animer un stade vide.