Dieu pense quoi de Didier Super?

On n'arrête pas de dire qu'il a un talent rare, mais ses dérapages l'ont carrément fait oublier aux votants. Et donc, Didier Lamkel Zé n'a pas pris un seul point au Soulier d'Or. À Anvers, il continue quand même à faire l'actu. Et puisqu'il est pris à partie par des supporters furieux et exigeant son départ pendant un entraînement avec les Espoirs, la solution est vite trouvée: il est rapatrié dans le noyau A.
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On n'arrête pas de dire qu'il a un talent rare, mais ses dérapages l'ont carrément fait oublier aux votants. Et donc, Didier Lamkel Zé n'a pas pris un seul point au Soulier d'Or. À Anvers, il continue quand même à faire l'actu. Et puisqu'il est pris à partie par des supporters furieux et exigeant son départ pendant un entraînement avec les Espoirs, la solution est vite trouvée: il est rapatrié dans le noyau A. Franky Vercauteren a signalé publiquement qu'il comptait encore sur son Camerounais. Malgré ses frasques. Il paraît qu'il y en a un qui a tiqué en entendant ça: dans une autre vie, Dieumerci Mbokani avait dû dégager d'Anderlecht parce que Franky ne supportait plus ses écarts. La retransmission du "gala" du Soulier d'Or de cette année ne restera pas dans les mémoires. À la télé flamande, il a fallu s'adapter aux conditions sanitaires et ça ne ressemblait pas à grand-chose. Des duplex en veux-tu, en voilà, mais c'était kitsch à fond. Les candidats au trophée qui se rendaient vers le lieu de la cérémonie dans un gros bolide, accompagnés d'une madame sophistiquée (vieille habitude), ça ne le faisait pas trop. Pour couronner ce flop, il y a eu la maladresse d' Antonio Conte qui a laissé tomber (et cassé) le prix remis à Romelu Lukaku. Sale cuvée. En France, le détenteur des droits de la Ligue 1 s'est retiré parce qu'il estimait notamment que le produit proposé - des matches sans public - ne correspondait plus à ce qu'il avait acheté au prix fort. Ce qui menace gravement les finances des clubs. Que va-t-il se passer chez nous, à terme? Le détenteur continuera-t-il à payer indéfiniment? On s'oriente clairement vers des stades vides jusqu'à la fin de la saison. Rien que ça, ça fait baisser la valeur du produit. Mais alors, quand on voit le "spectacle" de samedi dernier, sur des pelouses en partie enneigées et des pans de terrains transformés en bourbier, ça ne ressemble plus à rien. On serait curieux de connaître les audiences de Mouscron - Genk et Ostende - Courtrai. Combien de courageux ont regardé jusqu'au bout? Devant l'écran, en tout cas, c'était à pleurer. Un pousse-ballon à déprimer. John van den Brom aurait voulu reporter le match à Mouscron et l'a fait savoir à l'arbitre qui lui a répondu qu'on allait jouer "parce que le ballon roule." Réponse du coach de Genk: "Mais enfin, un ballon roule toujours, vu qu'il est rond." Pas faux. Les stades vides, ça peut être un inconvénient pour les coaches parce que les rares personnes présentes entendent tout ce qu'ils disent. À ce jeu-là, Vincent Kompany a été le grand perdant du match Eupen - Anderlecht. Plusieurs fois, il s'en est pris à l'arbitre. Ça a commencé au moment où Kemar Lawrence a été exclu - logiquement. Kompany a commencé à mettre une grosse pression sur Alexandre Boucaut au moment où celui-ci visionnait les images. Le règlement prévoit pourtant que quand un joueur presse l'arbitre dans ces moments-là, il doit être sanctionné. Après ça, le coach des Mauves a plusieurs fois interpellé Boucaut. En mettant parfois son honnêteté en doute. Le lendemain, sur le site de la RTBF, Pierre Deprez (présent au stade) s'est fendu d'un très bon billet qui avait pour titre: "Lawrence méritait la rouge, et Kompany la jaune?" Un titre en forme de question, mais une réponse claire: oui. Mais cet arbitre n'a jamais réagi, comme s'il était paralysé par l'aura du rebelle. En fin de week-end, des internautes ont fait circuler une lettre ouverte à Vincent Kompany pour lui rappeler ses obligations en matière de fair-play. On y lisait notamment ceci: "Tu es un jeune coach, tu fais tes maladies de jeunesse. En étant nerveux, tu n'aides pas ton équipe, tu ne t'aides pas toi-même et pire encore: ce n'est pas toi. Tu as tellement à apprendre à tes jeunes joueurs en restant calme, posé, en donnant des conseils avisés. La preuve, c'est l'excellente première période de tes jeunes joueurs ce vendredi". Et en forme de conclusion: "Sois un exemple sur le banc comme tu l'étais sur le terrain".