Marc Coucke n'a pas attendu Netflix pour se mettre aux échecs

La visite de Marc Coucke à Het huis, l'émission d' Eric Goens diffusée sur la première chaîne de la VRT, a peut-être peu fait réagir dans le petit milieu du football, mais n'a pas manqué d'agiter la communauté de plus en plus nombreuse de fanatiques des échecs. Entre discussions passionnées, débats agités, recherches frénétiques et désir mélancolique de retomber sur des archives décentes, certains assidus se sont transformés en détective d'un jour pour prouver ou non la véracité des propos de Coucke dans le programme.
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La visite de Marc Coucke à Het huis, l'émission d' Eric Goens diffusée sur la première chaîne de la VRT, a peut-être peu fait réagir dans le petit milieu du football, mais n'a pas manqué d'agiter la communauté de plus en plus nombreuse de fanatiques des échecs. Entre discussions passionnées, débats agités, recherches frénétiques et désir mélancolique de retomber sur des archives décentes, certains assidus se sont transformés en détective d'un jour pour prouver ou non la véracité des propos de Coucke dans le programme. De quoi s'agit-il exactement? Dans l'émission, Coucke a parlé de son titre de champion de Belgique chez les jeunes. Sur les forums d'échecs, il a été confirmé que Coucke était un bon joueur dans sa jeunesse, mais la question s'est également posée de savoir en quelle catégorie d'âge l'actuel proprio d'Anderlecht avait-il bien pu être sacré champion de Belgique. Les plus fins limiers ont finalement bien dû se rendre à l'évidence: Marc Coucke a surestimé sa propre performance. Lors des championnats juniors de 1980, il a bien obtenu une quatrième place partagée (avec 4,5 points sur sept, champion: Minnebo) et en 1981, il a même été classé deuxième (avec cinq sur sept, champion: Welvaert), mais jamais Marc Coucke n'est monté sur la plus haute marche du podium. Un petit mensonge en forme de pied de nez pour un homme qui, quarante ans plus tard, se contenterait sans doute d'intégrer le top 4 du championnat pour sabrer le champagne. À 34 ans, rien ne dit que Clément Tainmont se fera encore embaucher. Un coup dur pour celui qui se faisait encore appeler CT7 il y a peu, et dont les derniers états de service renseignaient encore l'an dernier une saison à 21 apparitions sous la vareuse malinoise. Après l'avoir fait dans les colonnes du journal Le Soir et de La Dernière Heure/Les Sports, c'est dans le quotidien hexagonal Libération que le Français a tiré la sonnette d'alarme et confié son malheur de se retrouver ainsi au chômage après onze ans d'une carrière professionnelle dont il n'avait pas envisagé la fin si précoce. "On peut anticiper des choses sur la suite et la fin d'une carrière", expliquait-il ce lundi 4 janvier dans le canard français. "Mais jamais la rupture brutale. Du jour au lendemain, c'est comme si toute ta carrière n'avait jamais existé." Des mots durs, mais un statut de pré-retraité malheureusement immuable, seulement accéléré par la crise sanitaire pour ces joueurs en fin de parcours à un âge ou d'autres, dans la vie active, n'en sont qu'au début de leur carrière pro. Après avoir évoqué il y a quelques jours son souhait de rejoindre László Bölöni au Panathinaïkos, c'est à un autre club que Didier Lamkel Zé a semblé faire un appel du pied. Lundi matin, Het Laatste Nieuws nous apprenait ainsi que l'international camerounais s'était présenté au Bosuil, le stade de l'Antwerp, en portant un maillot d'Anderlecht, plus précisément celui de la saison 2018-2019, floqué au nom de Yannick Bolasie. Une provocation de plus pour un joueur qui, malgré le départ récent d' Ivan Leko pour la Chine, ne semble toujours pas envisager son futur dans la ville portuaire. Privé de Gabriel Jesus et de Sergio Agüero, Pep Guardiola avait choisi d'aligner son capitaine Kevin De Bruyne au poste de numéro 9 ce dimanche, à l'occasion du déplacement de Manchester City à Chelsea. Inspiré, le Belge aura profité de l'occasion pour inscrire son troisième but de la saison en Premier League et délivrer son traditionnel assist, le quinzième déjà en 2020-2021, toutes compétitions confondues. Au final, une victoire 1-3 pour les Citizens et un nouveau titre honorifique de Man of the Match pour notre Diable, heureux, mais surpris de ce repositionnement. "C'était un peu bizarre au début", soulignera De Bruyne en après-match, dans des propos retranscrits sur le site officiel de City. "Le coach m'a demandé de jouer à cette position, et j'ai tout simplement essayé de donner le meilleur de moi-même. Ce n'était pas une première, j'ai déjà évolué à ce poste à quelques reprises au cours de ma carrière." Dont une fois, inoubliable, contre le Brésil en quart de final du dernier Mondial. Ce jour-là aussi, Kevin De Bruyne était reparti avec le trophée d'homme du match. Une piste définitive pour ses vieux jours? l