Testing massif

Dans notre numéro de la semaine dernière, Pierre François signalait que les joueurs et les staffs de nos clubs professionnels étaient testés une ou deux fois par semaine et mettait l'accent sur le coût des analyses . Het Laatste Nieuws a calculé que sur 55.158 tests Covid pratiqués chez nous, 171 avaient été pratiqués sur des footballeurs, soit 0,3% de l'ensemble. Justifié?
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Dans notre numéro de la semaine dernière, Pierre François signalait que les joueurs et les staffs de nos clubs professionnels étaient testés une ou deux fois par semaine et mettait l'accent sur le coût des analyses . Het Laatste Nieuws a calculé que sur 55.158 tests Covid pratiqués chez nous, 171 avaient été pratiqués sur des footballeurs, soit 0,3% de l'ensemble. Justifié? En début de saison, le match de D1B entre Westerlo et Deinze avait été reporté parce qu'il y avait plus de sept joueurs positifs à Westerlo. Nouvelle date fixée: ce lundi. Mais ça a de nouveau été ajourné parce que Deinze compte maintenant une quinzaine de contaminations. Une seule de ces personnes présentait des symptômes. C'est sorti de la bouche de Vincent Kompany avant le déplacement d'Anderlecht à Courtrai: "Ça fait toujours plaisir de revoir des anciens coéquipiers comme Yves Vanderhaeghe, souvent avec des cheveux gris et un petit ventre. Je n'en suis pas encore là." Il faut croire que le coach des Mauves n'avait plus vu Vanderhaeghe depuis un bon moment. Parce que l'ancien médian défensif a conservé la ligne, malgré ses cinquante balais. Il court encore régulièrement, joue au tennis et au padel. La Ligue Pro espérait qu'on allait pouvoir conserver du public dans les stades. Parmi toutes les mesures de son protocole, elle avait imposé l'interdiction de fumer. Histoire de se donner une chance en plus. Alors, quand le résumé de Courtrai-Anderlecht s'ouvre avec un gros plan sur le panneau d'un sponsor nommé e-pipe, on a envie de vous dire une seule chose: faites les jeux de mots que vous voudrez. Des supporters du Beerschot peuvent s'attendre à un sale courrier dans leur boîte. Ils étaient quelques dizaines à former une haie d'honneur pour le bus qui roulait vers le stade de l'Antwerp, dimanche. Au menu: encouragements et fumis. La police n'est pas intervenue, mais va essayer d'identifier des fautifs pour les punir ensuite. "Ce n'est pas une preuve de classe": Steven Gerrard, ex-icône d'Anfield et coach des Rangers, n'a pas ménagé les gens du Standard après sa victoire à Liège en Europa League. Il faisait évidemment allusion aux scènes de chiffonniers sur la pelouse après le coup de sifflet final. Des scènes qu'on peut s'attendre à voir dans les divisions provinciales, pas dans une rencontre européenne. Et on ne parlera pas du mètre cinquante. On appelle ça un timing parfait. Quelques dizaines d'heures avant le match contre Bruges, Xavier Mercier et Thomas Henry accordaient une interview conjointe à Foot Mag. Personne ne savait à ce moment-là qu'ils allaient faire un match dingue contre le Club, samedi soir. Mais ils l'ont fait. Un but pour chacun et des Brugeois qui se sont souvenus que leur victoire à Saint-Pétersbourg n'était une garantie de rien. Louvain confirme sa réputation de bourreau des grands. À propos des lendemains européens du Club: une seule fois, sur neuf, il s'est imposé en championnat dans la foulée d'une victoire en Ligue des Champions. C'était en 2003, contre Mons, après avoir battu l'Ajax. Philippe Clement avait pourtant prévenu ses joueurs avant de partir à Louvain: "Pour avoir une grande équipe, il faut prester tous les trois jours. Et pas simplement une fois de temps en temps." Message non reçu. Ça a été présenté comme une avancée majeure pour notre football professionnel: la présence d'une équipe d'Espoirs dans un vrai championnat à enjeu, la D1B. Mais on commence à se demander si c'était une bonne idée d'offrir cette place au Club NXT, les jeunes du Club Bruges. Leur bilan après sept matches: trois points. La même ardoise que Mouscron.