Pas de kiwis à BXL

" Nous sommes très déçus de devoir prendre cette décision, mais nous l'avons fait dans l'intérêt de nos joueurs. Il est impossible, dans de telles conditions, de faire venir suffisamment de joueurs en Belgique et d'organiser leur retour au club pour qu'ils puissent respecter leurs obligations. " L'explication vient du PDG de la fédération néo-zélandaise. C'est la voix de la sagesse, il n'impose pas à ses joueurs un voyage au bout du monde pour un simple match amical contre les Diables. On lui a peut-être dit qu'il n'y a que quelques kilomètres entre le Stade Roi Baudouin et Anderlecht, nouveau cluster de Covid chez nous ?
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" Nous sommes très déçus de devoir prendre cette décision, mais nous l'avons fait dans l'intérêt de nos joueurs. Il est impossible, dans de telles conditions, de faire venir suffisamment de joueurs en Belgique et d'organiser leur retour au club pour qu'ils puissent respecter leurs obligations. " L'explication vient du PDG de la fédération néo-zélandaise. C'est la voix de la sagesse, il n'impose pas à ses joueurs un voyage au bout du monde pour un simple match amical contre les Diables. On lui a peut-être dit qu'il n'y a que quelques kilomètres entre le Stade Roi Baudouin et Anderlecht, nouveau cluster de Covid chez nous ? On a dû attendre vendredi et le résultat des nouveaux tests Covid pour savoir si Anderlecht allait bien affronter Eupen dimanche. Et comme le Sporting n'arrivait pas au quota de sept cas positifs dans le noyau rentré pour le championnat, le match a bien eu lieu. Pendant ce temps-là, les matches de Westerlo sont reportés parce qu'il y a une bonne dizaine de cas positifs là-bas. Et alors ? ... Prenez le Brésil. À Flamengo, 19 joueurs sont positifs - et accessoirement 18 employés, ainsi que le président. Le club a donc demandé le report de son match à Palmeiras, le week-end passé. Un tribunal a accédé à sa demande, puis la décision a été cassée par une juridiction supérieure, quelques minutes avant l'heure du coup d'envoi. Donc, Flamengo est monté sur le terrain avec une majorité de U20. Et a pris un point. On le sait, ça ne date pas d'hier, l'entraîneur roumain Mircea Lucescu est un personnage. À côté de lui, Laszlo Bölöni est un calme. Coach du Dynamo Kiev, Lucescu s'est amusé à se mettre un essuie sur la tête pendant la drache qui a accompagné le match à Gand. Et au moment de la conférence de presse qui a suivi, il a commencé à se moucher abondamment, il a même fait amener une boîte de Kleenex. Ensuite, il a commencé son laïus en roumain. Un laïus qui a été traduit en ukrainien. Puis en néerlandais. Pas sûr que toute la substance de départ était encore là sur la fin. C'est le genre de montage où on perd un peu de contenu à chaque changement de langue. Le manager du calendrier de D1A l'aurait jouée à l'envers ? C'est lui qui a fait annuler la possibilité, pour nos clubs européens, de décaler l'un ou l'autre match de championnat, histoire que les joueurs soient plus frais pour leurs matches de Coupe d'Europe. Alors que ça pouvait se faire la saison dernière et que ça se fait encore dans d'autres pays. Il a fait ajouter cette clause parce qu'il craignait un engorgement du calendrier, toujours possible à cause de différents paramètres : un championnat passé à 18, la possibilité que des matches soient ajournés à cause de cas de Covid, etc. Mais nos clubs ont voté cette clause. Un peu dans la précipitation, apparemment. Non seulement le Standard et Charleroi étaient émoussés le week-end passé, après avoir ferraillé pour gagner leur match d'Europa League en cours de semaine, et en plus, ils ont peut-être un peu hypothéqué leurs chances de passer le cap du barrage cette semaine. On parie que, la prochaine fois, tout le monde réfléchira un peu plus. Les moments qui ont précédé le coup d'envoi du derby brugeois étaient émouvants à fond. Miguel Van Damme, accompagné de sa femme, des larmes dans les yeux tous les deux, sont montés sur le terrain et il a donné le coup d'envoi fictif. Le gardien du Cercle fait une rechute de sa leucémie et il fait comprendre entre les lignes (ou même de façon plus cash) qu'il n'a plus trop d'espoir de s'en sortir. Son seul but aujourd'hui : vivre le plus longtemps possible. Dans le stade, l'émotion a rappelé la terrible scène survenue quelques jours après le décès de François Sterchele, quand plusieurs joueurs du Club étaient montés sur le terrain en pleurant.