Franky à huis clos

La veille de Malines-Anderlecht, la radio a demandé à Franky Vercauteren si ça ne le dérangeait pas de devoir prester dans un stade vide. Le zen de service n'avait vraiment pas l'air perturbé. Il a répondu qu'il avait connu ça dans ses vies antérieures, quand il coachait à Abu Dhabi et en Arabie Saoudite. Pendant le match à Malines, on ne l'a pas beaucoup entendu. Quand il fallait hurler des consignes aux joueurs, c'était Nicolás Frutos qui s'en chargeait. Avec une mention particulière pour Yari Verschaeren. Il est monté à la 88e minute, mais s'est fait recadrer une demi-dizaine de fois par le Héron. " Yariiiiiiiiiiii. Yariiiiiiiiiiii. Yariiiiiiiiiii. "
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La veille de Malines-Anderlecht, la radio a demandé à Franky Vercauteren si ça ne le dérangeait pas de devoir prester dans un stade vide. Le zen de service n'avait vraiment pas l'air perturbé. Il a répondu qu'il avait connu ça dans ses vies antérieures, quand il coachait à Abu Dhabi et en Arabie Saoudite. Pendant le match à Malines, on ne l'a pas beaucoup entendu. Quand il fallait hurler des consignes aux joueurs, c'était Nicolás Frutos qui s'en chargeait. Avec une mention particulière pour Yari Verschaeren. Il est monté à la 88e minute, mais s'est fait recadrer une demi-dizaine de fois par le Héron. " Yariiiiiiiiiiii. Yariiiiiiiiiiii. Yariiiiiiiiiii. " Des Covid-positifs au Cercle et à Malines à quelques heures de l'ouverture du championnat. Mais il ne faut pas s'en faire. Pierre François nous le dit : " Les joueurs et les staffs sont testés tellement souvent que quand il y a un cas positif, il n'est pas encore contagieux et il n'y a donc aucun risque. " Le CEO de la Pro League nous révèle aussi le coût des tests pour les clubs : cinquante euros par échantillon prélevé. À raison d'une ou deux séance de testing par semaine, faites le compte. Paul Onuachu s'en fout. Il y est déjà passé. Il est donc censé être bourré d'anticorps. Et en pleine forme. L'égalisation de Genk sur le terrain de Waregem, c'était lui. Tout va si vite. Philippe Clement serait déjà tombé du piédestal. Deux défaites de Bruges et les questions fusent : a-t-il suffisamment de compétences tactiques ? On n'en sait rien. Ce qu'on sait : la floche de Brandon Mechele contre Charleroi, il n'y est pas pour rien. Mechele est considéré comme un des meilleurs relanceurs du championnat. Ryota Morioka ne voulait pas le savoir. Malgré la chaleur, malgré la débauche d'efforts, il s'est dit que ça valait peut-être la peine de presser haut jusque dans les derniers instants du match. L'actionnariat du Beerschot est détenu par deux hommes : le président belge Francis Vrancken et le prince saoudien Abdullah Bin Mosaad. À parts égales. Mais le magazine financier Forbes sème maintenant le doute. On lit dans ses pages que le prince, aussi propriétaire de Sheffield United, possède 75 % des actions. Au Kiel, on ne nie pas que des négociations sont en cours pour qu'il devienne largement majoritaire, mais on signale que l'annonce est prématurée. " On va mettre sur pied une structure qui doit nous donner les meilleures chances de grandir. Et dans ce cadre, oui, il est possible que le prince achète une partie des parts qu'il n'a pas encore. " Waasland-Beveren est donc en tête de la D1A, grâce à sa victoire sur le terrain de Courtrai. Son nouveau coach, Nicky Hayen, n'a pas pris la grosse tête : " C'est une victoire flattée, tout n'était pas parfait, on a fait des erreurs. Mais les joueurs se sont battus comme des lions. C'est un point positif après la période difficile que le club vient de traverser. " Pour motiver ses gars, Hayen a simplement appliqué une recette de grand-mère : il a affiché dans le vestiaire les pronostics de journaux qui condamnent Waasland-Beveren à une chute en D1B. Mais il ne cherche pas pour autant la guerre avec les médias : " On veut former un front et on se concentre sur nous-mêmes, pas sur les consultants ou les adversaires. " Didier Reynders avait déjà énervé du monde pendant le Mondial en Russie, en se faufilant pour être sur les photos avec les Diables, carrément sur la pelouse. C'était voulu, pour lui c'était the place to be. Mais pas sûr que ça lui plaise d'être sur des photos prises pendant Standard-Cercle. Il était assis à côté de la crème de la crème de la direction liégeoise. Un abonné de longue date s'est interrogé : " Petite question, il a quoi Didier Reynders comme abonnement de supporter pour pouvoir assister à un match à huis clos ? Comme membre d'un club de supporters, ça m'intéresse. " Simplement, les clubs peuvent avoir une délégation de 25 personnes et le Standard a invité l'ex-ministre. Tant mieux pour lui, mais quel exemple pour la base, pour ceux qui déboursent sans pouvoir aller au stade !