Un Belge en Or à Sclessin

François Fornieri, l'homme qui va sauver la trésorerie du Standard, était passé dans Des Belges en Or, une émission de RTL-TVI qui dressait le portrait de grandes fortunes. Comme un autre passionné de foot, Salvatore Curaba, il s'en était bien tiré. On n'en dira pas autant de l'un ou l'autre richard repris dans le casting de l'émission. Certains étaient beaucoup plus ridicules qu'intéressants.
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François Fornieri, l'homme qui va sauver la trésorerie du Standard, était passé dans Des Belges en Or, une émission de RTL-TVI qui dressait le portrait de grandes fortunes. Comme un autre passionné de foot, Salvatore Curaba, il s'en était bien tiré. On n'en dira pas autant de l'un ou l'autre richard repris dans le casting de l'émission. Certains étaient beaucoup plus ridicules qu'intéressants. Passionné de voitures et " heureux d'avoir pu [s]'offrir une Ferrari à la cinquantaine ", Fornieri est un adepte de cette formule toute italienne : Chi non arde non incende. Si tu n'es pas ardent, tu n'enflammes pas les autres. Mais ce n'est pas ça, le plus surprenant dans le dossier de son arrivée au Standard. On retient d'abord que Lucien D'Onofrio a facilité le contact entre François Fornieri et Bruno Venanzi. Parce que celui que D'Ono a surnommé l'anesthésiste aurait été incapable de mener tout seul l'opération ? Et il y a encore ceci : Marc Coucke est actionnaire de la société qui a fait de Fornieri un Belge en Or. Le mélange des genres et des couleurs, quoi. Les graffitis de supporters d'Anderlecht sur les façades des ennemis, on connaissait. On se souvient d'un doux Fuck PHK à une entrée du stade de Sclessin, ou encore d'un mélodieux Puta Leko au Jan Breydel. Des Mauves ont passé un palier ce week-end : ils ont enclenché la vitesse supérieure en taguant leur propre centre d'entraînement et en visant leur propre club. Fuck the prossess, qu'ils disaient. Pour l'orthographe, on repassera. Et puis il y a surtout l'attentat sur l'idole des jeunes : Kompany casse-toi. Bref, plus rien à voir avec l'euphorie de l'été 2019. Pas très malin tout ça ! Quelques heures avant la finale de la Coupe, Marc Van Ranst, star des virologues et virologue des stars, insinuait qu'il devait être possible de faire une exception pour les clubs de foot professionnels, de les laisser jouer en province d'Anvers au cours des prochaines semaines, alors que c'est devenu interdit. Samedi soir, au Roi Baudouin, patatras. Les joueurs et le staff de l'Antwerp ont passé leur après-match à se bécoter, en plein direct. Mauvaise pub. Et tweet rageur de Van Ranst. On nous dit de se limiter à cinq amis. On interdit plus de dix personnes pour un barbecue. On nous demande de respecter le mètre cinquante. Mais pour certains métiers, il y a apparemment d'autres règles. Un abonné de Twitter a réagi : Les footballeurs pensent qu'ils sont des dieux.Junior Edmilson trouve le temps très long au Qatar. Il est obligé de vivre sous clim' et le championnat ne ressemble pas à grand-chose. Mais il a plus que jamais décidé de donner sa seule priorité au salaire. On l'imaginait avec le maillot de Bruges cette saison, le Club était même prêt à lâcher une dizaine de millions pour le rapatrier. C'est non. Il a carrément prolongé dans le sable. Quand on bute deux fois sur la même pierre, quand on continue à se priver d'une carrière chez les Diables, ça s'appelle de l'entêtement. La particularité de Bogdan Mykhaylichenko, nouveau back gauche d'Anderlecht ? Il prend en moyenne une carte jaune tous les trois matches. Mais jamais de rouge directe. " Il est dur, mais pas exagérément agressif ", lance Oleg Iachtchouk pour le défendre. Évidemment qu'il va le défendre, puisqu'il bosse pour le bureau d'agents qui amène ce joueur chez nous. Enfin, on a envie de le croire parce que ce Iachtchouk nous a laissé beaucoup de bons souvenirs sur le plan humain et de la sincérité. Il affirme aussi dans la presse flamande que son poulain avait d'autres propositions dans des pays du top 5 européen, mais qu'il a choisi Anderlecht parce qu'il ne veut pas brûler les étapes. Trust the process, pour reprendre le slogan des supporters des Philadelphia 76ers en NBA, puis adopté par la grande maison mauve.