Une liesse jamais vue a déferlé dans le stade de l'Union Berlin quand celle-ci a arraché son billet pour la Bundesliga, au terme de son double match de barrage contre le VfB Stuttgart. Les Berlinois n'ont pas la larme facile, surtout lors d'événements joyeux, si ce n'est lors de la Chute du Mur, mais cette fois, ils se sont enlacés et ont pleuré. Le président Dirk Zingler (56 ans), qui assiste aux matches de l'Union depuis 40 ans, a parlé d'événement surréaliste.

L'Union Berlin est située dans l'ancienne RDA. Le stade est situé à l'est de la ville. Trente ans après la Réunification, le club insiste toujours sur ce point. Toutefois, l'Union n'a jamais été un club typique de l'Est. Jamais elle n'a été soutenue par l'armée, la police ni la sécurité d'état. Elle a toujours tenté de suivre sa propre voie. Ses supporters faisaient souvent entendre qu'ils n'appréciaient pas la politique menée. Les tribunes étaient le décor d'une résistance courageuse et anxieuse qui a conféré au club un caractère rebelle. Les supporters y trouvaient un refuge aux soucis du quotidien et ils formaient une communauté soudée.

Ça n'a pas changé. Ainsi, l'avant-veille de Noël, le stade est rempli de gens qui entonnent des chants traditionnels, à la lumière de chandelles. L'Union, qui a été en proie à des problèmes financiers à plusieurs reprises, a évolué dix ans en deuxième Bundesliga et elle ne semblait pas couver d'ambitions plus élevées car, soulignait-on en interne, une promotion la contraindrait à penser davantage en termes commerciaux, ce qui ne semblait pas lui convenir. Au fil des années, l'Union Berlin n'en est pas moins devenue une marque. Les supporters ne viennent pas seulement de Köpenick, le quartier ouvrier où est implanté le club, mais de tout Berlin. L'Union reflète la vie de la capitale et a ainsi accru sa portée.

On connaîtra bientôt les limites de l'Union. Le club se réjouit déjà du derby contre le Hertha BSC mais ses moyens financiers sont limités par la faible capacité du stade (22.000 places dont seulement 3.500 assises). Les droits TV doublent pour atteindre 29 millions, ce qui devrait porter le budget de 30 à 60 millions. Le cri de ralliement du club, Eisern Union, va résonner dans le stade avant chaque match. C'est l'hymne du club, chanté par Nina Hagen, une chanteuse punk issue de Berlin. Parmi les strophes, des phrases comme : " Qui ne se laisse pas acheter par l'Ouest ? Eisern Union. " Une allusion aux clubs qui se sont laissés attirer par le capital.

L'Union Berlin ne va pas accroître le rayonnement international de la Bundesliga. Pas plus qu'un des autres promus, le SC Paderborn. Mais un brin de romantisme ne peut pas faire de tort au championnat d'Allemagne.

Une liesse jamais vue a déferlé dans le stade de l'Union Berlin quand celle-ci a arraché son billet pour la Bundesliga, au terme de son double match de barrage contre le VfB Stuttgart. Les Berlinois n'ont pas la larme facile, surtout lors d'événements joyeux, si ce n'est lors de la Chute du Mur, mais cette fois, ils se sont enlacés et ont pleuré. Le président Dirk Zingler (56 ans), qui assiste aux matches de l'Union depuis 40 ans, a parlé d'événement surréaliste. L'Union Berlin est située dans l'ancienne RDA. Le stade est situé à l'est de la ville. Trente ans après la Réunification, le club insiste toujours sur ce point. Toutefois, l'Union n'a jamais été un club typique de l'Est. Jamais elle n'a été soutenue par l'armée, la police ni la sécurité d'état. Elle a toujours tenté de suivre sa propre voie. Ses supporters faisaient souvent entendre qu'ils n'appréciaient pas la politique menée. Les tribunes étaient le décor d'une résistance courageuse et anxieuse qui a conféré au club un caractère rebelle. Les supporters y trouvaient un refuge aux soucis du quotidien et ils formaient une communauté soudée. Ça n'a pas changé. Ainsi, l'avant-veille de Noël, le stade est rempli de gens qui entonnent des chants traditionnels, à la lumière de chandelles. L'Union, qui a été en proie à des problèmes financiers à plusieurs reprises, a évolué dix ans en deuxième Bundesliga et elle ne semblait pas couver d'ambitions plus élevées car, soulignait-on en interne, une promotion la contraindrait à penser davantage en termes commerciaux, ce qui ne semblait pas lui convenir. Au fil des années, l'Union Berlin n'en est pas moins devenue une marque. Les supporters ne viennent pas seulement de Köpenick, le quartier ouvrier où est implanté le club, mais de tout Berlin. L'Union reflète la vie de la capitale et a ainsi accru sa portée. On connaîtra bientôt les limites de l'Union. Le club se réjouit déjà du derby contre le Hertha BSC mais ses moyens financiers sont limités par la faible capacité du stade (22.000 places dont seulement 3.500 assises). Les droits TV doublent pour atteindre 29 millions, ce qui devrait porter le budget de 30 à 60 millions. Le cri de ralliement du club, Eisern Union, va résonner dans le stade avant chaque match. C'est l'hymne du club, chanté par Nina Hagen, une chanteuse punk issue de Berlin. Parmi les strophes, des phrases comme : " Qui ne se laisse pas acheter par l'Ouest ? Eisern Union. " Une allusion aux clubs qui se sont laissés attirer par le capital. L'Union Berlin ne va pas accroître le rayonnement international de la Bundesliga. Pas plus qu'un des autres promus, le SC Paderborn. Mais un brin de romantisme ne peut pas faire de tort au championnat d'Allemagne.