On se dirige vers des play-offs historiques. Comme c'est parti là, ils se joueront sans le champion en titre et sans Anderlecht. Il y a beaucoup de choses à dire sur la défaite de Genk contre Bruges mais le champion ne méritait pas mieux au bout de ce match, c'est ça la première conclusion à tirer. Le Club devait une revanche à beaucoup de monde après son non-match sur le terrain de Manchester United. Je continue d'ailleurs à me demander si, à Bruges, il y avait des gens qui croyaient un tout petit peu à la qualification. Ce n'est pas l'impression qu'ils ont donnée en tout cas. Ils sont partis battus d'avance, c'est étonnant parce qu'il y avait probablement quelque chose à faire.
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On se dirige vers des play-offs historiques. Comme c'est parti là, ils se joueront sans le champion en titre et sans Anderlecht. Il y a beaucoup de choses à dire sur la défaite de Genk contre Bruges mais le champion ne méritait pas mieux au bout de ce match, c'est ça la première conclusion à tirer. Le Club devait une revanche à beaucoup de monde après son non-match sur le terrain de Manchester United. Je continue d'ailleurs à me demander si, à Bruges, il y avait des gens qui croyaient un tout petit peu à la qualification. Ce n'est pas l'impression qu'ils ont donnée en tout cas. Ils sont partis battus d'avance, c'est étonnant parce qu'il y avait probablement quelque chose à faire. Sur la pelouse de Genk, Bruges s'est créé les plus belles occasions. Il a suffi d'accélérer en deuxième mi-temps et il n'y avait plus photo. Mais est-ce étonnant ? Il suffit de jeter un oeil sur la compo de Genk. L'entrejeu, c'était Kristian Thorsvedt, Patrik Hrosovsky et Jules Kouassi. Soit rien que des gars qui ont encore tout à prouver. Quand on additionne les départs et les blessures, on ne parle plus du tout d'un champion en titre. Les Limbourgeois doivent maintenant faire un six sur six pour aller aux play-offs, ça veut dire qu'ils devront battre Malines lors de la dernière journée, et je le sens beaucoup mieux pour les Malinois. Impossible d'aborder ce match sans parler de l'arbitrage très spécial. Il y a des phases sur lesquelles on peut discuter, et il y en a d'autres qui ne se discutent même pas, qui auraient dû être tranchées tout à fait différemment avec des sanctions. Sur le hands de Mats Rits, on peut toujours polémiquer. Mais sur certaines agressions, il ne devrait même pas y avoir débat. Où était le VAR sur ces phases ? Nulle part. Invisible, muet. J'ai l'impression qu'on leur a donné une consigne aux alentours du Nouvel An : ne plus intervenir à tout bout de champ, sans doute parce qu'on leur reprochait d'avoir été trop actifs en première partie de saison. Notre championnat mérite mieux que cet arbitrage. À propos, j'ai appris récemment que l'UEFA avait retenu 164 arbitres et assistants pour les préparer aux matches de Coupes d'Europe et de l'EURO. On va leur concocter une bonne préparation physique. Sur ces 164 gars... pas un seul Belge. Ça veut tout dire, ça signifie que la fédération européenne ne croit plus en nos arbitres. Je ne suis pas fan des entraîneurs qui débordent devant leur banc mais je peux comprendre leur frustration dans certains cas. Michel Preud'homme qui était en tribune à Charleroi pour avoir pris cinq cartons jaunes, ça peut quelque part se comprendre. Dans plusieurs situations, il a réagi par frustration par rapport à des mauvaises décisions de certains arbitres. Preud'homme était impuissant en assistant à la déroute de son équipe. Dans ce match, j'ai vu un Standard qui n'était nulle part mais surtout un Charleroi qui continue à épater. Les Carolos viennent de jouer neuf matches chez eux en n'encaissant qu'un seul but, c'est une statistique incroyable. Et Karim Belhocine continue à étonner de semaine en semaine. Son idée d'associer Shamar Nicholson à Kaveh Rezaei devant, c'est une très bonne idée. Il montre aussi qu'il sait gérer ses hommes, comme quand il laisse sur le banc un Joris Kayembe pourtant en grande forme. Il le lance en cours de match et le gars fait le boulot. Dans les statistiques de Charleroi, j'ai aussi relevé qu'ils gagnent chaque fois qu'ils ont réussi à prendre l'avance. Mais s'ils sont menés, ils ne s'imposent finalement pas. Comme s'ils n'étaient pas capables de faire basculer un match qui a mal commencé pour eux. C'est bizarre parce qu'on voit souvent que la mentalité est très bonne. C'est une chose qu'il faudrait vite corriger parce qu'en play-offs, il est probable que Charleroi sera parfois mené au score. Il leur manque toujours un gros match référence, une rencontre qu'ils sauront renverser. À travailler si cette équipe veut continuer à rêver et confirmer sa place sur le podium au bout du parcours.