Davitamon et Discovery ont déposé plainte auprès de l'UCI, suite au déclassement de leurs coureurs, Peter Van Petegem, Leif Hoste et Vladimir Gusev, au dernier Paris- Roubaix, suite au fameux passage à niveau. En principe, il n'est pas possible d'aller en appel d'une décision du jury de la course, à moins de posséder des éléments nouveaux. Il semble que ce soit le cas : un responsable d'ASO chargé de la circulation n'aurait ri...

Davitamon et Discovery ont déposé plainte auprès de l'UCI, suite au déclassement de leurs coureurs, Peter Van Petegem, Leif Hoste et Vladimir Gusev, au dernier Paris- Roubaix, suite au fameux passage à niveau. En principe, il n'est pas possible d'aller en appel d'une décision du jury de la course, à moins de posséder des éléments nouveaux. Il semble que ce soit le cas : un responsable d'ASO chargé de la circulation n'aurait rien entrepris pour arrêter le trio avant qu'il ne franchisse le passage, ce qu'il a pourtant fait quand le groupe de TomBoonen est arrivé. Autre question : Boonen, Juan AntonioFlecha et AlessandroBallan ne doivent-ils pas également être déclassés, puisqu'ils sont passés alors que les barrières étaient encore baissées et le feu au rouge ? Le train était certes passé mais rien ne dit qu'un deuxième ne va pas suivre, comme c'est d'ailleurs clairement indiqué à tous les passages à niveau français. L'ASO, organisateur de la course, ne veut pas entendre parler de faute. Mieux, dans une réaction, Jean-François Pescheux, le directeur de course, explique en souriant que la prochaine édition de Paris-Roubaix empruntera encore ce fameux passage à niveau. Selon Pescheux, aucune erreur n'a été commise : il s'agissait d'un train de marchandises international sur lequel l'ASO n'avait aucun pouvoir. Vittorio Adorni, le président du Pro Tour, a une autre vision de la situation : " L'organisateur aurait dû mieux gérer la situation. Je ne suis pas d'accord avec Jean-Marie Leblanc, qui a critiqué le jury. Celui-ci a appliqué les règles ". Le président de l'UCI, Pat McQuaid, a fait de son mieux pour tenter d'éteindre l'incendie. Oui, ses commissaires ont pris la bonne décision et non, l'ASO n'est pas responsable. " De telles situations sont tout simplement difficiles à éviter en cyclisme ", a-t-il gentiment déclaré. A la fin de l'année dernière, l'UCI avait pourtant envisagé de retirer sa licence à Gand-Wevelgem à cause de l'incident impliquant les voitures suiveuses, bien qu'on n'ait jamais été en mesure de prouver que la course avait été faussée et que jamais les coureurs n'aient été mis en péril. La logique voudrait donc que l'UCI demande au moins des explications sur les manquements de l'organisation dans les derniers kilomètres de Paris-Roubaix. Mais évidemment, ce n'est pas le moment, alors que l'ASO se montre un rien plus souple à l'égard du Pro Tour... par loes geuens