Depuis hier, la CL a repris ses droits sur Be TV. J'étais à Kiev pour voir le Dynamo tenter de redevenir une révélation européenne. C'était contre l'Ajax qui a le même objectif. Vous savez déjà ce qu'il est advenu de cette première manche. On en est aux matches de barrage. Avant cela, déjà trois tours préliminaires, déjà 68 équipes ont participé à cette édition 2009-2010 de La ligue des Champions.
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Depuis hier, la CL a repris ses droits sur Be TV. J'étais à Kiev pour voir le Dynamo tenter de redevenir une révélation européenne. C'était contre l'Ajax qui a le même objectif. Vous savez déjà ce qu'il est advenu de cette première manche. On en est aux matches de barrage. Avant cela, déjà trois tours préliminaires, déjà 68 équipes ont participé à cette édition 2009-2010 de La ligue des Champions. Michel Platini l'a voulu ainsi. Ainsi soit-il et encore merci saint Michel. Le président de l'UEFA a rendu à toute l'Europe du foot le plaisir de tout simplement dire " j'y ai participé ". Et nous le plaisir de pouvoir penser que les Rolls, les Ferrari, les Porsche du gratin risquent de se perdre dans une ruelle moldave et de se faire arrêter par le Sheriff local. Voilà qui peut entretenir notre illusion que le foot du haut est pour tout le monde. Même si, on le sait, l'UEFA (et plus encore la FIFA) sont des entreprises commerciales avant tout. Sur les pelouses, Platini a été le plus beau VRP du foot européen et il n'a pas oublié ses rêves d'enfant d'immigrés italiens du côté de Nancy. Il n'a pas oublié les experts qui le disaient trop lent et trop frêle. Il doit maintenant souffrir les râles d'autres experts. On les entend jusqu'ici les gros balourds : " Ça ne sert à rien, ce sont encore des matches, des déplacements en plus. De toute façon, ce sont toujours les mêmes qu'on retrouve à la fin. Il fait ça pour remplir un peu plus les caisses de l'UEFA... " Mais messieurs, si ça ne sert à rien pour vous, ça sert à tout pour eux. C'est par le bas que le foot renaîtra car le haut l'a pris de vraiment trop haut. La " balle " financière est en train d'exploser. Angleterre, Italie, Espagne, les plus grands européens vivent au-dessus de leurs moyens. Le foot a ouvert son âme à de l'argent qui trop souvent n'a pas l'odeur du labeur. Dans ses veines financières coulent beaucoup trop de liquide vicié. On le sait, on le vit, on en vit et même très souvent, on en jouit. Le spectacle et le haut niveau se payent. Tout a un prix, hélas. Mais réjouissons-nous, saint Michel va peut être permettre au sang de prendre une couleur un peu plus verte avec une légère senteur d'herbe fraîche. C'est pour cela que l'ouverture de Platini est digne de celles qu'il offrait sur les pelouses. Elle éclaircit le jeu, celui que joue l'UEFA. Et une fois de plus touche au but. Quoi qu'il arrive, l'occasion sera belle car la participation est le but, la qualification le rêve. Justement le rêve, avec des équipes comme le Werder Brême (ce soir sur Be TV), il est toujours permis. Voilà bien une équipe avec une vraie signature. Une équipe qui tire le foot, son foot vers le haut au propre comme au figuré mais qui se retrouve aussi parfois plus bas que terre. L'excellence flirte parfois avec le ridicule. Brême, c'est tous devant et quelques-uns derrière. Brême, c'est toujours la possibilité d'un 4-3, d'un 0-6 ou encore d'un 4-4 en mars dernier contre Valence en Europa Ligue. Brême, c'est 177 buts dans ses matches la saison dernière. Brême, c'est un style qui fait hurler les fonctionnaires du foot mais qui fait chavirer les amateurs de plaisir. Son entraîneur, Thomas Schaaf, est au club depuis 32 ans : 17 comme joueur, 4 dans le staff technique et 11 comme T1 ! Il va diriger son 500e match en tant que coach. Le Werder est fidèle à ses hommes, à sa philosophie de jeu et nous, nous serons fidèles au rendez vous. L'adversaire, la Sampdoria, est tout le contraire. Pas vraiment de ligne directrice. Ça monte, ça descend et ça s'en va. Malgré la relance avec la superbe saison dernière, l'entraîneur Luigi Delneri et le directeur sportif ont quitté le club. OK, c'est pour la Juventus mais quand même. Si les Italiens assurent ce mercredi soir, ce sera tout bon.Lors du dernier championnat, la Samp est restée invaincue dans leur stade. Ils y ont battu l'Inter, la Roma et Milan... Tiens, tiens, il y a là comme un doux parfum de Ligue des Champions. l " Le football, c'est ce qui permet à un petit pays de devenir grand. " Roger Millapar fred waseige, journaliste betvA Brême, l'excellence flirte parfois avec le ridicule. Brême c'est tous devant et quelques-uns derrière.