C'était fin septembre, quelques heures après la victoire de West Brom (1-2) à Old Trafford. Pour United, c'était le deuxième revers d'affilée en PremierLeague, après la défaite dans le derby contre City. La Belgique n'y a pas beaucoup prêté attention, plus intéressée par la bonne entrée au jeu d'Adnan Januzaj en seconde période. Un nouveau Diable Rouge ? Outre-Manche, on avait une autre vue d'ensemble et elle n'était pas belle à voir : David Moyes avait pris un mauvais départ, ne gagnant que 7 points sur 18 (les autres résultats étant un nul contre Chelsea et une défaite face à Liverpool) et les bookies spéculaient allègrement sur son limo...

C'était fin septembre, quelques heures après la victoire de West Brom (1-2) à Old Trafford. Pour United, c'était le deuxième revers d'affilée en PremierLeague, après la défaite dans le derby contre City. La Belgique n'y a pas beaucoup prêté attention, plus intéressée par la bonne entrée au jeu d'Adnan Januzaj en seconde période. Un nouveau Diable Rouge ? Outre-Manche, on avait une autre vue d'ensemble et elle n'était pas belle à voir : David Moyes avait pris un mauvais départ, ne gagnant que 7 points sur 18 (les autres résultats étant un nul contre Chelsea et une défaite face à Liverpool) et les bookies spéculaient allègrement sur son limogeage. " Ferguson 7-2 pour un retour ", annonçait un important bookmaker dans un communiqué. Deux semaines plus tard, les journalistes du Nord, spécialisés en football avaient organisé un dîner. Avec, comme invité vedette, l'Ecossais SirSean Connery, l'ancien JamesBond, qui avait commenté au passage un montage vidéo reprenant les nombreux succès de SirAlex. À la fin de la soirée, comme le rapporte le journaliste de l'Observer, l'acteur avait demandé qu'on réserve une standing ovation à son successeur pour son courage. Les 400 invités s'étaient exécutés. Plutôt par sympathie pour le Devil sans doute, car la veille, Moyes avait effectué un remplacement très controversé par la presse : à 1-0, à la 87' du match contre Southampton, il avait remplacé WayneRooney, un avant, par Chris Smalling, un défenseur. Et les visiteurs avaient égalisé immédiatement après... Pour l'heure, c'est le dernier point gaspillé par les Mancunians en championnat. Moyes commence à acquérir un peu de crédit mais il continue à vivre dans l'ombre de SirAlex. United n'a plus perdu depuis ce match contre West Brom et il a même dépassé City au classement. En Coupe d'Europe, il compte huit points sur douze et est invaincu. Récemment, il a battu Arsenal, le leader, une victoire très importante pour Moyes, remportée grâce à sa tactique. Les Gunners, à cette occasion, n'ont pas pu développer leur passing game habituel et ont été submergés sur les phases arrêtées. Ce qui avait d'ailleurs valu à leur ancien joueur, Robin van Persie, d'offrir le but de la victoire aux Mancunians. En fin de partie, Moyes avait eu l'audace, aussi, de lancer le jeune Januzaj au jeu, ce qui lui avait valu les compliments de tous les observateurs. Sur le plan défensif, l'Ecossais oeuvre prudemment à la succession de RioFerdinand et de NemanaVidic (nous disons prudemment car André Villas-Boas s'est brûlé les ailes dans une opération similaire à Chelsea). Dans l'entrejeu, Marouane Fellaini, son gros transfert, contesté, ne peut compter sur le moindre traitement de faveur et doit composer avec la concurrence de Tom Cleverley et PhilJones. L'institut United a sans doute écrasé Moyes au début. En l'espace de cinq mois, celui-ci a pris dix ans, comme l'a constaté son ami Sam Allardyce. Wayne Rooney, lui, se veut optimiste : " Nous aurons retrouvé la première place au Nouvel-An. " Prochain grand rendez-vous : le 1er décembre à Tottenham, avant le match contre Everton, l'ancienne équipe de Moyes, trois jours plus tard. RomeluLukaku contre Adnan Januzaj. Qui aurait prédit un tel duel en juillet ? PAR PETER T'KINT