Le noyau de Charleroi a été chamboulé durant l'été, avec une quinzaine de départs. Mais pas de panique : seuls deux de ces joueurs étaient des titulaires indiscutables : Cristian Leiva et Joseph Akpala. Deux autres étaient de bonnes solutions de secours : Laurent Ciman et Grégory Christ. Pour le reste, l'apport des partants dans la bonne marche de l'équipe se situait entre pas grand-chose et rien du tout. Cette stabilité, c'est nouveau au Sporting.
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Le noyau de Charleroi a été chamboulé durant l'été, avec une quinzaine de départs. Mais pas de panique : seuls deux de ces joueurs étaient des titulaires indiscutables : Cristian Leiva et Joseph Akpala. Deux autres étaient de bonnes solutions de secours : Laurent Ciman et Grégory Christ. Pour le reste, l'apport des partants dans la bonne marche de l'équipe se situait entre pas grand-chose et rien du tout. Cette stabilité, c'est nouveau au Sporting. Deux bonnes nouvelles : Bertrand Laquait a signé un nouveau contrat alors qu'on n'y croyait pas et Frank Defays semble débarrassé des problèmes physiques qui lui ont fait vivre une saison de galère (13 matches). Ce sont les deux phares du vestiaire, les joueurs qui peuvent avoir un apport collectif même quand ils ne sont pas sur la pelouse. Laquait reste une valeur sûre dans les gardiens de D1 et on connaît les qualités de Defays : excellent placement et incursions offensives ponctuelles qui peuvent faire mal. Vu son retour, Mohamed Chakouri glisse dans l'axe aux côtés de l'incontournable Badou Kéré. Un troisième homme semble capable de leur compliquer la tâche à tout moment : David Vandenbroeck, arrivé de Tubize. A gauche, il y a le trou laissé par le départ inopiné d' IbrahimaDiallo (qui ne s'est pas présenté à la reprise alors qu'il sortait d'un bon deuxième tour) : Salaheddine Sbai devrait occuper la place et Majid Oulmers est toujours susceptible de redescendre de l'entrejeu en cas de besoin. C'est le secteur fort de l'équipe depuis quelques saisons. Les possibilités sont presque innombrables : la quantité et la qualité sont là. Et plusieurs joueurs sont capables d'être bons à plusieurs places. Le départ de Leiva est compensé par le retour de Sébastien Chabaud au milieu défensif. Ils ont la même efficacité discrète. Tim Smolders, le Carolo le plus régulier depuis deux ans (68 matches sur les 68 possibles en championnat), est aussi performant dans l'axe qu'à droite. Il travaille de la première à la dernière minute et met sa ration de buts quand les attaquants sont absents. Il sera important qu'il règle au plus vite ses problèmes relationnels avec la direction, qui lui ont fait vivre une préparation perturbée en le plaçant par moments sur le banc. Oulmers est le caméléon de Charleroi : dans l'axe, comme médian ou back gauche, il exploite à fond ses armes (petite taille, vivacité, vitesse, dribble, vision du jeu). Et il y a Geoffrey Mujangi-Bia, qui a crevé l'écran au deuxième tour. Il est intenable quand il a la tête bien sur le terrain. Et réussit des gestes que peu de joueurs de D1 savent exécuter. Il lui reste à améliorer sa concentration et son sens du collectif. Dans l'ombre de ce quatuor, Fabien Camus patiente. Star du championnat 2006-2007, il sort d'une longue rééducation consécutive à une grave blessure au genou. Dès qu'il sera de nouveau à 100 %, la tâche de Thierry Siquet pourrait se compliquer. Damien Miceli et Rémi Sergio sont aussi de bonnes solutions de rechange. Cette abondance de biens devrait vite faire oublier le départ de Grégory Christ, qui était le 12e homme parfait. Il y a danger à ce niveau : Akpala, le seul homme capable de marquer beaucoup (18 buts sur les 41 de la saison passée), est parti à Bruges. Quelqu'un saura-t-il le remplacer très vite ? Ce sera un élément hyper important de la saison des Zèbres. Si Cyril Théréau retrouve toutes ses sensations, le problème sera réglé. On dit beaucoup de bien de Mohsine Yajour mais il a encore tout à prouver chez nous. Orlando est toujours là, mais il a vécu une saison difficile et n'a de toute façon jamais été un buteur. La seule vraie perte est celle d'Akpala. Charleroi sort d'une huitième place et devrait pouvoir confirmer. Voire viser le Top 5 si tout s'emmanche bien. Ou ne jouer qu'un rôle anonyme dans la colonne de droite s'il y a l'un ou l'autre couac. On ne parle plus de titre au Sporting, les leçons du discours ridicule de l'année passée ont été tirées. Cela ne peut faire que du bien à un groupe qui a dû vivre une saison complète avec ce fardeau et les remarques ironiques. par pierre danvoye