Dimanche, il s'est déroulé une scène étrange au circuit Paul Richard, au Castellet. Quelques heures avant le début du GP de France, une pilote féminine d'Arabie saoudite, Aseel Al-Hamad, a fait un tour de piste dans une Lotus Renault E20, le bolide avec lequel Kimi Räikkönen a gagné le GP d'Abu Dhabi 2012. Un coup de pub.

Le service de presse français a publié la déclaration de la dame. " Mon tour de piste sur ce circuit, le jour où les femmes de mon pays peuvent enfin conduire, est la meilleure preuve que tout est possible quand on possède volonté et passion. " Son apparition lors de ce " jour historique pour les Saoudiennes " relevait-il du hasard ? Pas du tout.

Aseel Al-Hamad a été la première femme à importer une Ferrari dans son pays et à piloter le bolide rouge sur les plus grands circuits du monde, lors des fameux Track Days. Elle se décrit comme " entrepreneur ". Elle est architecte d'intérieur. Son site montre de nombreux intérieurs superbes, en plus de ses photos au volant de grosses cylindrées.

Elle siège à la fédération saoudienne de sport automobile -elle y est la seule femme- et est membre de la commission féminine de la Fédération Internationale de l'Automobile. Elle constitue donc un instrument parfait dans la machine médiatique du prince héritier Mohammad bin Salman, qui veut que son royaume se distingue sur les plus hauts podiums sportifs.

La cinquième saison de Formule E débute le 15 décembre par le GP de Riyad, qui était il y a quelques semaines encore la seule capitale du monde à interdire aux femmes de conduire. Les activistes qui ont milité pendant des années pour faire supprimer ce passage de la charia ont fini en prison, pour espionnage ou haute trahison...

Quand des journalistes ont demandé ce qu'elle en pensait à Aseel Al-Hamad, au Castellet, elle a changé de ton. " Vous ne pouvez me poser que des questions positives car aujourd'hui est un jour de fête. Voici mon message : ceux qui ont des rêves et travaillent d'arrache-pied réussissent dans la vie. " Les féministes détenues en Arabie saoudite ont sans doute une autre opinion.

La veille, Luca Colajanni, responsable de la communication de Liberty Media - propriétaire de la F1 -, s'était déjà plaint que la chaîne TV pirate saoudienne Beout Q passe systématiquement outre les droits d'exclusivité de beIN, le géant médiatique du Qatar, qui détient aussi les droits TV du Mondial.

Le ministre des Sports saoudien n'a pas nié que la chaîne diffusait des images illégales dans son pays. Au contraire. Il a déclaré que ses 30 millions de concitoyens s'étaient offusqués des commentaires négatifs de la chaîne du Qatar, après la raclée 5-0 essuyée contre la Russie au Mondial. " Nous voulons négocier nous-mêmes nos droits TV, avec Liberty Media comme avec la fédération internationale de football. " Ce n'est pas l'argent qui manque.

Dimanche, il s'est déroulé une scène étrange au circuit Paul Richard, au Castellet. Quelques heures avant le début du GP de France, une pilote féminine d'Arabie saoudite, Aseel Al-Hamad, a fait un tour de piste dans une Lotus Renault E20, le bolide avec lequel Kimi Räikkönen a gagné le GP d'Abu Dhabi 2012. Un coup de pub. Le service de presse français a publié la déclaration de la dame. " Mon tour de piste sur ce circuit, le jour où les femmes de mon pays peuvent enfin conduire, est la meilleure preuve que tout est possible quand on possède volonté et passion. " Son apparition lors de ce " jour historique pour les Saoudiennes " relevait-il du hasard ? Pas du tout. Aseel Al-Hamad a été la première femme à importer une Ferrari dans son pays et à piloter le bolide rouge sur les plus grands circuits du monde, lors des fameux Track Days. Elle se décrit comme " entrepreneur ". Elle est architecte d'intérieur. Son site montre de nombreux intérieurs superbes, en plus de ses photos au volant de grosses cylindrées. Elle siège à la fédération saoudienne de sport automobile -elle y est la seule femme- et est membre de la commission féminine de la Fédération Internationale de l'Automobile. Elle constitue donc un instrument parfait dans la machine médiatique du prince héritier Mohammad bin Salman, qui veut que son royaume se distingue sur les plus hauts podiums sportifs. La cinquième saison de Formule E débute le 15 décembre par le GP de Riyad, qui était il y a quelques semaines encore la seule capitale du monde à interdire aux femmes de conduire. Les activistes qui ont milité pendant des années pour faire supprimer ce passage de la charia ont fini en prison, pour espionnage ou haute trahison... Quand des journalistes ont demandé ce qu'elle en pensait à Aseel Al-Hamad, au Castellet, elle a changé de ton. " Vous ne pouvez me poser que des questions positives car aujourd'hui est un jour de fête. Voici mon message : ceux qui ont des rêves et travaillent d'arrache-pied réussissent dans la vie. " Les féministes détenues en Arabie saoudite ont sans doute une autre opinion. La veille, Luca Colajanni, responsable de la communication de Liberty Media - propriétaire de la F1 -, s'était déjà plaint que la chaîne TV pirate saoudienne Beout Q passe systématiquement outre les droits d'exclusivité de beIN, le géant médiatique du Qatar, qui détient aussi les droits TV du Mondial. Le ministre des Sports saoudien n'a pas nié que la chaîne diffusait des images illégales dans son pays. Au contraire. Il a déclaré que ses 30 millions de concitoyens s'étaient offusqués des commentaires négatifs de la chaîne du Qatar, après la raclée 5-0 essuyée contre la Russie au Mondial. " Nous voulons négocier nous-mêmes nos droits TV, avec Liberty Media comme avec la fédération internationale de football. " Ce n'est pas l'argent qui manque.