Semaine dernière, tournage au Standard. Je sais, c'est pas très top européen mais y'a des pointures quand même. Eiji Kawashima, on était là pour lui, il était là pour nous. La grande classe. Pas feinte, pas genre petit pont, jt'enrhume, fais ma promo et dégage. Vraiment top le mec.
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Semaine dernière, tournage au Standard. Je sais, c'est pas très top européen mais y'a des pointures quand même. Eiji Kawashima, on était là pour lui, il était là pour nous. La grande classe. Pas feinte, pas genre petit pont, jt'enrhume, fais ma promo et dégage. Vraiment top le mec. En regardant l'entraînement, on se rend compte que le grand mal rasé et mal luné est vraiment pas mal du tout. Un grain de folie dans la nostalgie liégeoise. C'est AstritAjdarevic. Il me fait penser à Ibrahimovic. Le génie de la semaine dernière sur qui on n'a pas tout dit. Les deux sont suédois d'origine slave. La guerre en a fait des frères d'exode. Pas le même âge, pas le même quartier mais la même révolte au fond des yeux et des studs. Ajdarevic en sortie de piste verte : " Ibra et moi on est les mêmes. La moitié de la Suède nous aime, l'autre moitié nous déteste. " A propos de rejet, de haine et d'envie de justice meurtrière. Y'a 10 jours, le PSG reçoit le Barça. Affiche de rêve qui vire au cauchemar. On avait déjà compris lors de la présentation des joueurs. Le speaker annonce Messi : des sifflets viennent des tribunes. Il en sera de même durant tout le match. Malgré tout, avec sa classe habituelle, le Barça, l'invité, se laisse rejoindre en fin de rencontre. On a le même sponsor, ceux qui nous font vivre, viennent du même pays. Nous, on se demande de quel monde viennent ces connards de (non-) supporters mais de frais fanés de la cervelle. Ces tumeurs qui jouent les tueurs mais en fait ne sont que des p'tits minables. Après le match, ils tabassent tout ce qui porte un maillot du Barça sur les épaules ; femmes et enfants compris. Bande de minables. Bien vite que le PSG se déplace à Manchester ou à Moscou en Ligue des Champions. Histoire que les vrais durs leurs rappellent qu'on n'assouvit pas sa frustration de la vie sur des plus faibles. Les anciens dirigeants du PSG avaient eu le courage de vider leurs tribunes des fachos, on les retrouve comme des rats dans les rigoles. Pas marrant. En plus, le Barça s'était déplacé gratos. Normalement c'est 2 millions de dollars pour les avoir en match amical. Mais, on l'a déjà dit, la maison mère est la même. Les Qataris offrent aux Français le droit de rêver de faire partie de l'élite. Mais du rêve à la réalité il y a une éducation qui ne s'achète pas. Ibrahimovic, son éducation c'était dans les rues de Malmö. Malmené, il l'a été mais il a bien tourné. Les vertus du sport : le foot permet de faire la guerre avec des règles mais il permet aussi à une génération de cicatriser ses blessures de la vraie guerre. Ibra en a fait voir mais il en fait voir aussi. Une vraie agence de voyage à lui tout seul. Les Suédois qui l'aiment, c'est pour son génie mais aussi pour son bon goût. A se demander si Zlatan choisit un club ou une ville. Amsterdam, Milan, Barcelone, Paris. Que des cités où il fait bon se perdre et aimer. C'est aussi pour cela que la moitié du berceau blond qui l'a accueilli l'aime. Ibra est un prétexte de rêve pour voyager. Pas que devant sa TV. Un pote qui fait voyager le monde dans le monde du foot me précise que lors du dernier derby milanais, ils étaient 8.000 Suédois dans les tribunes de San Siro. Une vraie multinationale. Parfois, on se demande quel est l'impact d'un joueur. En voici un. Et si c'était ça, son transfert au Barça. L'office du tourisme catalan qui dit aux dirigeants Blaugranas : " Y'a du potentiel en Suède. Faut les faire venir. Une campagne de pub coûte autant. Ibra un peu plus mais il y va de l'intérêt de la région. Samuel Eto'o c'est bien, mais les Camerounais voyagent moins ". La Ville Lumière n'en a pas trop besoin mais elle vire déjà tout doucement au blond. Pour ce fameux match amical contre le Barça, mon pote avait reçu 262 commandes. Déjà 600 pour PSG-Lille en championnat. Vive ce genre d'invasion. C'est blond, souriant, assoiffé, et de plus en plus féminin. Gloire à toi, Ibra. Le speaker parisien annonce Messi : des sifflets viennent des tribunes. Bande de minables !