Depuis le début de la saison, l'Inter engrange des résultats positifs tant en championnat qu'en Ligue des Champions. L'équipe a une âme, une force intérieure et un style de jeu sans éclat. Elle en a fait la démonstration à Rosenborg (premier match de Liguedes Champions), où elle a décroché un partage grâce à son jusqu'au-boutisme. Pour Cuper, l'excuse était toute prête: les Norvégiens sont nettement mieux aff...

Depuis le début de la saison, l'Inter engrange des résultats positifs tant en championnat qu'en Ligue des Champions. L'équipe a une âme, une force intérieure et un style de jeu sans éclat. Elle en a fait la démonstration à Rosenborg (premier match de Liguedes Champions), où elle a décroché un partage grâce à son jusqu'au-boutisme. Pour Cuper, l'excuse était toute prête: les Norvégiens sont nettement mieux affûtés physiquement car le Calcio reprend trop tard par rapport aux autres championnats. Depuis ce match en Norvège, on a pu se rendre compte que le retard sur le plan physique n'explique pas tout. Le plus grave ce sont les choix de marché qui ont été effectués en parfait contraste avec l'idéologie de Cuper Pour rester fidèle à son 4-4-2, l'entraîneur argentin aligne quatre joueurs à des postes qui ne sont pas les leurs. Cannavaro a été déplacé du centre de la défense sur le flanc droit, Javier Zanetti est passé d'arrière gauche à demi gauche, Morfeo de soutien d'attaque est devenu ailier gauche et Recoba, quand il joue, n'est plus second attaquant mais ailier gauche. Pour le moment Cannavaro se tait. Il est nouveau mais ses modestes prestations vont sans doute finir par le lasser. Zanetti est le capitaine et accepte. Morfeo a trouvé une grande équipe et il ne lui convient pas de rouspéter. Recoba semble être le plus proche de l'explosion. Pour le moment, il boude. Au-delà des positions sur le terrain, -de toute façon l'intérêt de l'équipe est supérieur à celui des individus-, pour sa défense à quatre, Cuper avait besoin d'un arrière latéral capable de pomper sur l'aile. Alors là, on peut se demander ce que vient faire Cannavaro, lui qui, dans toute sa carrière, a au maximum dépassé dix fois la ligne médiane. Il défend et bien. Ce n'est pas pour rien qu'il est capitaine de la Squadra. Et le pauvre Morfeo, il se sacrifie pour le bien de l'équipe mais il n'a pas de pointe de vitesse et il ne lui est possible de foncer vers la ligne de fond pour centrer en direction de Vieri ou Crespo. Pour Cuper, l'heure des choix est arrivée: contre les ténors, l'Inter ne pourra pas se contenter de son seul courage. (N. Ribaudo)