La concurrence a des airs féroces. Difficile de se tailler la part du lion dans un mois de décembre surpeuplé de prédateurs. Entre Lukas Nmecha, artisan majeur de la remontée de fin d'année d'Anderlecht, les buts précieux et spectaculaires d' Aboubakary Koita, la série folle face aux filets adverses de Thomas Henry et celle tout aussi étourdissante devant les siens de Simon Mignolet, les challengers présentent un CV majuscule. Insuffisant toutefois pour faire de l'ombre à Noa Lang, ailier aux airs impétueux, mais aux pieds ensorcelants, débarqué dans la Venise du Nord début d'automne, en provenance d'un A...

La concurrence a des airs féroces. Difficile de se tailler la part du lion dans un mois de décembre surpeuplé de prédateurs. Entre Lukas Nmecha, artisan majeur de la remontée de fin d'année d'Anderlecht, les buts précieux et spectaculaires d' Aboubakary Koita, la série folle face aux filets adverses de Thomas Henry et celle tout aussi étourdissante devant les siens de Simon Mignolet, les challengers présentent un CV majuscule. Insuffisant toutefois pour faire de l'ombre à Noa Lang, ailier aux airs impétueux, mais aux pieds ensorcelants, débarqué dans la Venise du Nord début d'automne, en provenance d'un Ajax où on le disait trop impatient. Positionné dans les parages d'un Charles De Ketelaere avec lequel il semble s'entendre à merveille sur la pelouse, le Néerlandais ajoute la statistique à l'élégance. Deux buts et trois passes décisives en décembre, et même un pion de plus dans chaque catégorie si on prend en compte les deux sorties en Ligue des Champions, avec son premier but sur la piste aux étoiles face au Zenit puis une passe décisive au Stadio Olimpico pour son compatriote Ruud Vormer. Lang est de ceux qui gagnent un match en une action. Un atout précieux pour le Club, parfois à la peine quand il s'agit de créer collectivement la formule gagnante vers le but adverse. En une passe délicieuse vers David Okereke contre Saint-Trond, ou en un centre téléguidé vers Krepin Diatta au Bosuil, son flair suffit à mettre Bruges aux avant-postes. Contre Eupen, surtout, pour la dernière sortie de l'année, il comprend qu'un dessert réussi est toujours la meilleure façon de laisser partir ses convives sur un bon sentiment. Après un double coup de poignard dans le dos de la défense des Pandas, il laisse au placard l'option du triplé pour offrir le dernier but de l'année brugeoise à Okereke, d'une talonnade exceptionnelle. Le nouvel homme fort du secteur offensif brugeois, c'est indéniablement lui. Le mois de décembre est décidément celui des Blauw en Zwart. Grâce, notamment, aux buts de Noa Lang, mais surtout à un douze sur quinze qui a permis à ses hommes de reprendre les rênes du championnat, alternativement contestées par Charleroi, le Beerschot et Genk depuis le début de saison, Philippe Clement s'est vu nommé coach du mois de décembre, devant un Vincent Kompany qui semble avoir trouvé la bonne formule pour faire carburer ses Mauves et un Nicky Hayen auteur d'un redressement spectaculaire à Waasland-Beveren, quelques semaines après avoir affronté de persistantes rumeurs de départ. Double champion de Belgique en titre, le coach du Club semble bien parti pour réussir la passe de trois, avec l'arrivée de Bas Dost, qui doit l'aider à résoudre ses petits problèmes de finition.