"Je n'ai jamais rêvé un seul instant de devenir l'entraîneur du Standard. D'abord parce que c'était inimaginable. Je n'avais d'ailleurs aucun plan de carrière. Cela m'est tombé dessus et si ça ne se refuse pas, ça fait quand même très peur... Je n'en ai d'ailleurs pas dormi la nuit qui a suivi mon engagement ! Etre l'adjoint était déjà pour moi une promotion inespérée. Un impossible rêve ! Un aboutissement en soi. Je m'en serais bien contenté et surtout c'était plus confortable ! "
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"Je n'ai jamais rêvé un seul instant de devenir l'entraîneur du Standard. D'abord parce que c'était inimaginable. Je n'avais d'ailleurs aucun plan de carrière. Cela m'est tombé dessus et si ça ne se refuse pas, ça fait quand même très peur... Je n'en ai d'ailleurs pas dormi la nuit qui a suivi mon engagement ! Etre l'adjoint était déjà pour moi une promotion inespérée. Un impossible rêve ! Un aboutissement en soi. Je m'en serais bien contenté et surtout c'était plus confortable ! " Dominique Donofrio vous affirme cela avec une telle conviction qu'on ne peut que le croire sur parole. Chaque mot est mesuré. L'intonation est chantante. La voix un peu voilée. Le sourire permanent. Volubile et extraverti. La synthèse vivante de l'esprit liégeois et du charme italien ou l'inverse... Le destin de Dominique prendra un virage à 180 degrés le jour où son frère Luciano décide de s'investir au Standard. Au diable la difficile cohabitation du foot amateur et du métier de carrossier. Il décide de franchir le pas du professionnalisme à plein temps. Au départ, il intègre le staff de l'équipe Première du Standard pour des missions de scouting et de revalidation des joueurs blessés. La place d'adjoint lui sera ensuite proposée. Greffer pareille opportunité sur son expérience antérieure d'éducateur-formateur à Liège et à Seraing sera déterminante pour celui qu'il est devenu aujourd'hui ! L'unanimité s'est faite sur son profil. Dans la majorité de ses entraînements, les intentions de post-formation apparaissent clairement. Tout le travail est orienté sur des situations de jeu. L'objectif est toujours présent et l'amélioration du collectif, prioritaire : " Apprendre à réfléchir et penser vite, tous ensemble, le plus simultanément possible, pour trouver la meilleure solution aux problèmes posés par l'adversaire ". Dominique sort de ses entraînements aussi crevé que ses joueurs. Il vit ce qu'il fait à fond les manettes. Il faut l'avoir vu pour mesurer l'intensité de son effort. Il a l'enthousiasme du type qui se rend compte qu'il a une chance extraordinaire d'être là où il est... et il en jouit jusqu'à l'épuisement ! Il est encore émerveillé par ce qu'il fait. Et cet enthousiasme, il le partage avec son staff. Pour Christian Piot, José Riga et Guy Namurois, la notion de travail en équipe est une réalité quotidienne et pas une simple formule de façade : " Avec Dominique, on existe réellement, on est reconnu. L'apport de chacun d'entre nous est apprécié et valorisé. On ne ressent jamais la moindre frustration dans le travail. Et quel bosseur ! " Né sous le signe du bélier, il en a les attitudes : tête un peu inclinée vers l'avant, en position d'attaque frontale, il fonce de groupe en groupe, il encourage, il harcèle, il gesticule, il anime. Il s'emporte aussi parfois. Ses coups de gueule sont à la mesure de son impulsivité latine, parfois excessifs et tonitruants mais toujours constructifs et aussitôt tempérés par une cordialité omniprésente. Les mauvaises langues sous-entendront inévitablement qu'il est le frère de l'autre et que c'est à ce titre qu'il est là ! Faux ! Luciano, en conseil d'administration, a été le seul à voter contre la candidature de son frangin. Qu'on ne me dise pas que Luciano n'avait pas assez d'influence dans le club pour refuser la candidature de son frère s'il l'avait jugée farfelue et ridicule. Non, son vote négatif signifie, pour moi, d'une part une volonté de réserve bien compréhensible et d'autre part qu'il trouvait dangereux d'exposer son frère à une tâche aussi scabreuse. Luciano lui-même a toujours préféré l'ombre à la lumière. Mais si, vraiment, Dominique prenait sur lui d'accepter l'offre du club, il ne s'y opposerait pas en dépit de son vote négatif.... convaincu qu'il était du talent de son aîné. Et il a bien fait !parAndré RemyTout le travail est orienté sur des situations de jeu