Dans le numéro 35 de S/F Mag, je faisais mention du positionnement beaucoup trop bas de la défense de Zulte Waregem sur les coups francs latéraux contre le Standard. Cette fois, les trois buts encaissés par les Mauves sur deux corners et un coup franc latéral en 11 minutes à Genk méritent aussi qu'on s'y attarde.
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Dans le numéro 35 de S/F Mag, je faisais mention du positionnement beaucoup trop bas de la défense de Zulte Waregem sur les coups francs latéraux contre le Standard. Cette fois, les trois buts encaissés par les Mauves sur deux corners et un coup franc latéral en 11 minutes à Genk méritent aussi qu'on s'y attarde. Loin de moi l'idée de critiquer Frankie Vercauteren (homme et entraîneur que j'apprécie) mais chaque coach fait des choix et personnellement, je ne préconise pas les mêmes que ceux de l'Anderlechtois. Bien sûr, le football n'étant pas une science exacte, on ne peut pas affirmer qui a tort et qui a raison. Mais voici mon avis sur les premier et troisième but encaissés par les Bruxellois. Sur le goal qui fait revenir Genk de 0-2 à 1-2, Frankie décide de faire monter MarkDe Man en remplacement de Pär Zetterberg (suite à l'exclusion d' Anthony Vanden Borre), mais personnellement je ne fais jamais de changement sur phase arrêtée défensive (sauf en cas de blessure ou si l'arbitre m'oblige à l'effectuer car demandé par moi-même lors du prochain arrêt). Dans ce cas, comme souvent, l'arbitre ne laisse pas le temps au joueur rentrant de prendre sa position. Le placement de la défense mauve est, à mon avis, trop bas : un alignement aux 16 mètres n'aurait pas permis à Gonzague Vandooren de reprendre le ballon dans le petit rectangle. Il est clair que Silvio Proto n'est pas tout blanc sur cette action aussi bien dans son intervention sur la tête de l'ancien Standardman que dans sa passivité sur ce long ballon qui arrive dans ses 6 mètres. Mais il n'est pas le seul responsable et le manque de marquage sur Gonzague est également flagrant. Le but qui fait revenir Genk de 1-2 à 2-2 résulte d'un corner où Bob Peeters remet de la tête aux 25 mètres pour Hans Cornelis qui frappe de loin. Le troisième but de Tomislav Mikulic (pas marqué !) qui fait revenir Genk de 2-3 à 3-3 découle également d'un coup de coin et ici, on peut relancer l'éternel débat sur le nombre de joueurs à mettre aux poteaux. Quand je vois le nombre de buts encaissés sur corner et qui auraient pu être évités si on avait placé un joueur à chaque montant, je suis personnellement pour cette option. Encore une fois, c'est un choix et si les Mauves avaient placé un joueur au deuxième poteau, ils seraient revenus du Limbourg avec les trois points. Rappel : en 2002, le Brésil fut sacré champion du monde sans jamais mettre le moindre joueur aux montants. Par contre, en 1998, il n'avait aucune organisation précise et il a perdu la finale sur deux coups de tête de Zinédine Zidane, chaque fois sur corner (une fois personne au montant et sur l'autre Roberto Carlos qui sort au moment du botté) : s'il y avait eu un homme au poteau gardant sa position, aucun des deux buts n'aurait été inscrit. Il n'est quand même pas trop admissible qu'une équipe comme Anderlecht encaisse trois goals en 11 minutes sur phases arrêtées. par Etienne Delangre