J ean-Marie Philips, Président-Directeur de la Ligue Pro, vient donc de rejoindre le saint des saints, à savoir le comité exécutif de la fédération. La Ligue avait droit à deux nouveaux mandats et Philips a finement joué le coup ! Il s'est désaffilié du Sporting d'Anderlecht pour s'affilier tout simplement à la fédération.
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J ean-Marie Philips, Président-Directeur de la Ligue Pro, vient donc de rejoindre le saint des saints, à savoir le comité exécutif de la fédération. La Ligue avait droit à deux nouveaux mandats et Philips a finement joué le coup ! Il s'est désaffilié du Sporting d'Anderlecht pour s'affilier tout simplement à la fédération. Du coup, il ne " doublonnait " plus avec le mandat de Roger Vanden Stock et, grâce à cette astuce, il devenait une sorte d'asexué footballistique avec le principe de neutralité qui en découle et qui convient mieux à sa fonction de Président de la LiguePro : l'homme de personne, au-dessus de la mêlée, rassembleur et unificateur. Il serait peut-être opportun de définitivement faire un sort à ce bobard selon lequel Philips serait l'homme lige du Sporting d'Anderlecht. Molenbeekois de souche, il vit le jour à 200 mètres du stade du Daring dont il fut un inconditionnel. Il reporta ensuite sa passion sur le RWDM dont il fut le secrétaire général. Et un Molenbeekois ne verra jamais la vie en mauve. Même s'il lui est difficile sinon impossible de freiner constamment l'appétit des " grands ", ce n'est pas pour autant qu'il faille délibérément le taxer de pro-Anderlechtois. Habile man£uvrier, sa connaissance des dossiers lui permet de rallier pas mal de gens à sa cause et à ses idées et cela davantage par son pouvoir de convaincre que par la ruse ou la séduction verbale. Qu'il en joue parfois, c'est certain ! Cela fait partie de la panoplie du parfait plaideur surdoué qu'il fut jadis. L'humour à froid, il vous le sert à chaud ! Authentique jongleur de mots, il est un inconditionnel amoureux de la langue française - bilingue de surcroît - et il sait y mettre la forme. Son ironie est légendaire, redoutable et redoutée. Pour mettre les rieurs de son côté, il peut être d'une férocité blessante Et les flèches qu'il décoche sont trempées dans le vitriol. S'il lui arrive d'user de la mauvaise foi c'est par tactique plus que par conviction. Car il reste un homme fondamentalement loyal. Ne comptez pas sur lui pour tourner longtemps autour du pot ou ne pas aborder les problèmes en face. Il ne joue pas à se mettre la tête dans le sable ni à occulter la vérité. Même pas la sienne, si pénible fût-elle, quand il s'est agi d'éclaircir avec beaucoup de modestie et de sincérité, dans notre magazine d'ailleurs, les moments difficiles de sa fin de carrière d'avocat. Avec lui, les passes de temporisation sont réduites à leur plus simple expression. On finit toujours par aller droit au but. La maison de verre résonne encore de ses démêlés houleux mais courtois avec l'ex-président Michel D'Hooghe. Un ancien élève des Pères Salésiens de Molenbeek face à un disciple des Jésuites ! Un véritable morceau d'anthologie oratoire dont on aurait aimé qu'il subsistât quelques extraits sonores. Les joutes verbales entre ces deux seigneurs aux allures de cardinaux nous auraient bien fait rire ! Très apprécié à l'UEFA, Jean-Marie Philips y est devenu vice-président de la commission du football professionnel. Là aussi sa forte personnalité fait l'unanimité. Son ego est boulimique diront certains. Je trouverais plus judicieux et plus objectif de dire que Jean-Marie Philips connaît sa valeur et qu'il veut être reconnu pour ce qu'il est et ce qu'il vaut. Et il vaut cher car il a énormément de mérite à poursuivre cette tâche de médiateur entre des gens dont les intérêts sportifs et financiers sont si souvent divergents. L'humour reste souvent son arme ultime quand il ne sait plus quel argument développer pour convaincre certains de ses membres à plus de patience, de sagesse et surtout de solidarité. Il les convie alors à se rallier à lui : - A mon avis toujours éclairé puisque je m'appelle Philips !A ceux qui ont subi ses sarcasmes, son ton cassant voire son attitude hautaine et méprisante, je leur aurais volontiers conseillé de ne pas le prendre de trop haut d'entrée. Ils auraient trouvé devant eux l'homme affable et convivial que je connais. Tiens, la prochaine fois... parlez lui de Cotignac, en Provence, de ses enfants, de l'art d'être grand-père.... Vous n'aurez plus le moindre doute sur la grande sensibilité qui l'anime. Quel mérite à poursuivre cette tâche de médiateur entre des intérêts sportifs et financiers si divergents !