Jacques Lichtenstein est depuis longtemps l'un des agents les plus influents du foot belge mais on ne le voit et on ne l'entend pratiquement jamais. Pourquoi ? " Les médias, très peu pour moi. La discrétion a toujours été une de mes marques de fabrique. Il y a des agents qui ont 30 fois moins de clients que ma société mais cherchent à être médiatisés et le sont. Moi, j'estime que je n'ai pas de comptes à rendre au public. " Lichtenstein a ouvert son bureau bruxellois il y a 16 ans en gérant notamment les carrières de Glen...

Jacques Lichtenstein est depuis longtemps l'un des agents les plus influents du foot belge mais on ne le voit et on ne l'entend pratiquement jamais. Pourquoi ? " Les médias, très peu pour moi. La discrétion a toujours été une de mes marques de fabrique. Il y a des agents qui ont 30 fois moins de clients que ma société mais cherchent à être médiatisés et le sont. Moi, j'estime que je n'ai pas de comptes à rendre au public. " Lichtenstein a ouvert son bureau bruxellois il y a 16 ans en gérant notamment les carrières de Glen De Boeck et Geert De Vlieger. Jacques Lichtenstein : Huit personnes travaillent avec moi. Certaines ne sont pas connues du monde du football mais ce n'est pas nécessaire d'avoir fait une carrière de joueur pour s'occuper de la fiscalité, par exemple. Comme anciens footballeurs, il y a Daniel De Temmerman, qui a aussi été T2 à Anderlecht pendant une dizaine d'années. Et Ronny Rosenthal, mon meilleur ami depuis 25 ans : il s'occupe du marché anglais. Nous avons également une agence à Tel-Aviv car nous sommes très actifs sur le marché israélien. Et nous avons des partenaires dans d'autres pays comme l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne. Tout ce qui brille en Israël n'est pas or ailleurs mais il y a de la qualité là-bas, c'est un marché qui n'a rien à envier à la Belgique. L'équipe israélienne se bat régulièrement jusque dans ses derniers matches pour une qualification alors que les Diables sont souvent éliminés après deux ou trois rencontres. Haïfa et Tel-Aviv sont capables d'aller plus loin que Bruges, Anderlecht ou le Standard dans les coupes d'Europe. Nous sommes par exemple allés chercher Elyaniv Barda pour le mettre à Genk : ça en valait la peine, non ? A partir du moment où je suis le beau-fils du numéro 2 du club, il est inévitable que j'aie une relation forte avec le Sporting. Mais certaines personnes se contentent de ça pour lancer toutes sortes de rumeurs. J'avais cinq ou six joueurs dans l'équipe de La Louvière qui a gagné la Coupe mais ça n'intéressait personne parce que ce n'était pas spectaculaire. On ne se préoccupe pas non plus du fait qu'autant de titulaires du Malines actuel soient chez nous. Par contre, on balance dès que j'ai l'un ou l'autre joueur à Anderlecht. Dans ce milieu, si on peut nuire à un concurrent, on ne s'en prive pas. Mais bon, il n'y a pas beaucoup de bureaux qui ont plus de 50 footballeurs et ça ne fait pas plaisir à tout le monde. Alors, on lance des bruits et on colle des étiquettes. PAR PIERRE DANVOYE - PHOTO: IMAGEGLOBE" Il est inévitable que j'aie une relation forte avec Anderlecht. Mais on se contente d'un lien familial pour lancer plein de rumeurs... "