Une anecdote illustre à merveille son tempérament. L'histoire se passe durant l'été 1999. FernandoHierro, le capitaine du Real Madrid, inscrit un but dans un petit match d'avant-saison, annulé pour hors-jeu. L'arbitre n'était autre que JohnToshack, l'entraîneur du Real à l'époque, et le match en question était un 7 contre 7 disputé dans une petite ville suisse où les Madrilènes étaient en stage. Mais F...

Une anecdote illustre à merveille son tempérament. L'histoire se passe durant l'été 1999. FernandoHierro, le capitaine du Real Madrid, inscrit un but dans un petit match d'avant-saison, annulé pour hors-jeu. L'arbitre n'était autre que JohnToshack, l'entraîneur du Real à l'époque, et le match en question était un 7 contre 7 disputé dans une petite ville suisse où les Madrilènes étaient en stage. Mais Fernando Hierro était furieux, et rien ni personne ne pouvait le calmer. Blessé lors du match à Genk, en décembre, il fut sur la touche pendant deux mois mais était de retour pour le double affrontement face à Manchester United. Souvent critiqué, notamment pour sa lenteur, il n'en constitue pas moins un roc au sein de la défense espagnole. Bien positionné, auteur de tacles tranchants comme des lames de rasoir et rarement pris au dépourvu dans les duels aériens, il peut se targuer d'une expérience hors du commun: trois Ligues des Champions et cinq titres nationaux figurent déjà à son palmarès.En octobre de l'an passé, il manifesta outrageusement sa colère envers un arbitre lors d'un match à domicile. La presse le lui reprocha, mais il n'émit aucun regret: "Mon équipe doit gagner et j'utiliserai tous les moyens pour arriver à mes fins", déclara-t-il. "Je suis comme je suis, pour le meilleur et pour le pire. C'est probablement grâce à ce tempérament que je suis arrivé aussi loin".Au sujet de la constellation de stars de l'équipe actuelle, il affirme: "Le Real possède cinq ou six des dix meilleurs joueurs du monde. Sur papier, c'est impressionnant. Sur le terrain, parfois aussi. Mais nous sommes toujours dans un processus d'adaptation. Les cinq grands, ce sont RobertoCarlos, ZinedineZidane, LuisFigo, Ronaldo et Raul. Le sixième pourrait être Fernando Hierro. Hors d'Espagne, il n'a jamais eu la reconnaissance qu'il aurait méritée, mais une analyse en profondeur révèle en lui un défenseur de grande classe. Une pièce-maîtresse, malgré tout ce que l'on dit de ce Real Madrid qui, après six victoires d'affilée en championnat, vient d'être battu 4-2 à la Real Sociedad et a partagé 1-1 contre le FC Barcelone. A 35 ans, Fernando Hierro vient de resigner pour deux saisons. (D.Devos)