Avec seulement 105 mètres de dénivelé par tour, le circuit de Copenhague est le plus plat depuis celui de Zolder en 2002. L'automne dernier, après une première reconnaissance de parcours, Mark Cavendish s'est donc empressé de cercler de rouge la date du 25 septembre 2011. Depuis lors, le statut de favori du cycliste le plus rapide est assorti d'un point d'interrogation. Cavendish a rapidement abandonné à la Vuelta. Or, la tradition veut qu'on ait tout le Tour d'Espagne ou presque dans les jambes pour aspirer au sacre mondial.
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Avec seulement 105 mètres de dénivelé par tour, le circuit de Copenhague est le plus plat depuis celui de Zolder en 2002. L'automne dernier, après une première reconnaissance de parcours, Mark Cavendish s'est donc empressé de cercler de rouge la date du 25 septembre 2011. Depuis lors, le statut de favori du cycliste le plus rapide est assorti d'un point d'interrogation. Cavendish a rapidement abandonné à la Vuelta. Or, la tradition veut qu'on ait tout le Tour d'Espagne ou presque dans les jambes pour aspirer au sacre mondial. Allan Peiper, le directeur d'équipe de HTC-Highroad, pense toutefois que cet usage pourrait n'être pas respecté cette année. " Il me semble même très peu probable que le champion du monde ait roulé la Vuelta ", commente l'Australien. " Ceux qui ont participé au Tour d'Espagne sont sur les rotules. La course a été extrêmement dure et elle a été avancée d'une semaine par rapport aux éditions précédentes. Les coureurs ont eu une semaine de repos en moins après le Tour et ont dû conserver leur condition une semaine de plus. C'est un problème. Peut-être Peter Sagan va-t-il démontrer le contraire mais d'après moi, cette fois, la meilleure formule consistait à courir l'Eneco Tour, Hambourg, Plouay et le Tour de Grande-Bretagne. " Cavendish avait initialement inscrit cette dernière épreuve à son calendrier, révèle Peiper. " Mais au Tour, Cav a brusquement changé d'idée : il voulait absolument participer à la Vuelta. Hélas, il s'est présenté à Benidorm avec quelques kilos superflus. " Epuisé, Cavendish a donc jeté l'éponge après quatre étapes et a finalement pris le départ du Tour de Grande-Bretagne la semaine dernière. Malgré ce plan de dépannage, Peiper y a découvert un autre Cavendish qu'il y a trois semaines. " Cela m'a sauté aux yeux : Mark était vraiment affûté. Finalement, son abandon à la Vuelta a été une bonne chose. Il dispose ainsi de plus de réserves. " Cavendish a beaucoup travaillé ces dernières semaines. " Après la Vuelta, il a immédiatement tourné la page. Il est parti à Giron, près de Barcelone, pour s'entraîner avec David Millar et son coach personnel. Ensuite, il a roulé au nord de Londres, près de chez lui. Il a effectué des sorties de 250 kilomètres, souvent derrière l'auto de son entraîneur. Au Tour de Grande-Bretagne, après une des plus longues étapes, il a encore parcouru 70 kilomètres. Il a la distance du Mondial dans les jambes. " Au Tour de son pays, Cavendish a remporté deux étapes et en a offert une autre à son coéquipier Renshaw. " Il a été très bon en montée aussi ", remarque Peiper. " Je n'en doute pas : il sera super au Mondial, comme toute l'équipe britannique, qui aligne des coureurs tels que Wiggins, Millar et Thomas. Par contre, Sagan, qui est slovaque, n'aura pas d'équipe. L'arrivée en légère pente est pénible mais Cav a démontré au dernier Tour que ce n'était plus un problème. Il a battu Gilbert dans l'étape du Cap Fréhel, dans une arrivée similaire, alors que Hushovd n'était que dixième. Le Norvégien sera sur le podium mais Cavendish sera sur la plus haute marche. BENEDICT VANCLOOSTER